Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

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Ma Tunisie...Mes tableaux...

J'ai réuni pour vous une partie de mon travail sur la Tunisie accompagné d'une chanson d'Amr Diab.



Si vous passez par la....

Quand on a la chance d'être en Tunisie en ce moment, on ne doit pas manquer cette exposition sur les Peintres italiens de Tunisie, témoins de notre histoire, du 18 septembre au 15 octobre 2008. Alors allez-y ! Si quelqu'un parmi vous pouvait faire un reportage photos plus texte, je me ferai un plaisir de lui offrir cet espace.
Maurizio Valenzi, Antonio Corpora, Moses Levy ...Ces artistes italiens bien de chez nous...
A l’«Ecole italienne de Tunis»...Voir l'excellent article sur La presse.tn Exposition organisée par l’Institut italien de la culture à Tunis, sous le patronage du ministère de la Culture et de la Mairie de Tunis. Deux lieux : Palais Kheireddine (musée de la Ville de Tunis), Dar Bach Hamba (9, rue Bach-Hamba). Du 18 sept. au 15 oct.



Quelle absence...!

Oui, oui, je sais. Mon absence du blog fut un peu longue. Un mois sans un nouveau post... Pendant ce temps j'ai travaillé à préparer des toiles sur le thème du "désert" en vue d'une future expo.
Voici "L'Enfant des Sables", un tableau déjà ancien qui compose ma collection privée.


Ciel d'Italie...Ciel de Tunisie...

J'aime beaucoup l'oeuvre de Moses Levy. Il fonda avec d'autres peintres l'Ecole de Tunis. J'ai eu l'occasion de rencontrer sa belle-fille, la femme de son fils Nello Levy également peintre. Elle fait un travail remarquable pour promouvoir l'oeuvre de son beau-père et l'oeuvre de son mari.




Cliquez sur les photos
pour les apprécier en
plus grand







































Menzel d'Or...

Huile sur Toile 73 x 54

Mémoire des images, des sensations, des mots … Toutes ces choses que l’on cherche à fixer de peur qu’elles nous échappent…
Est-ce ce quelque chose du temps de l’enfance où l’on ne sera plus jamais…que je veux sauver
à travers mes tableaux?
Voici mon dernier tableau. Il est là aujourd'hui pour ceux qui ne pourront pas le découvrir demain en marge de la conférence "Tunisie : diversité culturelle et modernité".

Tunisie : Diversite culturelle et modernite



"Diversité culturelle et modernité " thème d'une conférence qui aura lieu le lundi 17 mars 2008 à l'Institut du Monde Arabe de 15 h 30 à 19 h. Voir le programme en cliquant sur les photos.

En marge de la conférence, il y aura une exposition de tableaux. Les peintres, tous des enfants de la Tunisie issus de cette diversité culturelle, viendront présenter leur travail.

Il ne reste plus que quelques jours, il est demandé de bien vouloir confirmer votre présence à la conférence
Par Téléphone , message ou SMS au 06 69 75 59 67
Par mail : groupement.ass@Gmail.com

Fascinante Medina...


Huile sur toile 46 x 33

Elle fascine autant qu’elle inquiète...

Arpenter ses ruelles ondoyantes
Entendre ses bruits, ses silences
Et c’est l’infini qui commence…

Des passages dans tous les sens
Montent, tournent, descendent…

Mystère de ses maisons blanches
Accrochées les unes aux autres
Improvisées selon les fantaisies
Des bâtisseurs du temps jadis…

Rechercher ses ombres de fraîcheur
Pour se fondre avec elles
Autour la chaleur écrase…

Puis triomphe à nouveau la splendeur
De la lumière qui redonne un instant
A ses murs patinés par le temps
Un décor comme sorti d'un rêve ...


1...2...3...Les trois à la fois...






"Juif, tunisien et français
Alors, de quoi souffrons-nous?"

"...C'est simple: nous avons mal à notre mémoire, nous souffrons d'un défaut de reconnaissance.
Il suffit d'un séjour dans la Tunisie moderne pour constater que nous sommes exclus de son Histoire.
Le temps use tout, c'est vrai, les absents ont toujours tort. Nous ne sommes pas musulmans, c'est vrai, et la Tunisie s'est constituée en nation musulmane.
Cela est la logique implacable de l'Histoire. Mais il n'y a pas que cette logique-là et, nous souhaitons qu'on ne pousse pas davantage la roue de l'histoire dans ce sens.
Ce pays musulman et arabe dans sa très grande majorité est aussi notre pays natal. Je l'ai beaucoup écrit: on peut acquérir une patrie d'adoption, la France pour nous, lui être loyal et même y être heureux, on n'a pourtant jamais fini avec son pays natal.
Permettez au vieil écrivain que je suis de vous rappeler que ce terreau premier, où ont germé les émotions, heureuses et malheureuses de l'enfance, de l'adolescence avec ses amours, ses déceptions et ses espoirs, est irremplaçable. Toute mon œuvre en porte les traces profondes.
Nous souhaitons réintégrer la mémoire collective de l'Afrique du Nord, que notre place, historique, économique, et culturelle, y soit définitivement reconnue et assurée.
Nous souffrons de constater l'ignorance des jeunes générations de ce que fut notre participation, quelquefois militante, à l'Histoire du pays..."

Nabeul lumière...

Quelle belle lumière...
Quelles belles photos de Mourad...


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La presence de l'absence...

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 65x50
La qualité de la la photo n'est pas trés bonne. C'est une photo d'une photo.
Je n'ai plus le tableau, il a trouvé sa place sur d'autres murs.

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 55x38

Des murs où figurent l’absence de ceux qui ne sont plus là…le dépouillement…le vide…
Quitter ses racines, c’est être contraints à être des étrangers, étrangers aux autres, étrangers à nous-mêmes.
Alors je peins mon jardin d’Exil…entre lumière et couleur...


Photo grande synagogue de Tunis

Rue des Forgerons...

Je l'ai bien connue la rue des Forgerons de Nabeul. Et le souvenir est bien précis. C'était le passage obligé pour rendre visite à mes grands-parents. Et à chaque fois, j'avais droit à cette phrase de ma mère "ne regarde pas...c'est dangereux pour les yeux". Cette injonction qu'elle répétait inlassablement de crainte que les étincelles de feu ne viennent blesser ma vue...

De la rue des Forgerons, ce texte écrit par ma cousine qui n'est pas née dans cette ville mais qui porte en elle toute cette mémoire...Si les vécus sont différents, ils se rejoignent autour de ces quelques mots "Souk al Haddada"... ces mots... l'essence même de notre patronyme...


Rue des Forgerons

Je ne marche pas.
Je me confonds un instant avec le lieu, avec ma propre déambulation, mon regard tourné vers le minaret illuminé, le soir tombé. Les hommes encore assis attablés et l’odeur du pain, il est encore temps, il est toujours temps de saisir le dernier pain comme si la journée alanguie offrait non pas ses derniers moments, mais le commencement d’une vie crépusculaire attisée par la disparition progressive des formes, des choses et des corps.
Ni affairement, ni précipitation, je règle sans conscience mon allure sur les dalles, dans l’alternance des lumières et des ombres de la ville. C’est la lenteur, la lenteur de mes pas qui me guident, comme le prolongement de ce qui se tient derrière les portes ouvertes.
Je suis là, je suis dans cette extrême simplicité, ravie d’avoir parcouru l’espace qui sépare la cour intérieure de la place toute proche dans la splendeur du soir.
Sales, étroites, sombres, mêlant l’odeur du cuir aux détritus qui jonchent les angles fouillés par les chats en déroute, qui pourrait dire pourtant la sensation d’une révélation.
La gloire brutale de la nuit dans la ruelle !!

Corinne Haddad

L'Ecole de Tunis et ses peintres...

Comme le faisait si justement remarquer une amie bloggeuse, on ne trouve pas grand chose sur le Net concernant les artistes peintres tunisiens. Aujourd'hui, je voulais vous présenter un peintre Jellal Ben Abdallah avec une oeuvre photographiée à partir d'un de mes livres d'art ainsi qu'un extrait d'une présentation de l'artiste.
De temps à autre, je parlerai des peintres tunisiens en utilisant des documents personnels.


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On reste encore un peu...Sur la Colline des Poetes...

"Au hasard des ruelles" Huile sur bois 61x43

Qui n'a pas immortalisé par une photo cet endroit que l'on découvre, au hasard des ruelles, subjugué par tant de beauté...
Je l'ai fait aussi et cela m'a donné envie d'en faire un tableau qui trône devant moi tous les jours
et qui illumine mon espace quand le ciel de Paris décline tous ses gris...

Un ete à Sidi Bou Said...

Sur la petite colline, les poètes y ont trouvé refuge.
Dans ce lieu où le temps semble s’être arrêté
Les amoureux se câlinent à l’écart des indiscrets...
Combien de ces romantiques touchants et silencieux
Se sont croisés et perdus au hasard des ruelles

De ce petit village blanc, bleu qui regarde la mer…

Huile sur bois

Combien d’étrangers en extase se sont arrêtés
Devant ces portes bleues mystérieuses, secrètes…
Véritables forteresses d'un monde clos et tiède
Ils ont sans doute rêvé de posséder les sésames
Et passer les seuils pour découvrir les paradis
De ces jardins invisibles dont quelques branches
S’échappent et se répandent sur les murs de la rue
Comme un feu d'artifice de couleurs et de parfums.


Livre " La Tunisie d'Antan "

Date de parution octobre 2007

Regroupant plus de 700 cartes postales du début du siècle, La Tunisie d’Antan est un voyage dans le temps qui invite les amoureux de la Tunisie à redécouvrir ce pays et la vie de ses habitants il y a un siècle. L’ouvrage s’articule autour de dix parties géographiques qui présentent la Tunisie depuis Tunis jusqu’à l’extrême Sud en passant par les grandes villes telles que Bizerte, Kef, Sousse, Kairouan, Sfax… ou par les petits villages et les oasis perdus dans le désert.

La Ghriba...La Merveilleuse...

Huile sur toile

Poésie d'Albert Siméoni (Mémoires d’un Goulettois)

Jerba, très chère Jerba.....belle terre de nos aïeux
Tu abrites en ton sein notre bien aimée Ghriba.
Deux mille ans se sont écoulés depuis et déjà
Tu restes, sans paraître ridée, jeune à nos yeux.
Nous voici à nouveau, avec nos enfants, d’ici et d'ailleurs
Tous venus toujours plus nombreux, accomplir nos voeux.
Nos vieux, toujours fidèles à leur grande mémoire
N’ont pas oublié tes bienfaits d'hier encore ce soir.
Ghriba......Ya Ghriba, malgré le lointain qui nous sépare
De toi, ton souvenir jamais impérissable et éternel se pare
En ces jours du mois de Mai, à nouveau d'airs de fête
Jamais égalés, gais et pleins de ferveur dans nos têtes.
Jerba......Toi la douce, tu nous accueilles chaque année
Comme jadis tu recevais avec le même élan nos pèlerins
Dans la joie, dans la chaleur et avec une tendre sérénité.
Nous te remercions encore aujourd'hui et toujours sans fin.
Ghriba......Ya Ghriba de Jerba, écoute donc les prières
De ceux qui sont venus vers toi les mains tendues.
Accomplis et exauce toutes nos demandes premières
Afin que nos cœurs repartent sereins mieux qu'hier.

Tout simplement la vie...


Photo

"Il y a une phrase très belle d'un gitan qui dit ceci : "La plus belle vie, c'est la vie qui a connu beaucoup de souffrance"
Pourquoi...? Parce que tout ce qui ouvre le coeur fait venir de l'air...et l'air c'est le plus grand esprit qui nous vient qui nous monte à la tête...L'air c'est Dieu même en fait... C'est dieu même l'air, donc tout ce qui ouvre le coeur et parfois, on l'a si dur le coeur... il faut bien que les épreuves viennent le fracturer comme une pierre ou comme un morceau de bois sec qu'il faut enflammer. Il ne faut pas rechercher les épreuves çà serait du masochisme. Et la joie peut donner évidemment la même chose. Mais, je sais que, dans cette vie tout est mélangé, on ne peut pas choisir, c'est pour cela que je ne fais pas de l'angélisme parce que je ne choisis rien, je prends, j'essaie de prendre ce qui me vient, ce qui m'est donné, ce que je subis parfois et j'essaye de l'accueillir tout!"

Extrait interview de Christian Bobin

Pour l'écouter en entier

Des mots simples...Et pourtant...


"Les enfants sont comme les marins: où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense"

Christian Bobin Extrait de La part manquante

Maison du Sud...

Huile sur toile


De sable, d’argile, j’ai vu les maisons du Sud

En ces murs, de sublimes camaïeux d’ocres

En ce désert, le miracle d’une palmeraie.

Sur les dunes si proches quand le jour s’en va

La lumière étire ses rouges les plus éclatants.

Des légendes du désert, les cochers racontent

Le mystère des caravanes englouties par les sels…

De l’horizon lointain, une vison inattendue,

Un espoir soudain et brusquement plus rien…