Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook

Je reviendrai ...


Je reviendrai Rue des Forgerons...


Je reviendrai pour ton parfum...le cœur battant avec mes larmes

Je reviendrai Rue des Forgerons avec mes parents et la musique de l’enfance.

Je resterai là les yeux dans le vague, à vous chercher
Je resterai là avec mes attentes et vos ombres
Je sentirai le vertige dans l'impasse et même si j’ai grandi

Je sentirai la dureté du renoncement de ne plus pouvoir vous serrer dans mes bras…

Si j'avais des babouches magiques...

Aujourd'hui...Je serai allée retrouver ces ruelles de la Médina pour une ballade comme celle offerte par Amine ce matin à travers ces magnifiques photos...






Nabeul lumière...

Quelle belle lumière...
Quelles belles photos de Mourad...


Cliquez sur les photos pour les agrandir



La presence de l'absence...

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 65x50
La qualité de la la photo n'est pas trés bonne. C'est une photo d'une photo.
Je n'ai plus le tableau, il a trouvé sa place sur d'autres murs.

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 55x38

Des murs où figurent l’absence de ceux qui ne sont plus là…le dépouillement…le vide…
Quitter ses racines, c’est être contraints à être des étrangers, étrangers aux autres, étrangers à nous-mêmes.
Alors je peins mon jardin d’Exil…entre lumière et couleur...


Photo grande synagogue de Tunis

Rue des Forgerons...

Je l'ai bien connue la rue des Forgerons de Nabeul. Et le souvenir est bien précis. C'était le passage obligé pour rendre visite à mes grands-parents. Et à chaque fois, j'avais droit à cette phrase de ma mère "ne regarde pas...c'est dangereux pour les yeux". Cette injonction qu'elle répétait inlassablement de crainte que les étincelles de feu ne viennent blesser ma vue...

De la rue des Forgerons, ce texte écrit par ma cousine qui n'est pas née dans cette ville mais qui porte en elle toute cette mémoire...Si les vécus sont différents, ils se rejoignent autour de ces quelques mots "Souk al Haddada"... ces mots... l'essence même de notre patronyme...


Rue des Forgerons

Je ne marche pas.
Je me confonds un instant avec le lieu, avec ma propre déambulation, mon regard tourné vers le minaret illuminé, le soir tombé. Les hommes encore assis attablés et l’odeur du pain, il est encore temps, il est toujours temps de saisir le dernier pain comme si la journée alanguie offrait non pas ses derniers moments, mais le commencement d’une vie crépusculaire attisée par la disparition progressive des formes, des choses et des corps.
Ni affairement, ni précipitation, je règle sans conscience mon allure sur les dalles, dans l’alternance des lumières et des ombres de la ville. C’est la lenteur, la lenteur de mes pas qui me guident, comme le prolongement de ce qui se tient derrière les portes ouvertes.
Je suis là, je suis dans cette extrême simplicité, ravie d’avoir parcouru l’espace qui sépare la cour intérieure de la place toute proche dans la splendeur du soir.
Sales, étroites, sombres, mêlant l’odeur du cuir aux détritus qui jonchent les angles fouillés par les chats en déroute, qui pourrait dire pourtant la sensation d’une révélation.
La gloire brutale de la nuit dans la ruelle !!

Corinne Haddad

L'amitie n'a pas de frontieres...

Elle devrait ressembler à cette chanson de Françoise Hardy...
Je la dépose sur le blog à tous les amis de passage...et à ceux qui me témoignent jour après jour leur fidélité.
Que c'est bon de la réécouter...



FRANCOISE HARDY-L'AMITIE

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois

Je l'ai ramene dans mes bagages...

Oui, j'ai ramené ce livre...
Comment aurais-je pu résister? Quand les mots Tunisie, ma mère m'invitaient déjà au voyage... Il était là sur les rayons du magasin parmi une multitude d'autres livres et mon regard fut d’emblée captivé par la photo de cette femme au visage si doux et si belle... Et de la douceur, et de l’émotion, il y en a partout…Ce livre n’est pas un simple livre de cuisine, c’est le livre d’une vie tunisienne, d’une histoire familiale, d’une très belle histoire de transmission… Et de l’humour il y en a aussi comme ce passage du livre où l’on s’attend à tout sauf à trouver ces quelques lignes :
« J’ai été comme un poisson dans l’eau à New York. Si j’ai tellement pensé à Tunis là-bas, c’est que j’y ai retrouvé les vieux Italiens assis à la porte de leur boutique, en train de discuter ou de se disputer avec leurs copains. Juste un petit souvenir. La fois où je me suis retrouvée sur Madison Avenue, le nez en l’air, à admirer ces merveilleux gratte-ciel, une pita à la main, la bouche pleine, dégoulinante d’huile. Personne ne s’étonnait. De toute façon, New York c’est Tunis, on bouffe à tous les coins de rue. »