Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi. Milan Kundera

Des mots simples...Et pourtant...


"Les enfants sont comme les marins: où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense"

Christian Bobin Extrait de La part manquante

4 commentaires:

Lyse a dit…

J'aime beaucoup cet auteur.
J'ai un autre blog la petite parenthèse
Si tu veux bien j'aimerais emprunter cette citation pour la mettre là-bas. Cela ne te dérange pas ?
Très belle photo également
C'est vrai que les enfants ont la capacité de voir l'immense et ce qui est invisible aux yeux des adultes, sauf pour ceux qui peignent le monde avec ce talent visionnaire qui les caractérise

Bisous

Michelle - Artiste Peintre a dit…

Tu peux Lyse.
Cette citation est trop belle, c'est un partage pour tous...
Bisous

Nicolas a dit…

Monsieur

la publication d'une de mes photos est soumise au respect du copyright.
Photos de pêcheurs à Adjim sur l'île de Djerba tirée du site www.imagesdetunisie.com et réalisée par Nicolas Fauqué.

merci de votre compréhension

Anonyme a dit…

bonjour Michèle:
je ne sais si tu vas me lire mais je viens de trouver par hasard ton blog en surfant sur le net en faisant une recherche sur la ghriba
alors j'ai lu puis j'ai dégusté ...
un goût de miel et de girofle
une touche de bleu
sur un son de blues
beaucoup de blues
mais heureusement beaucoup de lumière aussi
lumière plein face plein les yeux
et pour cela, encore merci
pour cela ,je te dédie la lecture de ce poème si on peut dire en mèmoire d'un inoubliable septembre 2007 à Paris
je ne sais si tu aimeras....

soumise à une guerre..

Moi, ma guerre n’a pas de fin
Je suis constamment soumise à une guerre
Je suis constamment appelée à être double :
Moi et pas moi ...
Dans un clan, je suis les autres.
Dans l’autre, je suis aussi les autres …
Je me vois aux infos vaillante ou hypocrite
El Jazira me rend un portrait hirsute :
Une abominable tuerie, des femmes violées et un massacre d’enfants…
Antenne deux me renvoie à un attentat suicide dans un café, un bus sauté et une poignée de corps explosés…
Des corps sans tête et des têtes sans corps.
UN détritus de part et d’autre, une déchéance à l’infini sur de terribles douleurs et de grands malheurs...
Je mue de personne en personne. Je me transporte de clan en clan.
Mes yeux sont hagards. Mes peaux sont labiles.
Deux haines d’instinct allumées. Larmes de crocodiles ou corps de serpent, je ne sais plus.
Je transgresse les interdits. Je joue de l’inceste.
Je fornique avec le diable.
Je suis diabolique car comment puis-je à la fois
Haïr et aimer ?
Bannir et tolérer ?
Truander et donner ?
Assassiner et enfanter ?
La folie me guette, le meurtre aussi.
Mes peaux me font mal, mon âme aussi.

Je me hais d’être celle qui s’assoie à cette table, le soir du Vendredi saint
Air de fête et bougies allumées
Kidouch et bénédictions du Shabbat,
Prière du Seigneur et somptueux repas...

Ce même soir, j’ai jonglé avec le temps et les paradoxes

Quelques minutes plus tôt, j’ai levé le jeûne du mois saint
Dattes et lait en premier
Air de fête et Ramadan
Prières du Seigneur et somptueux repas .

Je ridiculise l’impossible
Je bafoue les traditions
Je heurte les moeurs
Je dresse un pont
Je suis le pont
Dans l’ illimite du possible,
Dans l’infini de l’admissible.
Je suis la fille de Moïse ou Moshé
Je suis la fille de Mohamed ou Mahomet
Je suis les deux à la fois …
Alors ma guerre aura-t-elle un jour une fin ?
Je reste sur ma faim…


Voilà je t'ai tout dit
Lilia