Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook
Affichage des articles dont le libellé est le ville de Tunis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est le ville de Tunis. Afficher tous les articles

Al Djezair...

Ecoutez El djezaïr, dès l'ouverture du lien
http://www.guynarboni.com/wordpress/?page_id=20

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué…

Je cherchais " le Ville de Tunis "
J’ai découvert un auteur interprète bouleversant
J’ai entendu El Djezaïr et la voix de ses souvenirs
Et j’ai tremblé…
Comme moi, comme nous, il chantait son jardin,
sa ville blanche…
De sa voix grave et vibrante aux accents de Reggiani
Il unissait dans un rêve les mains de Vincent,
Mustapha et Samuel.
Alors je lui ai écrit…Et j’ai tremblé encore…
Ce n’était plus sa main qui répondait
Mais celle de Rébecca sa fille, encore dans sa douleur
« Papa nous a quittés le jour de la Fête de la musique… »

C'était en juin, je ne savais pas…

Découvrez cet auteur qui n’a jamais pu s’y faire
à ce monde à l’envers et à la bêtise des hommes…

Ne manquez pas ce magnifique texte "ma mère"
et d'autres encore...




Voici le site qui m'a fait connaitre Guy Narboni. Tout est parti de là et d'une recherche sur le "Ville de Tunis" avant la panne informatique.
http://www.resonance-online.com/article.php?fiche=9410

La-bas, mon pays...

C'était hier... par une nuit où le sommeil tardait à venir que j'ai allumé l'écran pour tomber sur la diffusion du film d'Alexandre Arcady " Là-bas, mon pays". Je l'avais déjà vu au moment de sa sortie en 2000 et il m'avait touchée à un tel point que les sanglots m'avaient accompagné tout au long de la projection.
L'histoire se passe à Alger comme elle aurait pu se passer à Tunis ou Casablanca...excepté le climat politique totalement différent. Cette histoire c'était un peu la mienne...Que de vies blessées, d'amours impossibles, de morts que l'on laisse derrière soi pour un ailleurs glacial que l'on ne connait pas vraiment.
Le héros interprété par Antoine de Caunes est un journaliste de renom sur une chaine de télévision. Il avait quitté l'Algérie en pleine guerre civile à 17 ans laissant derrière lui Leïla son amour passion et impossible... Un soir, il reçoit un appel au secours de Leïla et s'envole pour l'Algérie. Il se retrouve face à ce passé qu'il avait tenté d'oublier mais qui le rattrape...
L'histoire faite de flash-back nous montre l'évolution des êtres qui faisaient partie de son enfance algérienne. Tel Nissam, interprété par Samy Naceri, son ami du lycée Bugeaud militant actif du FLN qui lui disait ses rêves d'une Algérie où tout était à construire et qui finira par combattre un fléau de la terreur au sein même de son pays.
Telle Nelly Azera jeune médecin, interprétée par Mathilda May, dont la mère meurt dans ses bras juste avant son départ, laissera celle-ci reposer sur le sol d'Alger pour l'éternité.
Ou Leïla, interprétée par Nozha Khouadra, dont le père la séquestrait pour les empêcher de s'aimer, vivra le même enfermement avec son mari. La scène sur le port d'Alger où Leïla réussit à échapper à la vigilance de son père pour une dernière étreinte avec le héros, est d'une telle intensité qu'elle nous fait comprendre l'ampleur de cette déchirure qui ne cicatrisera jamais pour ceux qui sont restés ou partis...
Partis...sur le "Ville d'Alger". C'était pour la plupart des pauvres gens, loin des tractations des puissants, et les voir s'engouffrer dans le ventre du bateau m'a fait mal, même trés mal. C'est une scène intolérable. Voir s'éloigner ce pays qui restera au fond d'eux-mêmes le leur à jamais...
Que c'est beau Alger...!





Le "Ville de Tunis"