Tu es rentré ce matin en anonyme ailleurs
Tu ne seras plus anonyme ici...
Je ne peux pas laisser la beauté de ton texte caché
Je ne peux pas laisser la force de ton cri tout seul
Je ne peux pas cacher mes émotions devant ton mal
Je ne peux pas cacher mes larmes devant ta sincérité
Dans cette main qui se tend, je pose la mienne
Pour qu'elles se rejoignent au-dessus de NOTRE Tunisie
Merci.
C'est ma réponse à ce qui suit
J'ai découvert ce blog par hasard. Je suis tunisien musulman expatrié au golfe depuis peu. La photo de la porte de Sidi Bou Said, puis l'amour de la Tunisie que j'ai senti dans chaque mot, que ce soit dans les articles ou les commentaires, a fait que des sentiments de nostalgie et de mal du pays refassent surface."Je pose la question à "ma Tunisie", pourquoi nous as-tu laissés tomber?
Nous étions nous aussi tes enfants."
Ça fait mal.
Je ne prétends aucunement répondre au nom de la Tunisie, de NOTRE Tunisie, mais ce dont je suis sûr c'est que un pays comme le notre ne devrait pas laisser tomber ses enfants. Ce dont je suis encore plus sûr c'est que ce n'est pas notre Tunisie qui vous a fait ça, mais c'est quelques uns de ses enfants. Quand je dis quelques uns je ne veux pas en minimiser le nombre, c'est peut-être quelques milliers, quelques millions ou même quelques générations. Notre Tunisie ne se limite pas à cela, c'est des milliers de générations qui durant des millénaires ont été un exemple de tolérance.
En mon nom personnel je demande pardon à mes compatriotes obligés à s'exiler. Et sans arrogance aucune, je me permet de vous demander - au nom de notre Tunisie – de ne pas utiliser l'imparfait. Vous êtes (et non pas étiez) aussi ses enfants







