Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi. Milan Kundera

Tunis, le Cafe de Paris

Tunis, la gaieté de ses belles avenues, les marchands de jasmin, de glibettes...Les belles filles qui passent... Nous sommes en 1953, cette terrasse du café de Paris c'est leur quotidien, ils sont amis, ils sont peintres et leurs noms mythiques évoquent l'âge d'or de la peinture tunisienne, l'Ecole de Tunis.
Je regarde cette photo et je me dis comme ils semblent heureux ceux-là...Et je crois bien qu'ils l'étaient.
Comment ne pas l'être dans cette Tunisie qui avait tous ses enfants réunis...

8 commentaires:

misscook a dit…

Quelle belle brochette que tu nous offre Michelle! la photo dégage une joie de vivre et un bienêtre !eh! ya hasra!

zahraten a dit…

Des peintres illustres ! GORGI était un ami..FARHAT ,attablé au fond, avait commencé à dessiner sur les murs de son quartier..il utilisait le charbon !!
Voici un texte à lire comme un tableau comme le demande son auteur:http://www.tunisia-today.com/archives/28783

Anonyme a dit…

bonjour Michèle
j'espère que je t'ai manqué
j'ai été très prise par le boulot à BIzerte toute la semaine
pour me racheter, je commenterai ta photo par ce poème, un addictif à ta passion de ton pays
j'espère que tu aimeras


Ma grande bleue

Venez mes amis,
Je vais vous enivrer
Du remous de ma belle qui s'étire avec langueur
Dans une robe osée
tantôt émeraude
tantôt arc en ciel
Elle voltige tour à tour
me prend dans ses bras
Tantôt grondante
Tantôt conciliante
Des fois, elle glisse sur moi
Comme un souffle doux
comme un frémissement
Chien docile en mal de caresses
Douleur fossile et mal être
Balbutiement
Reconnaissance
Déperdition
Et renaissance

Elle avance sur moi
chaque fois un peu plus
Toujours plus loin
Elle m'emporte
Effusions et sensations fortes
Baisers salés, rêves brisés
Bras de fer, corps à corps
Elle me tient
Me relâche
Me reprend de plus belle
Haletante et rusée
Immodérée ou pondérée
Je lui livre mes tourments
Elle m'offre ses secrets
L'éternité s'écoule
Je fonds en elle
Elle fond en moi
hors temps hors saison
Aurores et couchants...

je te fais de grosses bises

Lilia

Michelle - Artiste Peintre a dit…

Misscook, oui une belle brochette aussi savoureuse que les mets que tu confectionnes si bien.

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Zahraten, très beau texte en effet. Merci

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Lilia, Quelle fougue...! La grande bleue sensuelle et caressante, j'adore.
Bien sur que tu nous manques. Un jour sans Lilia et tout est dépeuplé...

Breitou a dit…

Quand l’art s’invite autour de la table,
Le tableau nous renvoi à cette ambiance joviale
Chaleureuse qui y régnait autrefois entre gens du pinceau,
Dans ce Tunis ouvert à toutes les influences.

Entre ces artistes de renom qui parlaient le même langage,
Tout en couleur de notre belle Tunisie qui vit en nous.
Et qui l’on figé jusqu’ à nous.

En effet Michèle rien qu’à voir ces sourires détendus, de kif
On devine aisément que le souci n’était pas leur tasse de thé.
Une belle réunion, une belle amitié entre poètes du chevalet
En vérité.

Continuez à écrire cela fera plaisir à la maitresse de maison.

Bien à vous tous.

Lilia TA GRANDE BLEUE m'a immergée.

Breitou a dit…

L’enfant de la grande mer bleue.

J’ai reconnu sa voix,
Dés que je me suis libéré de mes eaux.

Douce, rageuse
Mais jamais en colère.
Pour longtemps.

Personne n’a pu l’apprivoiser
Car elle est nature, elle est comme nous.
Capricieuse certes par moments
Hautaine par instant, fière la reine
Roulait ses vagues celle qui prenait sa source
Là bas dans ce lointain, sur ce plat horizon,
Là où mon regard de pubère fixait le Bou-Kornine
La grande montagne au sommet majestueux,
A l’extrémité en forme de M. comme je t’aime.

Cette ligne me paraissait infinie et pourtant
Que de fois, l’ais –je embrassé par mes yeux
D’enfant vierge. Sans jamais me lasser, bon D ieu.

Dans mon berceau, elle titillait mes narines
Par son odeur salée qui venait me rappeler
Combien ce vieil adulte que je suis reste attaché
A ses flux et reflux toujours recommencés.
Bien que ma présence soit si absente aujourd’hui.

Je semblais l’écouter, comme l’enfant écoute sa mère.
Infatigable, elle semblait ne jamais mourir
Mais toujours renaitre à mes pieds de puceau.

Elle n’était pas mienne seulement
Car elle appartenait aussi à tous,
Autochtones, estivants, étrangers
De passage, tous l’ont aimée.

Tous jouissaient de ces frasques,
Et tous s’abandonnaient d’entre ses bras.
Et le locataire que je fus, la payait
En me laissant emporter par ses flots
Lorsque la saison s’y prêtait, en un mot.

Plus tard, elle fut le témoin privilégié
De mes amours cachés sous des barques
Renversées sur ses rives sablonneuses.
Bien jalouse, elle envoyait ses cavalières
Pour me rappeler que l’infidélité était
Punie par une belle ondée bien méritée.

La mer sans arrêt roulait ses galets...§§§§§§§...Sans arrêts
Mais avec beaucoup de regrets...§§§

Anonyme a dit…

merci Breitou, je suis contente que tu aies enfin répondu à l'appel de notre grande bleue.
Je sais que quand elle nous tient , elle ne nous lâche plus.
Appel plus que charnel et moi qui ne sais pas nager, je me laisse des fois bercer dans ses mouvances sans appel ni regret ...
Lilia

Breitou a dit…

Ah si je t'avais connu avant, je t'aurai servi de bouée ma chére Lilia mais avec le temps la bouée que je suis est devenu percée. :) :) :)

Personne ne peut rester insensible à l'appel des sirénes de la grande bleue.

Continue Lilia donne nous matiére à composer.

Merci.

Michélle va bien, son ordinateur ne l'est par contre.

Bisous.