Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

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Guestbook
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Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah


 Journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah

I am Jude... Je n'oublie pas...
A nos morts... A vous tous qui auriez pu naître... ces générations perdues pour notre Peuple.
Nous sommes vos gardeins.. Nous tordrons le cou à ceux qui sont encore animés par la jouissance de
nous faire disparaitre avec leurs mots et leurs armes...


ÉD. CARTAGINOISERIES
Date de parution : Mars 2012
Prix de vente : 19 DT
Tunis, le 8 avril 2007, le printemps est frais cette année et je suis seul devant une feuille blanche. Mon prénom Georges m’a été donné par ma marraine Madame Lelouche en hommage au roi d’Angleterre et mon deuxième prénom « Saadani » qui veut dire le bienheureux, me vient de mon grand père paternel. Il me va comme gant. Je suis en effet d’une nature heureuse.
Une jeunesse heureuse à Tunis dans une famille juive traditionnelle.
Secondé par les souvenirs de son frère et de sa soeur, Georges, ou plutôt Saadani, déroule avec la même gourmandise tant les joies que les tristesses d’un temps passé. Parents, grands-parents, tantes, oncles, cousins, copains… reprennent vie dans cette époque où les Tunisiens, ensemble, mêlaient leur joie de vivre avec simplicité, complicité, humour et toujours… gourmandise. Malgré les années de guerre, l’occupation allemande, les bombardements… années qui sont longuement relatées ; malgré
les deuils ou les séparations dues aux événements qui dépassaient ceux-là même qui les subissaient…
Georges Chelly revendique sa “nature heureuse” pour nous faire participer aux fêtes juives dans le fameux quartier de La Fayette, aux étés à La Goulette, à la campagne dans les vergers… où dans tous les cas, l’essentiel est le “bon-manger”; et il nous en offre même des recettes !

Un témoignage rare sur les années 1940-1960 en Tunisie.
Georges Chelly, né en 1941 à Tunis, ingénieur Pont et chaussées au Ministère tunisien de l’Equipement et artiste-peintre, est à la retraite.

Pour commander [ici]

Albert Braïtou-Sala le peintre des années folles

L'accueil sensationnel fait à ce tableau au Salon des Artistes Français en 1931, lui vaudra de faire la couverture de L’Illustration en France ainsi que celle du Woman's Journal aux Etats-Unis. Aujourd’hui Albert Braïtou-Sala est exposé dans les plus grands musées. Le portrait de Madame Olmazu, témoignage de la délicatesse et de l’élégance de la peinture de Braïtou-Sala, peut être considéré comme son chef-d’oeuvre.

Synagogues de Tunisie


A écouter l'excellente émission d'Abdelwahab Meddeb sur France Culture. Cliquez sur le lien bleu. 
Synagogues en terre d’islam (le cas de la Tunisie)


Synagogues de Tunisie

Voyage à travers toutes les synagogues de Tunisie, ce livre restitue l’histoire et les traditions religieuses d’une communauté qui, en symbiose avec la culture arabe, a hautement affirmé son identité et laisse un patrimoine exceptionnel à découvrir.
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Cliquez sur le lien bleu
Véritable guide et mémorial des synagogues de Tunisie, dont il dresse l'inventaire complet à travers 700 photos, plans et documents, ce livre est le fruit d'un parcours de sept ans, à la fois retour vers l'enfance, ponctué d'innombrables découvertes, et première étude systématique d'un tel ensemble en terre d'Islam, une centaine d'édifices dont 70 encore sur le terrain.
Restituant l'histoire et la culture religieuse de ces communautés qui s'épanouirent, du XVIIe siècle aux années 1950, dans une symbiose que même le protectorat français ne put rompre, un voyage d'une extraordinaire diversité mène le lecteur du Nord, marqué par la modernité et la monumentalité à Tunis ou Bizerte, au Sud où les oasis, les montagnes et l'île de Djerba offrent des exemples fascinants  d'architecture traditionnelle, troglodytes de Matmata, villages juifs de Djerba recélant plus de vingt synagogues, en passant par celles qui demeurent cachées dans les médinas de Kairouan, Sousse ou Nabeul...
Ce livre s'attache au regard porté sur ces synagogues et leurs fidèles, depuis les premiers voyageurs jusqu'à aujourd'hui, à l'heure d'une inéluctable patrimonialisation de ces édifices souvent abandonnés ou réaffectés, et apporte la connaissance préalable à toute sauvegarde et mise en valeur.

Bons baisers...de la Goulette



Qui sont les Juifs venus de Tunisie ? Comment ont-ils vécu là-bas ? Pourquoi sont-ils venus en France ? Loin des clichés qui ont fait leur succès au cinéma, Ruth, Isaac, Guy, Alain, Charles et quelques autres racontent leur histoire à travers leurs souvenirs.

On les appelle les « Juifs tunes » à Paris, ils ont investi les quartiers de Belleville, du Sentier et du Faubourg-Montmartre. Pourtant, leur vie n'a pas commencé ici ; elle a pris racine de l'autre côté de la Méditerranée, en Tunisie. Ceux que la réalisatrice a rencontrés à Paris racontent la nostalgie d'un paradis perdu. Ils se souviennent, idéalisent parfois leurs 20 ans passés au bord de la mer dans le quartier de la Goulette, à Tunis, la douceur de vivre bercée par l'odeur du jasmin. Des souvenirs qui constituent un véritable ciment entre ces exilés depuis toujours attachés à la France.

De la Tunisie vers la France


La présence des Juifs en Tunisie remonte à plus de 2 000 ans.
Ils vivaient au côté des musulmans, s'habillaient comme des Orientaux, parlaient judéo-arabe. Longtemps, ils constituent une communauté pauvre, un peu à part. Au XIXe siècle, ils évoluent dans leur quartier, séparés mais aussi protégés. Pourtant, en Tunisie, les différentes communautés — musulmane, italienne, juive et française — ont vécu en bonne intelligence. L'arrivée des Français transforme l'économie du pays et fait marcher l'ascenseur social. Une élite juive s'installe alors peu à peu.
D'un autre côté, l'appauvrissement de nombreux Tunisiens fait naître un sentiment nationaliste. Puis arrivent les heures sombres de la guerre, 3 000 Juifs tunisiens sont déportés, leurs biens confisqués. Mais, après la Libération, ils décident de tirer un trait sur Vichy et demeurent attachés aux valeurs de la France, qui leur a déjà tant donné. La première rupture arrive en 1956 au moment de l'indépendance : la Tunisie devient officiellement un Etat arabe islamique, les Juifs perdent leurs repères, ne maîtrisent pas assez l'arabe. C'est alors qu'ils se tournent vers la France et partent avec les colons.
Au total, ils sont 55 000 à s'installer dans l'Hexagone, où la communauté se reconstitue. Entre-temps, leur regard s'est aussi porté vers le nouvel Etat d'Israël, 5 000 s'y installent. Ils vont vivre avec lui les soubresauts de l'histoire du Moyen-Orient, assister à la radicalisation de certains musulmans et à la montée de l'antisionisme du monde arabe, notamment à partir de la guerre des Six-Jours, en 1967. Autrefois 100 000, il ne reste aujourd'hui que 1 200 Juifs en Tunisie, beaucoup reviennent chaque année dans ce pays qu'ils n'ont jamais vraiment quitté.

Valentine Ponsy

Mais qu'est-ce qui fait courir tous ces Michel-le?

La Tunisie, pardi !!!

Mes Secrets Bleus and me...
C'est la faute du soleil...



"Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule."
de Michel Giliberti ici

Pittori italiani in Tunisia
Voici le premier témoignage de l'exposition du Palais Kheireddine.
C'est la lecture de Jalel El Gharbi sur le tableau de Michèle Dell'olio.
Pour la lire, cliquez ici

Editions cartaginoiseries - Parution : 3e trim. 2008
L'auteur, Michel Auguglioro, est né à Tunis en 1937, de parents natifs de Tunisie issus des émigrations italienne et française de la fin du XIXe siècle.
Profondément attaché à cette terre qui l’a vu naître, il a voulu apporter un témoignage sur cette période du Protectorat. A travers l’histoire d’une famille (la sienne), c’est un peu de l’histoire politique, économique et humaine de la Tunisie, avec son cortège de déchirements, d’amitiés et de haines, d’espérances et de peines. Les anecdotes souvent rapportées dans le langage coloré du petit peuple sont autant de témoignages de la vie que partageaient les Tunisiens, musulmans ou juifs,les Français, les Maltais et les Italiens. La recherche de l’identité est un sujet récurrent pour tous les transplantés ou pour leurs descendants. Ils ont besoin de se rassurer dans un temps où les communautarismes pointent leurs nez.
LA PARTENZA est un message de fraternité et de tolérance, une déclaration d’amour de l’auteur à sa terre natale autant qu’à sa terre d’accueil. La Sicile de ses grands parents n’est pas pour autant oubliée, mais elle est devenue une terre totalement étrangère à laquelle il veut bien se référer « le temps d’une chanson ou d’un plat de raviolis à la ricotta ».

Michel Boujenah et ses magnifiques... Et...

Rouge Harissa...

Je n'ai pas lu le livre mais le titre suscite mon petit commentaire. Rouge Harissa comme un coeur qui saigne, qui pique, qui enflamme...Ils seront nombreux les enfants de ces familles à se reconnaitre dans le ressenti de Sonia Médina. Et pas que les juifs d'ailleurs. Comment trouver sa place dans tout ça...?
"Exil par procuration", il n'est pas par procuration quand on est né là-bas. "Par procuration" est une expression qui me semble mieux adaptée aux enfants qui sont nés en France ou ailleurs. Je ne crois pas que ce soit "par procuration" car nous sommes tous des enfants trans-générationnels et nous ne pouvons pas effacer les générations qui nous ont précédés sous prétexte qu'elles étaient nées dans tel ou tel endroit et que cela ne nous concerne plus. Tout reste inscrit en nous.
L'auto-dérision, n'est-ce pas une défense contre les larmes...Le rire pour ne pas pleurer...


Broché, 84 pages, mai 2008 Vous pouvez vous procurer ce livre en écrivant à l'éditeur editionsdavidreinharc@yahoo.fr

Prix du Meilleur Livre d’humour juif

Productrice, (petit clic) auteur, réalisatrice, Sonia Medina travaille depuis de nombreuses années sur le thème de l’identité.

Quatrième de couverture : Vous savez ce que c’est qu’une famille juive tunisienne ?
Une famille gorgée d’harissa, étouffant sous les gâteaux au miel, assourdie par les « youyous », caressante jusqu’à vous faire suffoquer et connaissant mieux que vous vos désirs.
Exilée, exportée, importée et totalement perdue dans un Paris sans soleil, sans plage, sans thé aux pignons et sans jasmin. Ma famille a dressé des écrans de fumée d’une blancheur opaque et aveuglante, me faisant grandir dans un pays qui n’existe pas.

Comment vivre, comment être moi-même avec cet eden qu’ils croient encore vivant mais dont le pathétique ridicule m’a éloignée d’eux ? Dois-je continuer à courir après un paradis qui n’est pas le mien ?
Dois-je continuer à nier la vérité, ma vérité ?

Ces récits les arracheront peut-être aux rêves d’un monde coincé entre Tunis et Paris. Et moi, j’espère, un jour, être une femme qui invente son histoire, son pays, une terre nouvelle.

Ces nouvelles mettent l’accent avec humour et auto-dérision sur les ravages d’un exil « par procuration » à travers le regard averti de l’enfant qu’elle fut.

Un brin de jasmin fane...

Très joli titre que le titre de ce livre mais aussi si triste...

Extrait du commentaire du livre
par Jean-Pierre ALLALI

Nostalgie, nostalgie. Décidément, les Juifs de Tunisie, un demi-siècle après l’exil ont toujours le mal du pays, ce qu’ils appellent l’ « ouarche », une forme de spleen caractéristique des originaires du pays du jasmin.
Biochimiste et biologiste de renommée internationale, Paul Cohen, dont les travaux sur les hormones, les protéines et les facteurs de croissance font autorité, abandonne, une fois n’est pas coutume, ses microscopes et ses éprouvettes pour nous raconter, dans un opuscule aux paragraphes souvent un peu brefs, « sa » Tunisie.
Le retour au pays natal est l’occasion d’une plongée dans le temps jadis. Paul Cohen se souvient de l’Occupation allemande de la Régence, six mois sous la botte, son propre logement occupé par les forces de l’Axe, les amendes imposées à la communauté juive, le travail obligatoire.
Au lycée Carnot, dont l’administration a conservé les dossiers des élèves inscrits dans les années quarante et cinquante, l’auteur retrouve la trace de ses amis d’enfance. Des classes composées en majorités de jeunes Juifs, les Musulmans se retrouvant souvent en classes de TU, réservées aux élèves tunisiens désireux d’apprendre l’arabe.
A La Goulette, Bichi, le roi du poisson grillé et du « complet » n’a plus les fastes d’antan. Dans le dispensaire de l’OSE, quelques vieux Juifs, souvent grabataires, oubliés de tous, meurent peu à peu en silence. Au large du lac Bahira, l’îlot Chickli, émerge, immuable. L’avenue Gambetta arbore ses palmiers, les souks sont toujours aussi animés et la mosquée Es Zitouna domine les ruelles étroites.
A Salammbô et au Kram comme à Sidi Bou Saïd, les Juifs, omniprésents à l’époque, ont disparu. Reste le souvenir des beignets au miel brûlants d’huile chaude accompagnés de jus de feuilles de figuiers de Barbarie.

Tunis, dans les années cinquante. « Ya Khasra »…

1...2...3...Les trois à la fois...






"Juif, tunisien et français
Alors, de quoi souffrons-nous?"

"...C'est simple: nous avons mal à notre mémoire, nous souffrons d'un défaut de reconnaissance.
Il suffit d'un séjour dans la Tunisie moderne pour constater que nous sommes exclus de son Histoire.
Le temps use tout, c'est vrai, les absents ont toujours tort. Nous ne sommes pas musulmans, c'est vrai, et la Tunisie s'est constituée en nation musulmane.
Cela est la logique implacable de l'Histoire. Mais il n'y a pas que cette logique-là et, nous souhaitons qu'on ne pousse pas davantage la roue de l'histoire dans ce sens.
Ce pays musulman et arabe dans sa très grande majorité est aussi notre pays natal. Je l'ai beaucoup écrit: on peut acquérir une patrie d'adoption, la France pour nous, lui être loyal et même y être heureux, on n'a pourtant jamais fini avec son pays natal.
Permettez au vieil écrivain que je suis de vous rappeler que ce terreau premier, où ont germé les émotions, heureuses et malheureuses de l'enfance, de l'adolescence avec ses amours, ses déceptions et ses espoirs, est irremplaçable. Toute mon œuvre en porte les traces profondes.
Nous souhaitons réintégrer la mémoire collective de l'Afrique du Nord, que notre place, historique, économique, et culturelle, y soit définitivement reconnue et assurée.
Nous souffrons de constater l'ignorance des jeunes générations de ce que fut notre participation, quelquefois militante, à l'Histoire du pays..."