Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook
Affichage des articles dont le libellé est poème. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est poème. Afficher tous les articles

Alain Suied... poète de la déchirure...poète disparu

Alain Suied est né le 17 juillet 1951 à Tunis. Ses parents appartiennent à l’ancienne communauté juive de cette ville. Il n’a que huit ans lorsque sa famille part s’installer à Paris. Alain Suied est mort le 24 juillet 2008.
Je l'ai découvert en écoutant une conférence dans laquelle Claude Sitbon (sociologue historien) développait le sujet de la nouvelle littérature judéo-tunisienne qui a connu un essor vers les années 1976. Plus de 121 ouvrages. Il explique, et je cite, que "pendant toutes les années où les juifs tunisiens ont commencé à quitter le pays, ils n'avaient pas eu le temps d'écrire parce qu'ils étaient confronté à ce phénomène existentiel qui était la vie. Il fallait d'abord vivre..."
Ecrire pour ne pas oublier...Le pays perdu...


Voici 2 poèmes extraits du livre
"Au coeur du cri, un silence.
Au centre de la ville, un désert.
Au fond du sommeil, un éveil.
Tourne la clef :
le monde s’ouvre.
Transparent et premier
lointain et proche
mortel et nouveau.
Tourne la clef :
dans ta main, elle brûle
- l’étoile de la vérité.
Le chemin ne sépare pas :
il rapproche.
La porte ne dissimule pas
le secret : elle le donne."

"Est-ce que nous vivons dans le monde
ou dans son absence ? dans le passé
ou dans son refus ? Dans la peine
ou dans son dépassement ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis le regard sans distances
qui te conduira au coeur des choses
choisis l’enfance trop lucide
jamais le Savoir complice.
Est-ce que nous vivons dans le songe
ou dans sa déchirure ?
Dans l’asservissement ou dans son
rejet ? Dans la vérité ou dans l’oubli ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis. Aime la vérité intérieure
des êtres, jamais leur Désir factice."

ALAIN SUIED

La Ghriba...La Merveilleuse...

Huile sur toile

Poésie d'Albert Siméoni (Mémoires d’un Goulettois)

Jerba, très chère Jerba.....belle terre de nos aïeux
Tu abrites en ton sein notre bien aimée Ghriba.
Deux mille ans se sont écoulés depuis et déjà
Tu restes, sans paraître ridée, jeune à nos yeux.
Nous voici à nouveau, avec nos enfants, d’ici et d'ailleurs
Tous venus toujours plus nombreux, accomplir nos voeux.
Nos vieux, toujours fidèles à leur grande mémoire
N’ont pas oublié tes bienfaits d'hier encore ce soir.
Ghriba......Ya Ghriba, malgré le lointain qui nous sépare
De toi, ton souvenir jamais impérissable et éternel se pare
En ces jours du mois de Mai, à nouveau d'airs de fête
Jamais égalés, gais et pleins de ferveur dans nos têtes.
Jerba......Toi la douce, tu nous accueilles chaque année
Comme jadis tu recevais avec le même élan nos pèlerins
Dans la joie, dans la chaleur et avec une tendre sérénité.
Nous te remercions encore aujourd'hui et toujours sans fin.
Ghriba......Ya Ghriba de Jerba, écoute donc les prières
De ceux qui sont venus vers toi les mains tendues.
Accomplis et exauce toutes nos demandes premières
Afin que nos cœurs repartent sereins mieux qu'hier.