Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook
Affichage des articles dont le libellé est Artiste Peintre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Artiste Peintre. Afficher tous les articles

Ma Tunisie...Mes tableaux...

J'ai réuni pour vous une partie de mon travail sur la Tunisie accompagné d'une chanson d'Amr Diab.



Fascinante Medina...


Huile sur toile 46 x 33

Elle fascine autant qu’elle inquiète...

Arpenter ses ruelles ondoyantes
Entendre ses bruits, ses silences
Et c’est l’infini qui commence…

Des passages dans tous les sens
Montent, tournent, descendent…

Mystère de ses maisons blanches
Accrochées les unes aux autres
Improvisées selon les fantaisies
Des bâtisseurs du temps jadis…

Rechercher ses ombres de fraîcheur
Pour se fondre avec elles
Autour la chaleur écrase…

Puis triomphe à nouveau la splendeur
De la lumière qui redonne un instant
A ses murs patinés par le temps
Un décor comme sorti d'un rêve ...


La presence de l'absence...

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 65x50
La qualité de la la photo n'est pas trés bonne. C'est une photo d'une photo.
Je n'ai plus le tableau, il a trouvé sa place sur d'autres murs.

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 55x38

Des murs où figurent l’absence de ceux qui ne sont plus là…le dépouillement…le vide…
Quitter ses racines, c’est être contraints à être des étrangers, étrangers aux autres, étrangers à nous-mêmes.
Alors je peins mon jardin d’Exil…entre lumière et couleur...


Photo grande synagogue de Tunis

Citations...

"Un peintre c'est quelqu'un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence."

Christian Bobin

"La douleur passe, la beauté reste."

Pierre-Auguste Renoir

Hommes du Desert...

Je les ai appelés « Hommes du Désert » et pourtant je ne les ai jamais connus.

Ils se sont imposés à moi, ce jour là, et peu à peu, ils ont pris forme.

Altiers, la peau meurtrie des brûlures du soleil, dans des drapés ondulant comme les dunes, autour du thé qu’ils préparent de leurs gestes élégants et précis à l’ombre d’une oasis quand celle-ci n’est pas mirage et illusion.

Ils marcheront encore... En exil chaque jour dans ces lieux trop grands de lumière et de silence qui changent au gré des vents.

Alors comment prendre racine dans ce feu et ces sables ?

A travers ces « Hommes du Désert » c’est mon passé que j’ai interrogé et mon horizon s’est déplacé en arrière vers ce pays où l’on ne peut plus revenir…Car personne ne vous y attend…

Aujourd’hui, cette toile m’apporte une réponse et prend tout son sens.

L’exil est comme un désert de feu et de sables, c’est un vide cruel qu’il faut fertiliser jour après jour pour qu’il devienne une oasis…

La Porte...

Elle était bleue la porte de la maison de ma grand-mère, de ce bleu si unique, si intense que seuls les soleils de là-bas font resplendir dans le contraste éblouissant des maisons blanches.

Et j'aimais franchir son seuil.
Et j'aimais la fraîcheur retrouvée.
Et j'aimais ses parfums.
Et j'aimais cette volupté.
Et j'aimais retrouver ce bout de ciel dans son patio recouvert en partie d'une vigne qui offrait ses grappes dorées à chaque saison.

Mes saisons furent peu nombreuses. Il a fallu partir...