Il y a tout dans la vidéo de mon ami Aldo, son texte lu d'une voix chaude et voluptueuse...La lumière d'or du soleil, son ardeur sensuelle jouant sur la blancheur éclatante des terrasses...Et la Mamma...si présente, réconfortante et enveloppante...
Préparez quelques mouchoirs...
Voici son blog : http://adrianoaldo.over-blog.fr/
Tunisie (photos et reportages)
J'avais presque 10 ans et je vivais à Tunis...
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Michelle - Artiste Peintre
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23.12.11
Libellés : communauté italienne de Tunisie, La Mamma italienne, Tunis, Tunisie, Vidéo youtube
Bons baisers...de la Goulette

On les appelle les « Juifs tunes » à Paris, ils ont investi les quartiers de Belleville, du Sentier et du Faubourg-Montmartre. Pourtant, leur vie n'a pas commencé ici ; elle a pris racine de l'autre côté de la Méditerranée, en Tunisie. Ceux que la réalisatrice a rencontrés à Paris racontent la nostalgie d'un paradis perdu. Ils se souviennent, idéalisent parfois leurs 20 ans passés au bord de la mer dans le quartier de la Goulette, à Tunis, la douceur de vivre bercée par l'odeur du jasmin. Des souvenirs qui constituent un véritable ciment entre ces exilés depuis toujours attachés à la France.
De la Tunisie vers la France
La présence des Juifs en Tunisie remonte à plus de 2 000 ans.
Ils vivaient au côté des musulmans, s'habillaient comme des Orientaux, parlaient judéo-arabe. Longtemps, ils constituent une communauté pauvre, un peu à part. Au XIXe siècle, ils évoluent dans leur quartier, séparés mais aussi protégés. Pourtant, en Tunisie, les différentes communautés — musulmane, italienne, juive et française — ont vécu en bonne intelligence. L'arrivée des Français transforme l'économie du pays et fait marcher l'ascenseur social. Une élite juive s'installe alors peu à peu.
D'un autre côté, l'appauvrissement de nombreux Tunisiens fait naître un sentiment nationaliste. Puis arrivent les heures sombres de la guerre, 3 000 Juifs tunisiens sont déportés, leurs biens confisqués. Mais, après la Libération, ils décident de tirer un trait sur Vichy et demeurent attachés aux valeurs de la France, qui leur a déjà tant donné. La première rupture arrive en 1956 au moment de l'indépendance : la Tunisie devient officiellement un Etat arabe islamique, les Juifs perdent leurs repères, ne maîtrisent pas assez l'arabe. C'est alors qu'ils se tournent vers la France et partent avec les colons.
Au total, ils sont 55 000 à s'installer dans l'Hexagone, où la communauté se reconstitue. Entre-temps, leur regard s'est aussi porté vers le nouvel Etat d'Israël, 5 000 s'y installent. Ils vont vivre avec lui les soubresauts de l'histoire du Moyen-Orient, assister à la radicalisation de certains musulmans et à la montée de l'antisionisme du monde arabe, notamment à partir de la guerre des Six-Jours, en 1967. Autrefois 100 000, il ne reste aujourd'hui que 1 200 Juifs en Tunisie, beaucoup reviennent chaque année dans ce pays qu'ils n'ont jamais vraiment quitté.
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Michelle - Artiste Peintre
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3.5.09
Libellés : La Goulette, Les juifs de Tunisie, Tunis, Tunisie
Alain Suied... poète de la déchirure...poète disparu
Alain Suied est né le 17 juillet 1951 à Tunis. Ses parents appartiennent à l’ancienne communauté juive de cette ville. Il n’a que huit ans lorsque sa famille part s’installer à Paris. Alain Suied est mort le 24 juillet 2008.
Je l'ai découvert en écoutant une conférence dans laquelle Claude Sitbon (sociologue historien) développait le sujet de la nouvelle littérature judéo-tunisienne qui a connu un essor vers les années 1976. Plus de 121 ouvrages. Il explique, et je cite, que "pendant toutes les années où les juifs tunisiens ont commencé à quitter le pays, ils n'avaient pas eu le temps d'écrire parce qu'ils étaient confronté à ce phénomène existentiel qui était la vie. Il fallait d'abord vivre..."
Ecrire pour ne pas oublier...Le pays perdu...
Voici 2 poèmes extraits du livre
"Au coeur du cri, un silence.
Au centre de la ville, un désert.
Au fond du sommeil, un éveil.
Tourne la clef :
le monde s’ouvre.
Transparent et premier
lointain et proche
mortel et nouveau.
Tourne la clef :
dans ta main, elle brûle
- l’étoile de la vérité.
Le chemin ne sépare pas :
il rapproche.
La porte ne dissimule pas
le secret : elle le donne."
"Est-ce que nous vivons dans le monde
ou dans son absence ? dans le passé
ou dans son refus ? Dans la peine
ou dans son dépassement ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis le regard sans distances
qui te conduira au coeur des choses
choisis l’enfance trop lucide
jamais le Savoir complice.
Est-ce que nous vivons dans le songe
ou dans sa déchirure ?
Dans l’asservissement ou dans son
rejet ? Dans la vérité ou dans l’oubli ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis. Aime la vérité intérieure
des êtres, jamais leur Désir factice."
ALAIN SUIED
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Michelle - Artiste Peintre
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24.3.09
Libellés : Alain Suied, Claude Sitbon, Le pays perdu, poème, poètes, Tunis, Tunisie
Tunis, le Cafe de Paris
Tunis, la gaieté de ses belles avenues, les marchands de jasmin, de glibettes...Les belles filles qui passent... Nous sommes en 1953, cette terrasse du café de Paris c'est leur quotidien, ils sont amis, ils sont peintres et leurs noms mythiques évoquent l'âge d'or de la peinture tunisienne, l'Ecole de Tunis.
Je regarde cette photo et je me dis comme ils semblent heureux ceux-là...Et je crois bien qu'ils l'étaient.
Comment ne pas l'être dans cette Tunisie qui avait tous ses enfants réunis...
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Michelle - Artiste Peintre
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21.10.08
Libellés : Artistes peintres, Ecole de Tunis, le cafe de paris, Tunis, Tunisie
Si vous passez par la....

Quand on a la chance d'être en Tunisie en ce moment, on ne doit pas manquer cette exposition sur les Peintres italiens de Tunisie, témoins de notre histoire, du 18 septembre au 15 octobre 2008. Alors allez-y ! Si quelqu'un parmi vous pouvait faire un reportage photos plus texte, je me ferai un plaisir de lui offrir cet espace.
Maurizio Valenzi, Antonio Corpora, Moses Levy ...Ces artistes italiens bien de chez nous...
A l’«Ecole italienne de Tunis»...Voir l'excellent article sur La presse.tn Exposition organisée par l’Institut italien de la culture à Tunis, sous le patronage du ministère de la Culture et de la Mairie de Tunis. Deux lieux : Palais Kheireddine (musée de la Ville de Tunis), Dar Bach Hamba (9, rue Bach-Hamba). Du 18 sept. au 15 oct.
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Michelle - Artiste Peintre
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20.9.08
Libellés : exposition peintres, Musée de la ville de Tunis, Peinture Tunisie, Tunis, Tunisie
Memoire d'un Goulettois...Les Balancelles...
Voici un magnifique récit de mon ami Albert ce merveilleux conteur à l'imagination débordante... Son talent ne se résume pas à cela, il a un humour fou et quelques minutes en sa présence vous font oublier les petits tracas de la vie. Il possède une acuité si particulière et peut restituer dans des sketchs, à mourir de rire, ce qu'il observe autour de lui.
Mais il peut aussi vous amener les larmes tant son âme est sensible.
C'est un vrai artiste...Et un vrai goulettois...
Le récit en 4 pages qui suit est un hommage à ses amis Italiens de la Goulette... Il mérite toute votre attention. Cliquez sur chaque image numérotée de 1 à 4 pour qu'elle s'affiche en grand.
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Michelle - Artiste Peintre
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5.6.08
Libellés : Balancelles, Italie, Italiens, La Goulette, Tunis, Tunisie
La petite fille aux pieds nus...
Sur le balcon de ma maison
J’avais un petit compagnon
Parfois nous causions ensemble
De nos rêves secrets en silence...
Sur le balcon de ma maison
La petite fille aux pieds nus
Jetait son marin à la rue
Aux dires de ma mère
Ne comprenant pas pourquoi…
Par ce geste si souvent répété
J’étais assurée de son retour vers moi.
Sur l'asphalte les pieds nus
Nous inventions jeux et rondes
dérangés par le passage fugace
De quelques ombres mouvantes...
Avec les enfants de ma rue
Cris et chamailles mêlés au hi-han
d'un âne agacé d'un chien errant
Nous brisions le silence et la poussière des rues
Là-bas...
Comme tous les enfants du monde...
Je voulais apporter un éclairage sur la 1ère photo qui est le résultat d'un montage à partir d'une photo de Mourad avec un effet vieilli où j'ai rajouté un enfant sur le balcon et son jouet (un petit marin) lancé dans la rue. Le jeu du "Fort-da" décrit par Freud, par le jeu de la bobine.La 2ème photo des petites filles jouant dans une ruelle de Tunisie a été vieillie volontairement. Vous trouverez l'original ici.
Un brin de jasmin fane...
Très joli titre que le titre de ce livre mais aussi si triste...
Extrait du commentaire du livre
par Jean-Pierre ALLALI
Nostalgie, nostalgie. Décidément, les Juifs de Tunisie, un demi-siècle après l’exil ont toujours le mal du pays, ce qu’ils appellent l’ « ouarche », une forme de spleen caractéristique des originaires du pays du jasmin.
Biochimiste et biologiste de renommée internationale, Paul Cohen, dont les travaux sur les hormones, les protéines et les facteurs de croissance font autorité, abandonne, une fois n’est pas coutume, ses microscopes et ses éprouvettes pour nous raconter, dans un opuscule aux paragraphes souvent un peu brefs, « sa » Tunisie.
Le retour au pays natal est l’occasion d’une plongée dans le temps jadis. Paul Cohen se souvient de l’Occupation allemande de la Régence, six mois sous la botte, son propre logement occupé par les forces de l’Axe, les amendes imposées à la communauté juive, le travail obligatoire.
Au lycée Carnot, dont l’administration a conservé les dossiers des élèves inscrits dans les années quarante et cinquante, l’auteur retrouve la trace de ses amis d’enfance. Des classes composées en majorités de jeunes Juifs, les Musulmans se retrouvant souvent en classes de TU, réservées aux élèves tunisiens désireux d’apprendre l’arabe.
A La Goulette, Bichi, le roi du poisson grillé et du « complet » n’a plus les fastes d’antan. Dans le dispensaire de l’OSE, quelques vieux Juifs, souvent grabataires, oubliés de tous, meurent peu à peu en silence. Au large du lac Bahira, l’îlot Chickli, émerge, immuable. L’avenue Gambetta arbore ses palmiers, les souks sont toujours aussi animés et la mosquée Es Zitouna domine les ruelles étroites.
A Salammbô et au Kram comme à Sidi Bou Saïd, les Juifs, omniprésents à l’époque, ont disparu. Reste le souvenir des beignets au miel brûlants d’huile chaude accompagnés de jus de feuilles de figuiers de Barbarie.
Tunis, dans les années cinquante. « Ya Khasra »…
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Michelle - Artiste Peintre
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2.3.08
Libellés : Jasmin, La Goulette, Les juifs de Tunisie, Livre, Tunis, Tunisie
Si j'avais des babouches magiques...
Aujourd'hui...Je serai allée retrouver ces ruelles de la Médina pour une ballade comme celle offerte par Amine ce matin à travers ces magnifiques photos...


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Michelle - Artiste Peintre
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28.1.08
Le jour où j'ai rencontre Marilyn...
De mon enfance, subsistent des souvenirs de quelques étés rythmés par le retour sur ma Terre.
De Tunis, ma mémoire est moins précise.
Cependant deux images reviennent de manière vivace, l’émotion violente ressentie quand la baie de Tunis apparaissait peu à peu dans ses contours et le jour où j’ai rencontré Marilyn…
C’est à ma tante du côté paternel que je le dois.
Elle avait décidé de m’emmener au cinéma. J’étais aux anges…Toutes les attentions sur ma petite personne.
Nous avons traversé les élégantes et belles avenues de Tunis pour nous rendre dans ce cinéma mythique « Le Palmarium »…
A l’affiche l’inoubliable comédie « Certains l’aiment chaud ». Les premières images… Et soudain le choc à l’apparition de la plus belle…
Diamant sur un écran noir, la déesse sensuelle, enfantine, drôle, fragile avec toujours ce sourire qui illumine le monde devenait pour moi l’icône intemporelle que personne n’est parvenue à détrôner depuis.
A l'exception de ma tante, ma Marilyn à moi...
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Michelle - Artiste Peintre
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30.10.07
Libellés : Marilyn Monroe, Palmarium, Tunis, Tunisie







