Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook

Menzel d'Or...

Huile sur Toile 73 x 54

Mémoire des images, des sensations, des mots … Toutes ces choses que l’on cherche à fixer de peur qu’elles nous échappent…
Est-ce ce quelque chose du temps de l’enfance où l’on ne sera plus jamais…que je veux sauver
à travers mes tableaux?
Voici mon dernier tableau. Il est là aujourd'hui pour ceux qui ne pourront pas le découvrir demain en marge de la conférence "Tunisie : diversité culturelle et modernité".

Tunisie : Diversite culturelle et modernite



"Diversité culturelle et modernité " thème d'une conférence qui aura lieu le lundi 17 mars 2008 à l'Institut du Monde Arabe de 15 h 30 à 19 h. Voir le programme en cliquant sur les photos.

En marge de la conférence, il y aura une exposition de tableaux. Les peintres, tous des enfants de la Tunisie issus de cette diversité culturelle, viendront présenter leur travail.

Il ne reste plus que quelques jours, il est demandé de bien vouloir confirmer votre présence à la conférence
Par Téléphone , message ou SMS au 06 69 75 59 67
Par mail : groupement.ass@Gmail.com

La petite fille aux pieds nus...

Sur le balcon de ma maison
J’avais un petit compagnon
Parfois nous causions ensemble
De nos rêves secrets en silence...

Sur le balcon de ma maison
La petite fille aux pieds nus
Jetait son marin à la rue
Aux dires de ma mère
Ne comprenant pas pourquoi…
Par ce geste si souvent répété
J’étais assurée de son retour vers moi.

Avec les enfants de ma rue
Sur l'asphalte les pieds nus
Nous inventions jeux et rondes
dérangés par le passage fugace
De quelques ombres mouvantes...
Avec les enfants de ma rue
Cris et chamailles mêlés au hi-han
d'un âne agacé d'un chien errant
Nous brisions le silence et la poussière des rues
Là-bas...
Comme tous les enfants du monde...




Je voulais apporter un éclairage sur la 1ère photo qui est le résultat d'un montage à partir d'une photo de Mourad avec un effet vieilli où j'ai rajouté un enfant sur le balcon et son jouet (un petit marin) lancé dans la rue. Le jeu du "Fort-da" décrit par Freud, par le jeu de la bobine.La 2ème photo des petites filles jouant dans une ruelle de Tunisie a été vieillie volontairement. Vous trouverez l'original ici.

Un brin de jasmin fane...

Très joli titre que le titre de ce livre mais aussi si triste...

Extrait du commentaire du livre
par Jean-Pierre ALLALI

Nostalgie, nostalgie. Décidément, les Juifs de Tunisie, un demi-siècle après l’exil ont toujours le mal du pays, ce qu’ils appellent l’ « ouarche », une forme de spleen caractéristique des originaires du pays du jasmin.
Biochimiste et biologiste de renommée internationale, Paul Cohen, dont les travaux sur les hormones, les protéines et les facteurs de croissance font autorité, abandonne, une fois n’est pas coutume, ses microscopes et ses éprouvettes pour nous raconter, dans un opuscule aux paragraphes souvent un peu brefs, « sa » Tunisie.
Le retour au pays natal est l’occasion d’une plongée dans le temps jadis. Paul Cohen se souvient de l’Occupation allemande de la Régence, six mois sous la botte, son propre logement occupé par les forces de l’Axe, les amendes imposées à la communauté juive, le travail obligatoire.
Au lycée Carnot, dont l’administration a conservé les dossiers des élèves inscrits dans les années quarante et cinquante, l’auteur retrouve la trace de ses amis d’enfance. Des classes composées en majorités de jeunes Juifs, les Musulmans se retrouvant souvent en classes de TU, réservées aux élèves tunisiens désireux d’apprendre l’arabe.
A La Goulette, Bichi, le roi du poisson grillé et du « complet » n’a plus les fastes d’antan. Dans le dispensaire de l’OSE, quelques vieux Juifs, souvent grabataires, oubliés de tous, meurent peu à peu en silence. Au large du lac Bahira, l’îlot Chickli, émerge, immuable. L’avenue Gambetta arbore ses palmiers, les souks sont toujours aussi animés et la mosquée Es Zitouna domine les ruelles étroites.
A Salammbô et au Kram comme à Sidi Bou Saïd, les Juifs, omniprésents à l’époque, ont disparu. Reste le souvenir des beignets au miel brûlants d’huile chaude accompagnés de jus de feuilles de figuiers de Barbarie.

Tunis, dans les années cinquante. « Ya Khasra »…