Sinopsis : http://idemec.univ-provence.fr/IMG/pdf/MaisonAngela__5_Fr.pdf
Tunisie (photos et reportages)
Tunisie...qu'as-tu fait de notre mémoire...
Sinopsis : http://idemec.univ-provence.fr/IMG/pdf/MaisonAngela__5_Fr.pdf
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
14.7.12
Libellés : Italiens, La Goulette, la Petite Sicile, la Piccola Sicilia, Tunisia, Tunisie
Albert Braïtou-Sala le peintre des années folles
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
15.2.11
Libellés : Albert Braïtou-Sala, années folles, Ecole de Tunis, Jean -Pierre Allali, La Goulette, Les juifs de Tunisie, Tunisie
Bons baisers...de la Goulette

On les appelle les « Juifs tunes » à Paris, ils ont investi les quartiers de Belleville, du Sentier et du Faubourg-Montmartre. Pourtant, leur vie n'a pas commencé ici ; elle a pris racine de l'autre côté de la Méditerranée, en Tunisie. Ceux que la réalisatrice a rencontrés à Paris racontent la nostalgie d'un paradis perdu. Ils se souviennent, idéalisent parfois leurs 20 ans passés au bord de la mer dans le quartier de la Goulette, à Tunis, la douceur de vivre bercée par l'odeur du jasmin. Des souvenirs qui constituent un véritable ciment entre ces exilés depuis toujours attachés à la France.
De la Tunisie vers la France
La présence des Juifs en Tunisie remonte à plus de 2 000 ans.
Ils vivaient au côté des musulmans, s'habillaient comme des Orientaux, parlaient judéo-arabe. Longtemps, ils constituent une communauté pauvre, un peu à part. Au XIXe siècle, ils évoluent dans leur quartier, séparés mais aussi protégés. Pourtant, en Tunisie, les différentes communautés — musulmane, italienne, juive et française — ont vécu en bonne intelligence. L'arrivée des Français transforme l'économie du pays et fait marcher l'ascenseur social. Une élite juive s'installe alors peu à peu.
D'un autre côté, l'appauvrissement de nombreux Tunisiens fait naître un sentiment nationaliste. Puis arrivent les heures sombres de la guerre, 3 000 Juifs tunisiens sont déportés, leurs biens confisqués. Mais, après la Libération, ils décident de tirer un trait sur Vichy et demeurent attachés aux valeurs de la France, qui leur a déjà tant donné. La première rupture arrive en 1956 au moment de l'indépendance : la Tunisie devient officiellement un Etat arabe islamique, les Juifs perdent leurs repères, ne maîtrisent pas assez l'arabe. C'est alors qu'ils se tournent vers la France et partent avec les colons.
Au total, ils sont 55 000 à s'installer dans l'Hexagone, où la communauté se reconstitue. Entre-temps, leur regard s'est aussi porté vers le nouvel Etat d'Israël, 5 000 s'y installent. Ils vont vivre avec lui les soubresauts de l'histoire du Moyen-Orient, assister à la radicalisation de certains musulmans et à la montée de l'antisionisme du monde arabe, notamment à partir de la guerre des Six-Jours, en 1967. Autrefois 100 000, il ne reste aujourd'hui que 1 200 Juifs en Tunisie, beaucoup reviennent chaque année dans ce pays qu'ils n'ont jamais vraiment quitté.
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
3.5.09
Libellés : La Goulette, Les juifs de Tunisie, Tunis, Tunisie
La Goulette et la petite Sicile...
par Albert Siméoni dit Breïtou
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu qui ne crame.
Et le crépuscule a toujours son aube naissant
A la Goulette,
A la Piccola Chichilia
Le curé ne compte plus ses ouailles.
Les cloches se sont tues ma Mireille
Et la Madonna ne sort plus sous les vivats
Et les hourras sortis des voix sont à tout jamais tus.
A la Piccola Chichilia
Le glas s'est endormi
Et le carillon des cloches a disparu
Avec tous les kifs qui ne sont plus.
A la Piccola Chichilia
Les jeunes filles communiées
Pour la première fois maquillées
Ne passent plus durant les belles journées
Par les ruelles et impasses pavetèes
Dans leur robe blanche immaculée.
'..Signor ... ! Signor... ! Ma dove questo tempo ché non vivo più... !'
Les balancelles n'épousent plus, les quais de rocs
De l'Amiral Courbet, adossées au fort Charles Quint.
Au loin, le Bou Kornine ne veille plus
Sur les matelots et les marins pécheurs italiens
Et le phare du Bouraz a perdu de sa clarté.
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu.
Et le crépuscule à toujours son aube naissant
'...En chaque soir se lève un matin
Mais jamais un soleil ne s'éteint
Sans qu'un autre à son feu ne s'éveille.
On ogni séra si leva oun alba
Ma mai oun solé si spégno
Senza oun altro a suoi fuocco si sveglio... !
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
13.6.08
Libellés : Italiens, La Goulette, la Petite Sicile, Siciliens, Tunisie
Memoire d'un Goulettois...Les Balancelles...
Voici un magnifique récit de mon ami Albert ce merveilleux conteur à l'imagination débordante... Son talent ne se résume pas à cela, il a un humour fou et quelques minutes en sa présence vous font oublier les petits tracas de la vie. Il possède une acuité si particulière et peut restituer dans des sketchs, à mourir de rire, ce qu'il observe autour de lui.
Mais il peut aussi vous amener les larmes tant son âme est sensible.
C'est un vrai artiste...Et un vrai goulettois...
Le récit en 4 pages qui suit est un hommage à ses amis Italiens de la Goulette... Il mérite toute votre attention. Cliquez sur chaque image numérotée de 1 à 4 pour qu'elle s'affiche en grand.
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
5.6.08
Libellés : Balancelles, Italie, Italiens, La Goulette, Tunis, Tunisie
Un brin de jasmin fane...
Très joli titre que le titre de ce livre mais aussi si triste...
Extrait du commentaire du livre
par Jean-Pierre ALLALI
Nostalgie, nostalgie. Décidément, les Juifs de Tunisie, un demi-siècle après l’exil ont toujours le mal du pays, ce qu’ils appellent l’ « ouarche », une forme de spleen caractéristique des originaires du pays du jasmin.
Biochimiste et biologiste de renommée internationale, Paul Cohen, dont les travaux sur les hormones, les protéines et les facteurs de croissance font autorité, abandonne, une fois n’est pas coutume, ses microscopes et ses éprouvettes pour nous raconter, dans un opuscule aux paragraphes souvent un peu brefs, « sa » Tunisie.
Le retour au pays natal est l’occasion d’une plongée dans le temps jadis. Paul Cohen se souvient de l’Occupation allemande de la Régence, six mois sous la botte, son propre logement occupé par les forces de l’Axe, les amendes imposées à la communauté juive, le travail obligatoire.
Au lycée Carnot, dont l’administration a conservé les dossiers des élèves inscrits dans les années quarante et cinquante, l’auteur retrouve la trace de ses amis d’enfance. Des classes composées en majorités de jeunes Juifs, les Musulmans se retrouvant souvent en classes de TU, réservées aux élèves tunisiens désireux d’apprendre l’arabe.
A La Goulette, Bichi, le roi du poisson grillé et du « complet » n’a plus les fastes d’antan. Dans le dispensaire de l’OSE, quelques vieux Juifs, souvent grabataires, oubliés de tous, meurent peu à peu en silence. Au large du lac Bahira, l’îlot Chickli, émerge, immuable. L’avenue Gambetta arbore ses palmiers, les souks sont toujours aussi animés et la mosquée Es Zitouna domine les ruelles étroites.
A Salammbô et au Kram comme à Sidi Bou Saïd, les Juifs, omniprésents à l’époque, ont disparu. Reste le souvenir des beignets au miel brûlants d’huile chaude accompagnés de jus de feuilles de figuiers de Barbarie.
Tunis, dans les années cinquante. « Ya Khasra »…
Publié par
Michelle - Artiste Peintre
le
2.3.08
Libellés : Jasmin, La Goulette, Les juifs de Tunisie, Livre, Tunis, Tunisie








