Milan Kundera

" Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi ".

Deutéronome Ch.4 Verset 9

Deutéronome Ch.4 Verset 9
Guestbook

Tout le bonheur du monde...

Pour 2008
et de la douceur comme les paysages de Toscane...


Photo personnelle d'une petite escapade à Firenze sous le soleil d'hiver...Merveille en ce monde...Sur les pas des innombrables artistes qui ont fait de cette ville un chef d'oeuvre...

Comme le disait un Toscan célèbre, Malaparte "tout ce qui parait miraculeux, de grâce et de pureté en Toscane, ce sont les Toscans qui l'ont fait ; hommes et saints…"

Les fetes...Instants de partage...

Elles ont commencé avec la Fête des Lumières...

Elles se déroulent en ce moment avec la Fête de l'Aïd...

Et bientôt les Fêtes de Noël...

Bonnes fêtes à tous mes visiteurs. Oeuvrons à ce que 2008 soit une trés belle année. Tout est entre nos mains...

Dix ans deja...

Il y a dix ans, j’étais revenue dans la maison blanche au bout de l’impasse, celle de mes premiers pas, de la porte bleue…

Où ceux de passage entraient comme chez eux. Pour quelques bavardages, prenaient place et chacun avec sa petite histoire se livrait à « Omi Alice » comme ils l’appelaient… Sur sa chaise de repos, extirpée d’un somme, elle recueillait humeurs et rumeurs de la ville.

Toujours disponible, détentes bien brèves , sans relâche ma grand-mère travaillait… Levée la première, une table toujours dressée, elle accueillait chacun selon ce qu’il aimait. Ah! Les fameux œufs battus du matin ou la soupe de "Drôo"! "Mange...C'est pour te fortifier!".

De ses heures passées en cuisine, des odeurs et saveurs de mets épicés ou sucrés qu'elle réalisait avec talent… Elle n’avait pour seul bonheur, nous voir savourer, nous resservir encore un peu…

Quand je revois ces photos, je l’aperçois debout devant la porte au milieu des deux fenêtres bleues, vêtue d’une blouse fleurie, la peau brunie de soleil, veillant de ses yeux de braise sur nous tous… C’est qu’elle était coquette ma grand-mère. Comme elle sentait bon l'eau de rose et la fleur d'oranger...!

Haute comme trois pommes, j’adorais la regarder maquiller ses yeux de Khôl, poudrer sa peau… Mais ce que j’aimais par-dessus tout, c’était fouiller dans ses tiroirs et humer les parfums de ses produits de beauté qui m'envoutaient…

Je crois bien que je ne faisais pas que cela ! Une vocation naissait le barbouillage...


Merci Mourad...

Je ne te connais pas mais je ne cesse de découvrir ta gentillesse. Ce commentaire laissé comme une bouteille à la mer sur ton site de photos de Nabeul a trouvé un tel écho que, depuis, tu es devenu mon photographe personnel de l’autre côté de la rive…
C’est aussi grâce à toi que j’ai retrouvé mes pas d’enfant dans l’impasse et le passage obligé devant la mignonne petite synagogue devenue depuis une bibliothèque, tous ces clichés que tu as pris pour moi un dimanche matin sous le soleil d'hiver...

Mes joies quand nous prenions les calèches sur l’ancienne route de la plage… Que c’était bon d’apercevoir soudain la mer, de se précipiter pour enjamber les balustrades à la romaine, sauter sur le sable brûlant, et courir très vite vers l'eau...
Pour rien au monde, je n’aurais manqué ces bains de mer se terminant à l’ombre de "la Pergola" la faim au ventre autour d’une « kémia » au goût de chez nous…

L’image est là… J’ai le goût du sel sur mes lèvres… Le scintillement de l’eau au fond des yeux…


Livre : Juifs et Musulmans en Tunisie

Ce livre sorti en juillet 2003 m'avait complètement échappée. Je n'ai trouvé qu'un seul commentaire de lecteur qui en une phrase intelligente résume ce que furent les rapports de nos 2 communautés. Souhaitons que ce commentaire ne reste pas isolé et s'il y a parmi vous d'autres lecteurs de cet ouvrage, je serais heureuse de lire vos impressions :
"Juifs et musulmans en Tunisie, voici un ouvrage tant attendu qui intervient dans une conjoncture délicate marquée par une incompréhension mutuelle et chaotique entre les peuples.
La longue cohabitation, savamment décrite par les auteurs, entre juifs et musulmans en Tunisie, montre bien que notre passé était plus intelligent que notre présent."



Couverture du livre d'après une photo de LEHNERT

Pendant plus de mille ans, des juifs et des musulmans ont vécu ensemble en terre tunisienne. La communauté juive comptait à la veille de l'indépendance près de 100 000 âmes réparties sur tout le territoire ; elle est réduite aujourd'hui à moins de 2 000 personnes, résidant à Tunis et Djerba, et très marginalement à Sfax et Sousse.
Pourquoi cette coexistence plus que millénaire s'est-elle brutalement interrompue en l'espace de quelques décennies? Qu'est-ce qui a séparé définitivement la branche juive de cette terre qui aurait abrité les premiers exilés d'une Jérusalem saccagée?
Ce livre réunit pour la première fois les contributions des chercheurs de France, de Tunisie et d'Israël qui ouvrent ainsi un axe de communication transméditerranéen : judaïsme vu par l'Islam, regard juif sur le monde musulman. Isaac et Ismaël se retrouvent pour parler de sémitisme commun.

L'Ecole de Tunis et ses peintres...

Comme le faisait si justement remarquer une amie bloggeuse, on ne trouve pas grand chose sur le Net concernant les artistes peintres tunisiens. Aujourd'hui, je voulais vous présenter un peintre Jellal Ben Abdallah avec une oeuvre photographiée à partir d'un de mes livres d'art ainsi qu'un extrait d'une présentation de l'artiste.
De temps à autre, je parlerai des peintres tunisiens en utilisant des documents personnels.


Cliquez sur les photos pour les agrandir

Si Ch'ha m'etait contee...

Contes Judéo-Arabes ici
La fête battait son plein. La mariée se tenait, immobile... comme une mariée. Assise sur son trône élevé, parée, fardée, attifée comme une poupée, tellement chargée de robes et de bijoux que tout mouvement lui est difficile, la mariée attend. C'est une belle et grande femme... un peu trop grande peut-être. Enfin vient le moment de se retirer et d'aller dans la nouvelle maison avec son mari. Le cortège arrive devant la porte de la nouvelle demeure, mais ô stupeur, la mariée est bien trop grande ! Impossible de lui faire passer la porte ! Ou alors, c'est la porte de la maison qui est trop basse. Comment résoudre ce problème ? Chacun y va de son conseil :
- Il faut démolir le linteau de la porte !

- Il faut couper la tête de la mariée !
- Non, lui couper les jambes !
On s'échauffe, on s'én
erve, la mariée pleure et re-pleure.
A ce moment passe Ch'ha.

Il observe la scène. Et puis il s'avance et brusquement, il donne un coup sur la nuque de la pauvre fille qui baisse la tête et est projetée en avant. Elle passe ainsi la porte. C'est le délire ! Les youyous reprennent ! On porte Ch'ha en triomphe...

Quand on ne trouve pas une solution simple à un problème simple on dit :
- La porte de la maison est trop basse et la mariée est trop grande.

On reste encore un peu...Sur la Colline des Poetes...

"Au hasard des ruelles" Huile sur bois 61x43

Qui n'a pas immortalisé par une photo cet endroit que l'on découvre, au hasard des ruelles, subjugué par tant de beauté...
Je l'ai fait aussi et cela m'a donné envie d'en faire un tableau qui trône devant moi tous les jours
et qui illumine mon espace quand le ciel de Paris décline tous ses gris...