Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook

Moi aussi...J'ai pleure...

Tu es rentré ce matin en anonyme ailleurs
Tu ne seras plus anonyme ici...
Je ne peux pas laisser la beauté de ton texte caché
Je ne peux pas laisser la force de ton cri tout seul
Je ne peux pas cacher mes émotions devant ton mal
Je ne peux pas cacher mes larmes devant ta sincérité
Dans cette main qui se tend, je pose la mienne
Pour qu'elles se rejoignent au-dessus de NOTRE Tunisie
Merci.

C'est ma réponse à ce qui suit


J'ai découvert ce blog par hasard. Je suis tunisien musulman expatrié au golfe depuis peu. La photo de la porte de Sidi Bou Said, puis l'amour de la Tunisie que j'ai senti dans chaque mot, que ce soit dans les articles ou les commentaires, a fait que des sentiments de nostalgie et de mal du pays refassent surface.
J'ai navigué sans méthode passant du jasmin, aux citations, au pépé aux yeux rieurs, puis soudainement j'ai senti mon cœur cesser de battre, mon estomac se nouer et mes yeux qui piquait. Comme d'habitude j'ai réussi à ne pas pleurer, ou plus exactement j'ai réussi à bloquer mes larmes. J'ai lu ça :
"Je pose la question à "ma Tunisie", pourquoi nous as-tu laissés tomber?
Nous étions nous aussi tes enfants."
Ça fait mal.
Je ne prétends aucunement répondre au nom de la Tunisie, de NOTRE Tunisie, mais ce dont je suis sûr c'est que un pays comme le notre ne devrait pas laisser tomber ses enfants. Ce dont je suis encore plus sûr c'est que ce n'est pas notre Tunisie qui vous a fait ça, mais c'est quelques uns de ses enfants. Quand je dis quelques uns je ne veux pas en minimiser le nombre, c'est peut-être quelques milliers, quelques millions ou même quelques générations. Notre Tunisie ne se limite pas à cela, c'est des milliers de générations qui durant des millénaires ont été un exemple de tolérance.
En mon nom personnel je demande pardon à mes compatriotes obligés à s'exiler. Et sans arrogance aucune, je me permet de vous demander - au nom de notre Tunisie – de ne pas utiliser l'imparfait. Vous êtes (et non pas étiez) aussi ses enfants

Les plus cadeaux...

Les plus beaux cadeaux sont les dessins de nos enfants que l'on garde précieusement comme un trésor...
Pour toutes les mamans, ces quelques roses de mon jardin...



RADICI...Un site et un magazine


Une belle rencontre, celle d'un site et d'un magazine fort intéressant que je vous invite à découvrir.
Il s'agit de RADICI "Racines" en français.
J'avais déjà envoyé 2 liens dans un précédent post consacré à la communauté italienne de Tunisie
avec un article sur le Quartier Bab Zira de Tunis, la Pâtisserie sicilienne "Letizia" et cet autre article "Au delà du détroit de Sicile, la Tunisie coloniale"

Dans le numéro de Mars/Avril 2008, un sujet qui ne manque pas d'intérêt puisqu'on y parle de l'architecture de Tunis aux accents d'Italie.



Tunis, quand la pierre parle italien De l’influence des Italiens sur l’architecture tunisienne
par Hayet Ennabli

Du temps du protectorat français, les Italiens venus en nombre ont marqué de leur empreinte la ville de Tunis. De leurs quartiers populaires d’habitation jusqu’aux constructions architecturales auxquelles ils ont oeuvré.

Déjà dans l’Antiquité sous l’empire romain, les échanges commerciaux séculaires entre l’Italie et l’Africa ont contribué à l’épanouissement de la région. À la fin de la puissance turque ottomane, à l’instar d’un Giuseppe Rey dépêché de son Piémont natal au palais du Bardo pour exaucer les voeux du Bey (souverain de la Régence de Tunis, vassal du Sultan de l’empire ottoman) en matière de construction architecturale, plus d’un Italien fuyant la misère de l’Italie méridionale vint s’installer au pays des beys qui offrait de larges possibilités d’emploi. Plus près de nous, c’est dans la gastronomie mais c’est surtout par leur sens artistique et leur savoir-faire artisanal que les Italiens ont marqué de leur empreinte la Tunisie moderne.
Selon Paul Sebag, « Vers 1860, leur nombre s’élevait à quelques milliers pour atteindre et sans doute dépasser le chiffre de dix mille âmes à la veille du Protectorat, se présentant alors comme la colonie européenne la plus nombreuse ». Avec le passage du pays sous l’autorité française en 1881, les migrants affluent de toutes parts. Le contingent le plus important est celui des Italiens qui quittent les terres pauvres des îles et du Mezzogiorno. Ayant une forte natalité, ils ont tôt fait d’accroître leur effectif et s’intègrent très rapidement dans le pays tout en maintenant leurs us et coutumes.

Un jour... Une Reine...



Présentation de l'éditeur

Roman historique évoquant la reine berbère d’un petit royaume juif ayant résisté à la conquête arabe au VIIe siècle
« C'est au cœur du massif des Aurès, dans le sud de l'Algérie et de la Tunisie actuelles, qu'au VIIe siècle vivait la puissante tribu berbère des Djéraoua, d'origine juive, dont la Kahéna était la reine. Cette femme, d'une beauté remarquable et dotée de pouvoirs étranges, prédisait l'avenir et guérissait les malades, jouissant parmi les siens d'une autorité indiscutée car elle rendait la justice avec équité mais savait aussi se montrer impitoyable. Lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ils envahirent l'Afrique du Nord, détruisirent Carthage et chassèrent les Byzantins installés dans les colonies côtières. Refusant d'abjurer sa foi, la Kahéna rassembla les peuplades de l'Ifrikia, de la Numidie et de la Mauritanie et, à la tête d'une armée innombrable, parvint à infliger aux Arabes une terrible défaite. Ce fut le dernier acte de résistance contre l'islam de cet étonnant peuple berbère, souvent méconnu, mélange d'anciens Libyens, Phéniciens et Juifs... Se fondant sur de nombreuses sources historiques, qu'il expose en annexe de ce roman, Didier Nebot reconstitue avec une force d'évocation rare la vie et les coutumes des tribus berbères au VIIe siècle. S'il s'attache à la figure exceptionnelle de la Kahéna, c'est aussi pour mieux relater cet épisode de la conquête arabe qui marqua un tournant décisif dans la destinée des pays du Maghreb. » (Présentation de l’éditeur)

Quelle absence...!

Oui, oui, je sais. Mon absence du blog fut un peu longue. Un mois sans un nouveau post... Pendant ce temps j'ai travaillé à préparer des toiles sur le thème du "désert" en vue d'une future expo.
Voici "L'Enfant des Sables", un tableau déjà ancien qui compose ma collection privée.