Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi. Milan Kundera

Hommes du Desert...

Je les ai appelés « Hommes du Désert » et pourtant je ne les ai jamais connus.

Ils se sont imposés à moi, ce jour là, et peu à peu, ils ont pris forme.

Altiers, la peau meurtrie des brûlures du soleil, dans des drapés ondulant comme les dunes, autour du thé qu’ils préparent de leurs gestes élégants et précis à l’ombre d’une oasis quand celle-ci n’est pas mirage et illusion.

Ils marcheront encore... En exil chaque jour dans ces lieux trop grands de lumière et de silence qui changent au gré des vents.

Alors comment prendre racine dans ce feu et ces sables ?

A travers ces « Hommes du Désert » c’est mon passé que j’ai interrogé et mon horizon s’est déplacé en arrière vers ce pays où l’on ne peut plus revenir…Car personne ne vous y attend…

Aujourd’hui, cette toile m’apporte une réponse et prend tout son sens.

L’exil est comme un désert de feu et de sables, c’est un vide cruel qu’il faut fertiliser jour après jour pour qu’il devienne une oasis…

1 commentaire:

nadia a dit…

Ravie et émue de découvrir votre blog qui m'offre en partage votre amour de "notre" Tunisie...je l'ai quitté j'avais 10ans...à plus de 50 ans aujourd'hui elle m'habite toujours autant.
Je vous salue chaleureusement depuis l'Alsace, l'autre moitié de moi même!
Je me suis ressourcée en parcourant votre blog, merci beaucoup.
Nadia