Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

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Guestbook
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Mais qu'est-ce qui fait courir tous ces Michel-le?

La Tunisie, pardi !!!

Mes Secrets Bleus and me...
C'est la faute du soleil...



"Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule."
de Michel Giliberti ici

Pittori italiani in Tunisia
Voici le premier témoignage de l'exposition du Palais Kheireddine.
C'est la lecture de Jalel El Gharbi sur le tableau de Michèle Dell'olio.
Pour la lire, cliquez ici

Editions cartaginoiseries - Parution : 3e trim. 2008
L'auteur, Michel Auguglioro, est né à Tunis en 1937, de parents natifs de Tunisie issus des émigrations italienne et française de la fin du XIXe siècle.
Profondément attaché à cette terre qui l’a vu naître, il a voulu apporter un témoignage sur cette période du Protectorat. A travers l’histoire d’une famille (la sienne), c’est un peu de l’histoire politique, économique et humaine de la Tunisie, avec son cortège de déchirements, d’amitiés et de haines, d’espérances et de peines. Les anecdotes souvent rapportées dans le langage coloré du petit peuple sont autant de témoignages de la vie que partageaient les Tunisiens, musulmans ou juifs,les Français, les Maltais et les Italiens. La recherche de l’identité est un sujet récurrent pour tous les transplantés ou pour leurs descendants. Ils ont besoin de se rassurer dans un temps où les communautarismes pointent leurs nez.
LA PARTENZA est un message de fraternité et de tolérance, une déclaration d’amour de l’auteur à sa terre natale autant qu’à sa terre d’accueil. La Sicile de ses grands parents n’est pas pour autant oubliée, mais elle est devenue une terre totalement étrangère à laquelle il veut bien se référer « le temps d’une chanson ou d’un plat de raviolis à la ricotta ».

Michel Boujenah et ses magnifiques... Et...

La Goulette et la petite Sicile...

PICCOLA CHICHILIA
par Albert Siméoni dit Breïtou
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu qui ne crame.
Et le crépuscule a toujours son aube naissant
A la Goulette,
A la Piccola Chichilia
Le curé ne compte plus ses ouailles.
Les cloches se sont tues ma Mireille
Et la Madonna ne sort plus sous les vivats
Et les hourras sortis des voix sont à tout jamais tus.
A la Piccola Chichilia
Le glas s'est endormi
Et le carillon des cloches a disparu
Avec tous les kifs qui ne sont plus.
A la Piccola Chichilia
Les jeunes filles communiées
Pour la première fois maquillées
Ne passent plus durant les belles journées
Par les ruelles et impasses pavetèes
Dans leur robe blanche immaculée.
'..Signor ... ! Signor... ! Ma dove questo tempo ché non vivo più... !'
Les balancelles n'épousent plus, les quais de rocs
De l'Amiral Courbet, adossées au fort Charles Quint.
Au loin, le Bou Kornine ne veille plus
Sur les matelots et les marins pécheurs italiens
Et le phare du Bouraz a perdu de sa clarté.
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu.
Et le crépuscule à toujours son aube naissant
'...En chaque soir se lève un matin
Mais jamais un soleil ne s'éteint
Sans qu'un autre à son feu ne s'éveille.
On ogni séra si leva oun alba
Ma mai oun solé si spégno
Senza oun altro a suoi fuocco si sveglio... !