Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook

Que la fete commence !

Comment être de la fête dans ces périodes de troubles... Je trouve que nos sociétés ont perdu ce "punch", cette légèreté ambiante...

Paris a beau s'habiller de lumières, la lumière ne brille plus dans les coeurs.
Trop de misère, trop de souffrance, trop de trop...

Fête des lumières !
Hannucah est la fête que je préfère.
Sans doute à cause de ces lumières qui illuminent les
foyers et les rendent si joyeux...
Et puis n'est-elle pas cette fête celle d'un miracle !

Noel aussi est une fête de la lumière.
Cette lumière qui brille dans les yeux des enfants
dans l'attente de leurs rêves exaucés...
Bonne Année à Vous !


La lettre a mon pere...

Présentation du livre :

"Et maintenant, Lila, je vais te dire une chose qui me brise le coeur mais que je crois indispensable à ton bonheur et à celui de Freddy..."
Freddy c'est Frédéric, l'auteur de ce livre. Lila est sa mère, et ces lignes ont été écrites par Gilbert Scemla, juif français de Tunisie, le père de Freddy, le mari de Lila, ancien élève de l'Ecole polytechnique, peu de temps avant qu'il ne soit exécuté par les nazis.
Si Frédéric Scemla, plus tard Gasquet, a été malgré tout heureux, pour suivre l'injonction paternelle, il le doit à sa mère et à son père adoptif qui a été son père "sur terre tandis que l'autre père était au ciel". C'est à soixante ans, pour ses enfants, pour lui-même et pour l'histoire, que Frédéric a conçu le projet de reconstituer la vie, les derniers mois surtout, de son père Gilbert, de son grand-père Joseph et de son oncle Jean, tous trois assassinés par les Allemands en 1944 à Halle (Saxe-Anhalt). Une quête opiniâtre de la vérité qui l'a mené jusqu'à la découverte de l'horreur particulière de leur mort.
Dès lors, il y a lieu de croire que le "devoir" d'être heureux s'effaçait devant celui, plus essentiel, de vivre, c'est à dire d'écrire, de témoigner. Ce devoir-là a été rempli. Il l'a été par la lucidité et la rigueur quasi scientifique du récit, par la ferveur de l'hommage aux trois martyrs, mais il l'a été par-dessus tout par l'amour, à la fois si difficile à inventer et si éblouissant dans son accomplissement, pour le père que Frédéric n'aura jamais connu.

Le Chant des Mariees...

Je connais personnellement Karin la réalisatrice du film. Elle a vécu en Tunisie.
Un petit clin d'oeil à Lilia qui se reconnaitra dans ces deux personnages l'une arabe, l'autre juive, ces deux cultures aux destins pourtant si liés avant que le cours de l'histoire n'en décide autrement...


Plus d'infos sur ce film
5 vidéos du film sur ce lien :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18845615&cfilm=131759.html


Tunis, 1942. Nour et Myriam, 16 ans, sont amies depuis l'enfance. Elles partagent la même maison d'un quartier modeste où Juifs et Musulmans vivent en harmonie.
Tel est le décor du nouveau long métrage de Karin Albou, « Le chant des mariées », dont la sortie est prévue le 17 décembre 2008 en France.
Chacune des deux héroïnes du film désire secrètement vivre la vie de l'autre : tandis que Nour regrette de ne pas aller à l'école comme son amie, Myriam rêve d'amour. Elle envie les fiançailles de Nour avec son cousin Khaled, sorte de fantasme partagé de prince charmant.
Mais en novembre 1942, l'armée allemande entre à Tunis, et les Nazis soumettent la communauté juive aux premières interdictions…

Tunis, aux allures de la Belle Epoque...

Tunisia Palace Hôtel

Magnifique édifice ! Existe-t-il toujours ? Qu'est-il devenu ? Les questions restent posées pour moi qui connait si mal Tunis. Ce petit reportage photo est tiré d'un livre que nous devrions tous posséder "Tunis 1900" d'après les célèbres photographes Lehnert & Landrock.
Il commence ainsi :

"Cet hiver, il ne me sera plus possible de revenir en Tunisie, mais l'année prochaine, Inschallah. Mon âme est en Tunisie, et surtout à Sidi Bou Saïd."
Rudolf Lehnert à Alexandre Roubztoff le 23 nov. 1922

Inchallah...

Chaque image s'agrandira en cliquant dessus.





























Bonnes fetes

Petite composition personnelle pour les fêtes de l'Aïd. Bonnes fêtes à tous !


Chacun sa Mediterranee...

Les bleus de Nabeul
Photo empruntée sur le site suivant
http://www.panoramio.com/photo/2518747

Chacun sa Méditerranée...

Que l’on soit né sur ses rivages
Rencontrée le temps d’un voyage
Adoptée comme une terre promise
Elle est là…
Mer unique aux rêves multiples.
Elle est belle…
Nous y avons été si heureux
Quelle folie d’habiter loin d’elle
Quelle absurdité de s’en être exilé.
Elle est mon rêve…
J’ai faim de ses orangers, de ses figuiers
Je veux me saouler au scintillement de ses bleus.
Elle m’attend…
Je suis de sa terre, de ses couleurs, de ses parfums
Je lui ai fait ma promesse, je reviendrai vers elle.


Al Djezair...

Ecoutez El djezaïr, dès l'ouverture du lien
http://www.guynarboni.com/wordpress/?page_id=20

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué…

Je cherchais " le Ville de Tunis "
J’ai découvert un auteur interprète bouleversant
J’ai entendu El Djezaïr et la voix de ses souvenirs
Et j’ai tremblé…
Comme moi, comme nous, il chantait son jardin,
sa ville blanche…
De sa voix grave et vibrante aux accents de Reggiani
Il unissait dans un rêve les mains de Vincent,
Mustapha et Samuel.
Alors je lui ai écrit…Et j’ai tremblé encore…
Ce n’était plus sa main qui répondait
Mais celle de Rébecca sa fille, encore dans sa douleur
« Papa nous a quittés le jour de la Fête de la musique… »

C'était en juin, je ne savais pas…

Découvrez cet auteur qui n’a jamais pu s’y faire
à ce monde à l’envers et à la bêtise des hommes…

Ne manquez pas ce magnifique texte "ma mère"
et d'autres encore...




Voici le site qui m'a fait connaitre Guy Narboni. Tout est parti de là et d'une recherche sur le "Ville de Tunis" avant la panne informatique.
http://www.resonance-online.com/article.php?fiche=9410

Merci à vous tous d'avoir attendu mon retour avec patience. J'ai perdu pas mal de données concernant mon blog dans mes documents, des articles prêts à être publiés, photos, etc....
L'essentiel c'est que soyez toujours là pour continuer l'aventure....de la Tunisie et moi...

Un énorme problème informatique. Je reviendrai quand tout sera remis en ordre.
A bientôt

La-bas, mon pays...

C'était hier... par une nuit où le sommeil tardait à venir que j'ai allumé l'écran pour tomber sur la diffusion du film d'Alexandre Arcady " Là-bas, mon pays". Je l'avais déjà vu au moment de sa sortie en 2000 et il m'avait touchée à un tel point que les sanglots m'avaient accompagné tout au long de la projection.
L'histoire se passe à Alger comme elle aurait pu se passer à Tunis ou Casablanca...excepté le climat politique totalement différent. Cette histoire c'était un peu la mienne...Que de vies blessées, d'amours impossibles, de morts que l'on laisse derrière soi pour un ailleurs glacial que l'on ne connait pas vraiment.
Le héros interprété par Antoine de Caunes est un journaliste de renom sur une chaine de télévision. Il avait quitté l'Algérie en pleine guerre civile à 17 ans laissant derrière lui Leïla son amour passion et impossible... Un soir, il reçoit un appel au secours de Leïla et s'envole pour l'Algérie. Il se retrouve face à ce passé qu'il avait tenté d'oublier mais qui le rattrape...
L'histoire faite de flash-back nous montre l'évolution des êtres qui faisaient partie de son enfance algérienne. Tel Nissam, interprété par Samy Naceri, son ami du lycée Bugeaud militant actif du FLN qui lui disait ses rêves d'une Algérie où tout était à construire et qui finira par combattre un fléau de la terreur au sein même de son pays.
Telle Nelly Azera jeune médecin, interprétée par Mathilda May, dont la mère meurt dans ses bras juste avant son départ, laissera celle-ci reposer sur le sol d'Alger pour l'éternité.
Ou Leïla, interprétée par Nozha Khouadra, dont le père la séquestrait pour les empêcher de s'aimer, vivra le même enfermement avec son mari. La scène sur le port d'Alger où Leïla réussit à échapper à la vigilance de son père pour une dernière étreinte avec le héros, est d'une telle intensité qu'elle nous fait comprendre l'ampleur de cette déchirure qui ne cicatrisera jamais pour ceux qui sont restés ou partis...
Partis...sur le "Ville d'Alger". C'était pour la plupart des pauvres gens, loin des tractations des puissants, et les voir s'engouffrer dans le ventre du bateau m'a fait mal, même trés mal. C'est une scène intolérable. Voir s'éloigner ce pays qui restera au fond d'eux-mêmes le leur à jamais...
Que c'est beau Alger...!





Le "Ville de Tunis"

Tunis, le Cafe de Paris

Tunis, la gaieté de ses belles avenues, les marchands de jasmin, de glibettes...Les belles filles qui passent... Nous sommes en 1953, cette terrasse du café de Paris c'est leur quotidien, ils sont amis, ils sont peintres et leurs noms mythiques évoquent l'âge d'or de la peinture tunisienne, l'Ecole de Tunis.
Je regarde cette photo et je me dis comme ils semblent heureux ceux-là...Et je crois bien qu'ils l'étaient.
Comment ne pas l'être dans cette Tunisie qui avait tous ses enfants réunis...

Les bleus de ma memoire

Volutes de voiles Huile116 x 81

Des arbres peints en bleu, voulait le poète*
Le peintre** osa et les arbres furent bleus…
Et l’ombre alors ?
« Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible »
Avait-il répondu !
Mais savait-il ce passionné des muses des tropiques
Que dans le pays d’où je viens tout est bleu …
Tout ce bleu, tant de bleus inscrits en moi.
Au-delà de la mer, loin de ses rives bleues
Je connais par cœur sa lumière, ses ombres bleues
Le bleu de ses nuits et pur de son horizon...
Le bleu de ses portes et parfumé de ses embruns
Bleue ma couleur, mon amie, ma douleur…
Je te malaxe, te pose comme une caresse sur la toile
Tes nuances me calment, je les façonne comme un bien précieux
Bleu mon port d’attache, mes vibrations, mon jardin bleu…

* Baudelaire
** Paul Gauguin - les arbres bleus

C'est la fete on chante et on danse










Il est vraiment magnifique ce jeune homme. Encore un qui n'est pas prêt d'oublier notre merveilleuse Tunisie. Ca fait partie de notre ADN, nous n'y pouvons rien! Il s'appelle Yehouda Zeitoun, il chante en arabe et en hébreu, le répertoire de l'âge d'or de la musique arabe. A découvrir!

1er lien
http://www.dailymotion.com/video/x63y44_yehuda-zeitoun-la-star-de-la-chanso_music
2ème lien
http://www.dailymotion.com/video/x6c3iu_star-tunisienne-montante-a-letrange
Merci Artiste tunisien d'avoir mis en ligne ces vidéos.
(Toutes mes excuses, j'ai été obligée d'enlever la vidéo car cela ralentissait le chargement de mes pages)

Bonne annee, Shana Tova et Aid El Fitr Mabrouk...

Non, je n'ai pas encore commencé à arroser ma soirée, c'est réellement le nouvel an juif.
Ce soir nous mangerons beaucoup de miel pour que l'année soit douce. Et quand les rouleaux s'ouvriront, les prières iront vers tous les enfants d'Abraham...


Mais qu'est-ce qui fait courir tous ces Michel-le?

La Tunisie, pardi !!!

Mes Secrets Bleus and me...
C'est la faute du soleil...



"Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule."
de Michel Giliberti ici

Pittori italiani in Tunisia
Voici le premier témoignage de l'exposition du Palais Kheireddine.
C'est la lecture de Jalel El Gharbi sur le tableau de Michèle Dell'olio.
Pour la lire, cliquez ici

Editions cartaginoiseries - Parution : 3e trim. 2008
L'auteur, Michel Auguglioro, est né à Tunis en 1937, de parents natifs de Tunisie issus des émigrations italienne et française de la fin du XIXe siècle.
Profondément attaché à cette terre qui l’a vu naître, il a voulu apporter un témoignage sur cette période du Protectorat. A travers l’histoire d’une famille (la sienne), c’est un peu de l’histoire politique, économique et humaine de la Tunisie, avec son cortège de déchirements, d’amitiés et de haines, d’espérances et de peines. Les anecdotes souvent rapportées dans le langage coloré du petit peuple sont autant de témoignages de la vie que partageaient les Tunisiens, musulmans ou juifs,les Français, les Maltais et les Italiens. La recherche de l’identité est un sujet récurrent pour tous les transplantés ou pour leurs descendants. Ils ont besoin de se rassurer dans un temps où les communautarismes pointent leurs nez.
LA PARTENZA est un message de fraternité et de tolérance, une déclaration d’amour de l’auteur à sa terre natale autant qu’à sa terre d’accueil. La Sicile de ses grands parents n’est pas pour autant oubliée, mais elle est devenue une terre totalement étrangère à laquelle il veut bien se référer « le temps d’une chanson ou d’un plat de raviolis à la ricotta ».

Michel Boujenah et ses magnifiques... Et...

Bienvenue Mika ben Miled sur mon blog...

C'est le genre de mail que je préfère recevoir car les pubs vantant les mérites des pilules bleues, roses etc. ça devient agaçant et intrusif. Mais ce matin j'ai reçu celui-là de la part de l'éditrice Mika me présentant son catalogue et sa maison d'éditions. Et au cas où vous ne l'auriez pas compris LOL, tout ce qui se rapporte à la Tunisie titille ma curiosité et capte mon attention. Je pense que cette maison d'éditions est connue du public tunisien mais peut-être pas des autres. Alors voilà...


Mika ben Miled
2 rue Sophonisbe 2016 Carthage Tunisie
(+216) 71 732 594 (répondeur) mêle : mikabenmiled@gnet.tn
Découvrez les éditions cartaginoiseries (sans majuscules, et sans h). Pourquoi avoir choisi ce nom qui fait inévitablement penser aux chinoiseries, viennoiseries… et autres futilités ? Pas si futile, la référence à la Salammbô de Flaubert, à qui certains critiques avaient accolé l’épithète de « carthaginoiserie ». Et puis, parce qu'à Tunis, depuis un certain temps, on accole le nom de Carthage à des dizaines de produits, à des dizaines de lieux situés à des dizaines de kilomètres à la ronde…
Ma maison d’édition, elle, est située à Carthage-tout-court (dit Carthage-Hannibal).
Je veux la consacrer à faire connaître des « paysages littéraires pittoresques » du patrimoine méditerranéen, en éditant des textes inédits ou anciens.
Mika ben Miled
http://www.cartaginoiseries.org/

Si vous passez par la....

Quand on a la chance d'être en Tunisie en ce moment, on ne doit pas manquer cette exposition sur les Peintres italiens de Tunisie, témoins de notre histoire, du 18 septembre au 15 octobre 2008. Alors allez-y ! Si quelqu'un parmi vous pouvait faire un reportage photos plus texte, je me ferai un plaisir de lui offrir cet espace.
Maurizio Valenzi, Antonio Corpora, Moses Levy ...Ces artistes italiens bien de chez nous...
A l’«Ecole italienne de Tunis»...Voir l'excellent article sur La presse.tn Exposition organisée par l’Institut italien de la culture à Tunis, sous le patronage du ministère de la Culture et de la Mairie de Tunis. Deux lieux : Palais Kheireddine (musée de la Ville de Tunis), Dar Bach Hamba (9, rue Bach-Hamba). Du 18 sept. au 15 oct.