mercredi 24 juin 2009

Ma Tunisie...Mes tableaux...

J'ai réuni pour vous une partie de mon travail sur la Tunisie accompagné d'une chanson d'Amr Diab.


dimanche 14 juin 2009

Mektoub...

On le disait chez moi pour toutes les choses de la vie heureuses, éprouvées, empêchées
C’était le mektoub…
Enfant, ce mot me faisait peur. L’idée que tout soit écrit d’avance était en soi une forme d’acceptation, de résignation quand le mektoub se riait de nous.
Il était l’explication à tout…Un mot pour soulager les maux d’une vie…Une réponse pour
l’inacceptable…
Maintes fois j’ai dit non au mektoub de ma culture. Je voulais être comme le marin qui ne peut décider d’où souffle le vent mais qui est capable d’orienter sa propre voile pour arriver à bon port.
C’est ainsi qu’un matin, je me surprends à le prononcer ce mot envoyé aux oubliettes.
Ce n’est pas mon mektoub…Ai-je répondu !

Photo plage de Nabeul - copyright Nabeulretrouvailles
En tête-à-tête …

Mektoub, pourquoi as-tu frappé à ma porte...

Alors que j’avais rendez-vous avec ma ville là-bas.
Depuis des mois se préparaient nos retrouvailles
Et chaque jour qui s’éteignait me rapprocher d’elle.

Je voulais m’enivrer à nouveau des parfums d’oranger
Soufflés par le vent dans ses rues étroites et tièdes
Et pénétrer tous les secrets de ses murs blancs chaulés

Je voulais cueillir les sourires de ma ville là-bas
Et écouter ces mots si lointains mais si familiers
Salam, sbah al kheir, Marhaba bik ya Lella…

Je voulais refaire le chemin à l’envers,
Et redevenir la petite fille insouciante, légère
Courant sur le sable chaud à perdre haleine

Je voulais me rassasier au miel de tes beignets
Et garder ce goût sucré comme un premier baiser
Doux, gourmand souvenir des bonbons d’enfant

Je voulais oublier toutes ces heures, ces années
Où nous étions séparés et comme une amante
Profiter de chaque instant passionnément

Je voulais m’imprégner de ta mer, de tes bleus
Et voir l’écume ensablée s’échouant sur ton rivage
De la plus belle des plages de ma ville là-bas…

Alors, apaisée un peu… J’aurais pu m’éloigner
Tout doucement les yeux pleins de couleurs…
Mektoub ou pas, j'ai suivi l' autre chemin ailleurs...

dimanche 3 mai 2009

Bons baisers...de la Goulette



Qui sont les Juifs venus de Tunisie ? Comment ont-ils vécu là-bas ? Pourquoi sont-ils venus en France ? Loin des clichés qui ont fait leur succès au cinéma, Ruth, Isaac, Guy, Alain, Charles et quelques autres racontent leur histoire à travers leurs souvenirs.

On les appelle les « Juifs tunes » à Paris, ils ont investi les quartiers de Belleville, du Sentier et du Faubourg-Montmartre. Pourtant, leur vie n'a pas commencé ici ; elle a pris racine de l'autre côté de la Méditerranée, en Tunisie. Ceux que la réalisatrice a rencontrés à Paris racontent la nostalgie d'un paradis perdu. Ils se souviennent, idéalisent parfois leurs 20 ans passés au bord de la mer dans le quartier de la Goulette, à Tunis, la douceur de vivre bercée par l'odeur du jasmin. Des souvenirs qui constituent un véritable ciment entre ces exilés depuis toujours attachés à la France.

De la Tunisie vers la France


La présence des Juifs en Tunisie remonte à plus de 2 000 ans.
Ils vivaient au côté des musulmans, s'habillaient comme des Orientaux, parlaient judéo-arabe. Longtemps, ils constituent une communauté pauvre, un peu à part. Au XIXe siècle, ils évoluent dans leur quartier, séparés mais aussi protégés. Pourtant, en Tunisie, les différentes communautés — musulmane, italienne, juive et française — ont vécu en bonne intelligence. L'arrivée des Français transforme l'économie du pays et fait marcher l'ascenseur social. Une élite juive s'installe alors peu à peu.
D'un autre côté, l'appauvrissement de nombreux Tunisiens fait naître un sentiment nationaliste. Puis arrivent les heures sombres de la guerre, 3 000 Juifs tunisiens sont déportés, leurs biens confisqués. Mais, après la Libération, ils décident de tirer un trait sur Vichy et demeurent attachés aux valeurs de la France, qui leur a déjà tant donné. La première rupture arrive en 1956 au moment de l'indépendance : la Tunisie devient officiellement un Etat arabe islamique, les Juifs perdent leurs repères, ne maîtrisent pas assez l'arabe. C'est alors qu'ils se tournent vers la France et partent avec les colons.
Au total, ils sont 55 000 à s'installer dans l'Hexagone, où la communauté se reconstitue. Entre-temps, leur regard s'est aussi porté vers le nouvel Etat d'Israël, 5 000 s'y installent. Ils vont vivre avec lui les soubresauts de l'histoire du Moyen-Orient, assister à la radicalisation de certains musulmans et à la montée de l'antisionisme du monde arabe, notamment à partir de la guerre des Six-Jours, en 1967. Autrefois 100 000, il ne reste aujourd'hui que 1 200 Juifs en Tunisie, beaucoup reviennent chaque année dans ce pays qu'ils n'ont jamais vraiment quitté.

Valentine Ponsy

mardi 24 mars 2009

Alain Suied... poète de la déchirure...poète disparu

Alain Suied est né le 17 juillet 1951 à Tunis. Ses parents appartiennent à l’ancienne communauté juive de cette ville. Il n’a que huit ans lorsque sa famille part s’installer à Paris. Alain Suied est mort le 24 juillet 2008.
Je l'ai découvert en écoutant une conférence dans laquelle Claude Sitbon (sociologue historien) développait le sujet de la nouvelle littérature judéo-tunisienne qui a connu un essor vers les années 1976. Plus de 121 ouvrages. Il explique, et je cite, que "pendant toutes les années où les juifs tunisiens ont commencé à quitter le pays, ils n'avaient pas eu le temps d'écrire parce qu'ils étaient confronté à ce phénomène existentiel qui était la vie. Il fallait d'abord vivre..."
Ecrire pour ne pas oublier...Le pays perdu...


Voici 2 poèmes extraits du livre
"Au coeur du cri, un silence.
Au centre de la ville, un désert.
Au fond du sommeil, un éveil.
Tourne la clef :
le monde s’ouvre.
Transparent et premier
lointain et proche
mortel et nouveau.
Tourne la clef :
dans ta main, elle brûle
- l’étoile de la vérité.
Le chemin ne sépare pas :
il rapproche.
La porte ne dissimule pas
le secret : elle le donne."

"Est-ce que nous vivons dans le monde
ou dans son absence ? dans le passé
ou dans son refus ? Dans la peine
ou dans son dépassement ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis le regard sans distances
qui te conduira au coeur des choses
choisis l’enfance trop lucide
jamais le Savoir complice.
Est-ce que nous vivons dans le songe
ou dans sa déchirure ?
Dans l’asservissement ou dans son
rejet ? Dans la vérité ou dans l’oubli ?
Choisis le privilège d’aimer.
Choisis. Aime la vérité intérieure
des êtres, jamais leur Désir factice."

ALAIN SUIED

samedi 14 mars 2009

Je découvre Amr Diab

C'est beau !




dimanche 1 mars 2009

Nissa Bella...




Nissa Bella

Oui tu es jolie...

Quand tes palmiers se balancent au gré des vents
Quand ton ciel se teinte du ciel d’Italie si proche
Quand tes flots scintillent en or et en émeraude
Quand tes embruns répandent le jasmin des jardins

Que tu es jolie...

Dans le dédale de tes ruelles pourpres et ocres
Sur le cours Saleya, royaume des fleurs au marché
Sur tes collines d’oliviers et du Mont-Boron
Du haut de ton château, partout la mer immense…

Tu es encore plus belle...

Quand j’y retrouve mes princesses, mes niçoises
Quand je lis dans leurs yeux leur maman
Quand nos étreintes expriment trop d’absence
Quand leurs visages brillent du bonheur ensemble

Ton soleil disparait...

Quand le départ approche, je ne te vois plus
Quand de nouveau l'absence, je ne te sens plus
Nice, ma ville de cœur et de mes déchirures…

mercredi 7 janvier 2009

Je veux hiberner...


lundi 5 janvier 2009

C'est la rentree !

Et quelle rentrée...!!!

jeudi 18 décembre 2008

Que la fete commence !

Comment être de la fête dans ces périodes de troubles... Je trouve que nos sociétés ont perdu ce "punch", cette légèreté ambiante...

Paris a beau s'habiller de lumières, la lumière ne brille plus dans les coeurs.
Trop de misère, trop de souffrance, trop de trop...

Fête des lumières !
Hannucah est la fête que je préfère.
Sans doute à cause de ces lumières qui illuminent les
foyers et les rendent si joyeux...
Et puis n'est-elle pas cette fête celle d'un miracle !

Noel aussi est une fête de la lumière.
Cette lumière qui brille dans les yeux des enfants
dans l'attente de leurs rêves exaucés...
Bonne Année à Vous !


vendredi 12 décembre 2008

La lettre a mon pere...

Présentation du livre :

"Et maintenant, Lila, je vais te dire une chose qui me brise le coeur mais que je crois indispensable à ton bonheur et à celui de Freddy..."
Freddy c'est Frédéric, l'auteur de ce livre. Lila est sa mère, et ces lignes ont été écrites par Gilbert Scemla, juif français de Tunisie, le père de Freddy, le mari de Lila, ancien élève de l'Ecole polytechnique, peu de temps avant qu'il ne soit exécuté par les nazis.
Si Frédéric Scemla, plus tard Gasquet, a été malgré tout heureux, pour suivre l'injonction paternelle, il le doit à sa mère et à son père adoptif qui a été son père "sur terre tandis que l'autre père était au ciel". C'est à soixante ans, pour ses enfants, pour lui-même et pour l'histoire, que Frédéric a conçu le projet de reconstituer la vie, les derniers mois surtout, de son père Gilbert, de son grand-père Joseph et de son oncle Jean, tous trois assassinés par les Allemands en 1944 à Halle (Saxe-Anhalt). Une quête opiniâtre de la vérité qui l'a mené jusqu'à la découverte de l'horreur particulière de leur mort.
Dès lors, il y a lieu de croire que le "devoir" d'être heureux s'effaçait devant celui, plus essentiel, de vivre, c'est à dire d'écrire, de témoigner. Ce devoir-là a été rempli. Il l'a été par la lucidité et la rigueur quasi scientifique du récit, par la ferveur de l'hommage aux trois martyrs, mais il l'a été par-dessus tout par l'amour, à la fois si difficile à inventer et si éblouissant dans son accomplissement, pour le père que Frédéric n'aura jamais connu.

mercredi 10 décembre 2008

Le Chant des Mariees...

Je connais personnellement Karin la réalisatrice du film. Elle a vécu en Tunisie.
Un petit clin d'oeil à Lilia qui se reconnaitra dans ces deux personnages l'une arabe, l'autre juive, ces deux cultures aux destins pourtant si liés avant que le cours de l'histoire n'en décide autrement...


Plus d'infos sur ce film
5 vidéos du film sur ce lien :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18845615&cfilm=131759.html


Tunis, 1942. Nour et Myriam, 16 ans, sont amies depuis l'enfance. Elles partagent la même maison d'un quartier modeste où Juifs et Musulmans vivent en harmonie.
Tel est le décor du nouveau long métrage de Karin Albou, « Le chant des mariées », dont la sortie est prévue le 17 décembre 2008 en France.
Chacune des deux héroïnes du film désire secrètement vivre la vie de l'autre : tandis que Nour regrette de ne pas aller à l'école comme son amie, Myriam rêve d'amour. Elle envie les fiançailles de Nour avec son cousin Khaled, sorte de fantasme partagé de prince charmant.
Mais en novembre 1942, l'armée allemande entre à Tunis, et les Nazis soumettent la communauté juive aux premières interdictions…

lundi 8 décembre 2008

Tunis, aux allures de la Belle Epoque...

Tunisia Palace Hôtel

Magnifique édifice ! Existe-t-il toujours ? Qu'est-il devenu ? Les questions restent posées pour moi qui connait si mal Tunis. Ce petit reportage photo est tiré d'un livre que nous devrions tous posséder "Tunis 1900" d'après les célèbres photographes Lehnert & Landrock.
Il commence ainsi :

"Cet hiver, il ne me sera plus possible de revenir en Tunisie, mais l'année prochaine, Inschallah. Mon âme est en Tunisie, et surtout à Sidi Bou Saïd."
Rudolf Lehnert à Alexandre Roubztoff le 23 nov. 1922

Inchallah...

Chaque image s'agrandira en cliquant dessus.





























Bonnes fetes

Petite composition personnelle pour les fêtes de l'Aïd. Bonnes fêtes à tous !


mercredi 3 décembre 2008

Blog Awards 2008


Pour participer au vote, cliquez sur ce lien

Ca y est ! Je suis inscrite cette année à cette compétition qui élira le meilleur blog 2008. Je suis heureuse d'y participer car mon blog remplit les critères, à savoir traiter de la thématique "Tunisie".
Je figure dans la catégorie "Meilleur blog artistique".
http://www.tunisiablogawards.com/category/meilleur-blog-artistique

Ne m'oubliez pas, votre vote sera très très précieux.

samedi 29 novembre 2008

Chacun sa Mediterranee...

Les bleus de Nabeul
Photo empruntée sur le site suivant
http://www.panoramio.com/photo/2518747

Chacun sa Méditerranée...

Que l’on soit né sur ses rivages
Rencontrée le temps d’un voyage
Adoptée comme une terre promise
Elle est là…
Mer unique aux rêves multiples.
Elle est belle…
Nous y avons été si heureux
Quelle folie d’habiter loin d’elle
Quelle absurdité de s’en être exilé.
Elle est mon rêve…
J’ai faim de ses orangers, de ses figuiers
Je veux me saouler au scintillement de ses bleus.
Elle m’attend…
Je suis de sa terre, de ses couleurs, de ses parfums
Je lui ai fait ma promesse, je reviendrai vers elle.


lundi 17 novembre 2008

Al Djezair...

Ecoutez El djezaïr, dès l'ouverture du lien
http://www.guynarboni.com/wordpress/?page_id=20

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué…

Je cherchais " le Ville de Tunis "
J’ai découvert un auteur interprète bouleversant
J’ai entendu El Djezaïr et la voix de ses souvenirs
Et j’ai tremblé…
Comme moi, comme nous, il chantait son jardin,
sa ville blanche…
De sa voix grave et vibrante aux accents de Reggiani
Il unissait dans un rêve les mains de Vincent,
Mustapha et Samuel.
Alors je lui ai écrit…Et j’ai tremblé encore…
Ce n’était plus sa main qui répondait
Mais celle de Rébecca sa fille, encore dans sa douleur
« Papa nous a quittés le jour de la Fête de la musique… »

C'était en juin, je ne savais pas…

Découvrez cet auteur qui n’a jamais pu s’y faire
à ce monde à l’envers et à la bêtise des hommes…

Ne manquez pas ce magnifique texte "ma mère"
et d'autres encore...




Voici le site qui m'a fait connaitre Guy Narboni. Tout est parti de là et d'une recherche sur le "Ville de Tunis" avant la panne informatique.
http://www.resonance-online.com/article.php?fiche=9410

Merci à vous tous d'avoir attendu mon retour avec patience. J'ai perdu pas mal de données concernant mon blog dans mes documents, des articles prêts à être publiés, photos, etc....
L'essentiel c'est que soyez toujours là pour continuer l'aventure....de la Tunisie et moi...

mercredi 5 novembre 2008

Un énorme problème informatique. Je reviendrai quand tout sera remis en ordre.
A bientôt

mardi 28 octobre 2008

La-bas, mon pays...

C'était hier... par une nuit où le sommeil tardait à venir que j'ai allumé l'écran pour tomber sur la diffusion du film d'Alexandre Arcady " Là-bas, mon pays". Je l'avais déjà vu au moment de sa sortie en 2000 et il m'avait touchée à un tel point que les sanglots m'avaient accompagné tout au long de la projection.
L'histoire se passe à Alger comme elle aurait pu se passer à Tunis ou Casablanca...excepté le climat politique totalement différent. Cette histoire c'était un peu la mienne...Que de vies blessées, d'amours impossibles, de morts que l'on laisse derrière soi pour un ailleurs glacial que l'on ne connait pas vraiment.
Le héros interprété par Antoine de Caunes est un journaliste de renom sur une chaine de télévision. Il avait quitté l'Algérie en pleine guerre civile à 17 ans laissant derrière lui Leïla son amour passion et impossible... Un soir, il reçoit un appel au secours de Leïla et s'envole pour l'Algérie. Il se retrouve face à ce passé qu'il avait tenté d'oublier mais qui le rattrape...
L'histoire faite de flash-back nous montre l'évolution des êtres qui faisaient partie de son enfance algérienne. Tel Nissam, interprété par Samy Naceri, son ami du lycée Bugeaud militant actif du FLN qui lui disait ses rêves d'une Algérie où tout était à construire et qui finira par combattre un fléau de la terreur au sein même de son pays.
Telle Nelly Azera jeune médecin, interprétée par Mathilda May, dont la mère meurt dans ses bras juste avant son départ, laissera celle-ci reposer sur le sol d'Alger pour l'éternité.
Ou Leïla, interprétée par Nozha Khouadra, dont le père la séquestrait pour les empêcher de s'aimer, vivra le même enfermement avec son mari. La scène sur le port d'Alger où Leïla réussit à échapper à la vigilance de son père pour une dernière étreinte avec le héros, est d'une telle intensité qu'elle nous fait comprendre l'ampleur de cette déchirure qui ne cicatrisera jamais pour ceux qui sont restés ou partis...
Partis...sur le "Ville d'Alger". C'était pour la plupart des pauvres gens, loin des tractations des puissants, et les voir s'engouffrer dans le ventre du bateau m'a fait mal, même trés mal. C'est une scène intolérable. Voir s'éloigner ce pays qui restera au fond d'eux-mêmes le leur à jamais...
Que c'est beau Alger...!





Le "Ville de Tunis"

mardi 21 octobre 2008

Tunis, le Cafe de Paris

Tunis, la gaieté de ses belles avenues, les marchands de jasmin, de glibettes...Les belles filles qui passent... Nous sommes en 1953, cette terrasse du café de Paris c'est leur quotidien, ils sont amis, ils sont peintres et leurs noms mythiques évoquent l'âge d'or de la peinture tunisienne, l'Ecole de Tunis.
Je regarde cette photo et je me dis comme ils semblent heureux ceux-là...Et je crois bien qu'ils l'étaient.
Comment ne pas l'être dans cette Tunisie qui avait tous ses enfants réunis...

samedi 4 octobre 2008

Les bleus de ma memoire

Volutes de voiles Huile116 x 81

Des arbres peints en bleu, voulait le poète*
Le peintre** osa et les arbres furent bleus…
Et l’ombre alors ?
« Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible »
Avait-il répondu !
Mais savait-il ce passionné des muses des tropiques
Que dans le pays d’où je viens tout est bleu …
Tout ce bleu, tant de bleus inscrits en moi.
Au-delà de la mer, loin de ses rives bleues
Je connais par cœur sa lumière, ses ombres bleues
Le bleu de ses nuits et pur de son horizon...
Le bleu de ses portes et parfumé de ses embruns
Bleue ma couleur, mon amie, ma douleur…
Je te malaxe, te pose comme une caresse sur la toile
Tes nuances me calment, je les façonne comme un bien précieux
Bleu mon port d’attache, mes vibrations, mon jardin bleu…

* Baudelaire
** Paul Gauguin - les arbres bleus

mardi 30 septembre 2008

C'est la fete on chante et on danse










Il est vraiment magnifique ce jeune homme. Encore un qui n'est pas prêt d'oublier notre merveilleuse Tunisie. Ca fait partie de notre ADN, nous n'y pouvons rien! Il s'appelle Yehouda Zeitoun, il chante en arabe et en hébreu, le répertoire de l'âge d'or de la musique arabe. A découvrir!

1er lien
http://www.dailymotion.com/video/x63y44_yehuda-zeitoun-la-star-de-la-chanso_music
2ème lien
http://www.dailymotion.com/video/x6c3iu_star-tunisienne-montante-a-letrange
Merci Artiste tunisien d'avoir mis en ligne ces vidéos.
(Toutes mes excuses, j'ai été obligée d'enlever la vidéo car cela ralentissait le chargement de mes pages)

lundi 29 septembre 2008

Bonne annee, Shana Tova et Aid El Fitr Mabrouk...

Non, je n'ai pas encore commencé à arroser ma soirée, c'est réellement le nouvel an juif.
Ce soir nous mangerons beaucoup de miel pour que l'année soit douce. Et quand les rouleaux s'ouvriront, les prières iront vers tous les enfants d'Abraham...


dimanche 28 septembre 2008

Mais qu'est-ce qui fait courir tous ces Michel-le?

La Tunisie, pardi !!!

Mes Secrets Bleus and me...
C'est la faute du soleil...



"Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule."
de Michel Giliberti ici

Pittori italiani in Tunisia
Voici le premier témoignage de l'exposition du Palais Kheireddine.
C'est la lecture de Jalel El Gharbi sur le tableau de Michèle Dell'olio.
Pour la lire, cliquez ici

Editions cartaginoiseries - Parution : 3e trim. 2008
L'auteur, Michel Auguglioro, est né à Tunis en 1937, de parents natifs de Tunisie issus des émigrations italienne et française de la fin du XIXe siècle.
Profondément attaché à cette terre qui l’a vu naître, il a voulu apporter un témoignage sur cette période du Protectorat. A travers l’histoire d’une famille (la sienne), c’est un peu de l’histoire politique, économique et humaine de la Tunisie, avec son cortège de déchirements, d’amitiés et de haines, d’espérances et de peines. Les anecdotes souvent rapportées dans le langage coloré du petit peuple sont autant de témoignages de la vie que partageaient les Tunisiens, musulmans ou juifs,les Français, les Maltais et les Italiens. La recherche de l’identité est un sujet récurrent pour tous les transplantés ou pour leurs descendants. Ils ont besoin de se rassurer dans un temps où les communautarismes pointent leurs nez.
LA PARTENZA est un message de fraternité et de tolérance, une déclaration d’amour de l’auteur à sa terre natale autant qu’à sa terre d’accueil. La Sicile de ses grands parents n’est pas pour autant oubliée, mais elle est devenue une terre totalement étrangère à laquelle il veut bien se référer « le temps d’une chanson ou d’un plat de raviolis à la ricotta ».

Michel Boujenah et ses magnifiques... Et...

vendredi 26 septembre 2008

Bienvenue Mika ben Miled sur mon blog...

C'est le genre de mail que je préfère recevoir car les pubs vantant les mérites des pilules bleues, roses etc. ça devient agaçant et intrusif. Mais ce matin j'ai reçu celui-là de la part de l'éditrice Mika me présentant son catalogue et sa maison d'éditions. Et au cas où vous ne l'auriez pas compris LOL, tout ce qui se rapporte à la Tunisie titille ma curiosité et capte mon attention. Je pense que cette maison d'éditions est connue du public tunisien mais peut-être pas des autres. Alors voilà...


Mika ben Miled
2 rue Sophonisbe 2016 Carthage Tunisie
(+216) 71 732 594 (répondeur) mêle : mikabenmiled@gnet.tn
Découvrez les éditions cartaginoiseries (sans majuscules, et sans h). Pourquoi avoir choisi ce nom qui fait inévitablement penser aux chinoiseries, viennoiseries… et autres futilités ? Pas si futile, la référence à la Salammbô de Flaubert, à qui certains critiques avaient accolé l’épithète de « carthaginoiserie ». Et puis, parce qu'à Tunis, depuis un certain temps, on accole le nom de Carthage à des dizaines de produits, à des dizaines de lieux situés à des dizaines de kilomètres à la ronde…
Ma maison d’édition, elle, est située à Carthage-tout-court (dit Carthage-Hannibal).
Je veux la consacrer à faire connaître des « paysages littéraires pittoresques » du patrimoine méditerranéen, en éditant des textes inédits ou anciens.
Mika ben Miled
http://www.cartaginoiseries.org/

samedi 20 septembre 2008

Si vous passez par la....

Quand on a la chance d'être en Tunisie en ce moment, on ne doit pas manquer cette exposition sur les Peintres italiens de Tunisie, témoins de notre histoire, du 18 septembre au 15 octobre 2008. Alors allez-y ! Si quelqu'un parmi vous pouvait faire un reportage photos plus texte, je me ferai un plaisir de lui offrir cet espace.
Maurizio Valenzi, Antonio Corpora, Moses Levy ...Ces artistes italiens bien de chez nous...
A l’«Ecole italienne de Tunis»...Voir l'excellent article sur La presse.tn Exposition organisée par l’Institut italien de la culture à Tunis, sous le patronage du ministère de la Culture et de la Mairie de Tunis. Deux lieux : Palais Kheireddine (musée de la Ville de Tunis), Dar Bach Hamba (9, rue Bach-Hamba). Du 18 sept. au 15 oct.



lundi 8 septembre 2008

C'est la faute du soleil...


" C'est la faute du soleil " répondait l'étranger de Camus à ses accusateurs.

Il brulait tellement fort le soleil de ma Tunisie que j'ignorais à quel point son souvenir allait me poursuivre.

Tout a commencé au zénith d'un mois d'août...Il jeta sur moi sa lumière d'or comme on jette un sort.

Et les années passées dans les contrées parisiennes ne m'ont pas apaisée de son ardeur sensuelle...

Pire, il me manque, me tyrannise, m'obsède...

Je le surprends sautant d'un mur à l'autre de la médina dans un jeu infini d'ombres et de lumières jusque tard, et revenir plus glorieux encore au nouveau matin...

Alors...C'est la faute du soleil la Tunisie et moi...Sa faute encore mes pinceaux qui prolongent son jeu sur la blancheur éclatante des terrasses...



samedi 6 septembre 2008

Au fil des saisons, la Tunisie...

Livre : Souks et saveurs en Tunisie - Editions du Sorbier
« Découvrir la Tunisie petit à petit et se laisser surprendre par d’autres rythmes, d’autres couleurs, d’autres traditions, d’autres rites et coutumes. Regarder, sentir, toucher, goûter, apprendre à s’enrichir de la diversité du monde et des hommes et, dans ce livre, partager avec vous un peu de ce pays qui m’est cher. » May Angeli
Au fil des saisons, un magnifique portrait de la Tunisie d’Aujourd’hui
Extrait de l'article de la Presse.tn :
Souks et saveurs en Tunisie est émaillé d’images pittoresques que May Angeli nous fait redécouvrir: les quat quat bâchées remplies à ras de fenouil, les Himalayas de fleurs d’oranger à Nabeul, les pastèques garanties au couteau»…
L’artiste dit ici tout son amour de la Tunisie. Le livre publié en même temps à Paris est un grand succès en France.

mardi 26 août 2008

Ah ! Les vacances...


" Le farniente est une merveilleuse occupation.
Dommage qu'il faille y renoncer pendant les vacances, l'essentiel étant alors de faire quelque chose. "
Pierre Daninos
Extrait de Vacances à tous prix

jeudi 7 août 2008

Je pars...

Création d'André Chemla, 3ème génération de céramistes après le célèbre Jacob Chemla


dimanche 3 août 2008

Trop drole...!

Voici un extrait choisi du livre de Sonia Médina pour Soufiene et les autres... Là ce n'est pas le millefeuille à l'harissa des nabeuliens mais c'est tout comme...!


LES INTESTINS A LA HARISSA

Chez nous, on tartine tout de harissa. Même le pain et le beurre.
La recette la plus connue : griller du pain piqué d’ail, arrosé d’huile d’olive, badigeonner de harissa dès le matin, l’accompagner d’un café fumant. C ‘est un genre ! Un sport national ! Une drogue dure !
La harissa et du pain, encore du pain, de l’huile et beaucoup d’eau pour faire passer le feu qui fait de votre langue un torchon qui brûle.
A table, ce n’est pas du sel que l’on réclame mais de la purée rouge vermillon comme du sang de taureau qui trône en chef dominateur, crachant des flammes sur tout ce qui pourrait sembler raffiné, délicat.
On vous ingurgite de la harissa dès la première dent qui perce pour calmer la douleur ! On vous en assène une part plus importante pour vous faire oublier celle pour laquelle vous avez cru souffrir. Vous entrez dans un monde où vous ne savez plus ni pour qui ni pour quoi vous souffrez !
Un drame juif tunisien.
Vous avez du chagrin ? Votre cœur saigne ? Une bonne cuillère d’harissa vous fera passer tout cela. Mieux ! La douleur contournera la région du cœur et s’attaquera à vos intestins ! Eux, par contre se vengeront. Impitoyables et sans retenue, ils vous plaqueront ventre à terre : le gros intestin essayera de virer le petit grêle qui s’accrochera à la paroi.
Et votre ventre sera le ring désigné ! En tout cas le mien déguste plus que mon cœur....
Sonia Médina
La suite dans son livre bien sur...

lundi 28 juillet 2008

Un an deja...

Merci de votre fidélité !
Et de m'avoir accompagnée
chaleureusement
dans cette aventure...



jeudi 24 juillet 2008

Nabeul Retrouvailles

Un nouveau site très prometteur : NABEUL RETROUVAILLES
BIENVENUE, MARHABA, BAROUKH ABA, WELCOME chez vous NABEULIENS, NABEULIENNES, natifs, ascendants, descendants, de passage, d'adoption....
QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes un groupe d’amis qui avons eu l’idée de créer un site par le biais duquel tous ceux qui ont un lien avec Nabeul puissent mettre en commun leurs souvenirs, photos, histoires, anecdotes, et mettre en œuvre, par une action appropriée, menée tant en France que de par le monde, des moyens de favoriser le rapprochement, l’amitié, la solidarité entre les natifs, originaires ou amoureux de NABEUL en TUNISIE pour une meilleure connaissance mutuelle et une reconnaissance de leur identité universelle en tant que citoyens, parents, enfants et gardiens de valeurs culturelles. La suite ici

http://www.nabeulretrouvailles.com/rubrique,qui-sommes-nous,226532.html

lundi 14 juillet 2008

La Petite Fregate de Nabeul plage...

"La Petite Frégate"
restaurant du bord de mer à Nabeul
tenu par Ernest mon grand-père maternel .
Il est debout derrière la jeune fille au sourire radieux.

La Petite Frégate...

Aussi loin que je cherche, je ne les vois pas ces images.
Et pourtant « La Petite Frégate » fut, ce n’est pas un mirage

La photo est là… parvenue jusqu’à moi…je ne l’attendais pas.

Je la regarde, j’explore les petits détails, où sont-ils mes pas… ?
Derrière le comptoir? Tenant la main de mon pépé, dans la cuisine…?
J’ai beau faire des efforts, aucun visage… aucune voix… au café.
Juste des souvenirs, d’une ambiance, d’une époque, rapportés ceux-là.

Et les miens alors… ?
Emportés…! Plus rien.
Ils se sont noyés et « La Petite Frégate » aussi, quelque part là-bas…

La photo n'a pas suffi à sortir du naufrage de ma mémoire.
Peut-être que les coquillages, eux, se souviennent...


jeudi 3 juillet 2008

Absence...

Juste quelques jours...

Je vous laisse avec la plage de Nabeul photographiée par mon ami Mourad. A gauche du Café "La Rotonde", il y avait un autre café "La Petite frégate" ou "La Frégate" tenu par mon grand-père Ernest, le père de ma mère. Il a été détruit.

Je tacherai de retrouver des photos d'époque pour les partager avec vous.


mardi 24 juin 2008

Rouge Harissa...la suite...

Voir également mon précédent post
http://latunisiedemichelle.blogspot.com/2008/06/rouge-harissa_11.html

Quand un écrivain quitte son espace de silence, de doute, de souffrance ou d'exaltation dans lequel il s'est plongé pour engendrer son oeuvre, il éprouve sans doute une certaine anxiété, ne sachant pas comment celle-ci sera reçue. Puis arrive le temps des signatures...l'oeuvre circule vers des lieux inconnus... elle lui échappe, ne lui appartient plus... Ce temps de rencontres est important... il permet à l'écrivain de se sentir entouré et reconnu...
Michelle
Camemberts
Jeudi 26 juin, à partir de 19 h : Sonia Medina signera son livre : Rouge Harissa (Editions David Reinharc) editionsdavidreinharc@yahoo.fr
Librairie Art et Littérature 120, boulevard Montparnasse 75014 Paris (Métro Vavin) Prix du Meilleur livre d'humour juif
Préface d'Albert Memmi :
«(...) de courtes séquences comme au cinéma, ce qui ne m’étonne pas de la cinéaste que vous êtes d’abord; le tout, apparemment discontinu mais faisant, scène après scène, un film unique.» Albert Memmi
Dimanche 29 juin, à partir de 12h00 jusqu'à 19h00 dans le cadre du Festival des Cultures Juives, Parvis de la mairie du 3ème arrondissement 2, rue Eugène Spuller 75003 - Paris (Métro Arts et Métiers)
Venez nombreux, vous repartirez le cerveau empli d'étincelles...

vendredi 20 juin 2008

Hammam...Les Baigneuses...

Jean Auguste Dominique INGRES

Des Baigneuses d’Ingres aux Odalisques de Matisse, ces ‘ Schéhérazades’ des mille et une nuits, belles et lascives, ont nourri l’imaginaire occidental et leurs rêves d’orient…

Ces scènes de bains, intimité volée du monde des femmes où se meuvent des corps humides en une danse charnelle…

De cet espace oriental des Peintres, absents sont les enfants. Forme de pudeur, de respect, ils sont éloignés de leurs fantaisies.

Mais dans mes fenêtres de souvenirs, nous étions là… Partageant ce rituel ancestral qui rythmait la vie des familles.

J’ai donc pénétré la pénombre de ces Bains parfumés où le son cristallin de l’eau se mêle aux paroles chuchotées dans un univers hors du temps, loin du tumulte de la rue…

Un univers de femmes laissant tomber au sol leurs bouts de tissu pour devenir ces Baigneuses enveloppées d’une vapeur épaisse disparaissant peu à peu...et que seul un rayon de lumière
filtrant la voute percée du plafond faisait réapparaitre.

A tour de rôle, elles s’enduisaient de produits magiques et leurs mouvements au ralenti dévoilaient le relâchement...l'abandon...


*Texte qui relate parfaitement le rituel au hammam (petit clic) de mon enfance.

dimanche 15 juin 2008

Mon aventure et Vous...

Petit clic sur la photo.

vendredi 13 juin 2008

La Goulette et la petite Sicile...

PICCOLA CHICHILIA
par Albert Siméoni dit Breïtou
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu qui ne crame.
Et le crépuscule a toujours son aube naissant
A la Goulette,
A la Piccola Chichilia
Le curé ne compte plus ses ouailles.
Les cloches se sont tues ma Mireille
Et la Madonna ne sort plus sous les vivats
Et les hourras sortis des voix sont à tout jamais tus.
A la Piccola Chichilia
Le glas s'est endormi
Et le carillon des cloches a disparu
Avec tous les kifs qui ne sont plus.
A la Piccola Chichilia
Les jeunes filles communiées
Pour la première fois maquillées
Ne passent plus durant les belles journées
Par les ruelles et impasses pavetèes
Dans leur robe blanche immaculée.
'..Signor ... ! Signor... ! Ma dove questo tempo ché non vivo più... !'
Les balancelles n'épousent plus, les quais de rocs
De l'Amiral Courbet, adossées au fort Charles Quint.
Au loin, le Bou Kornine ne veille plus
Sur les matelots et les marins pécheurs italiens
Et le phare du Bouraz a perdu de sa clarté.
Sur la terre de mes aïeux
Le soleil ne se couche jamais.
L'horizon est toujours de flamme
Sous le beau ciel bleu.
Et le crépuscule à toujours son aube naissant
'...En chaque soir se lève un matin
Mais jamais un soleil ne s'éteint
Sans qu'un autre à son feu ne s'éveille.
On ogni séra si leva oun alba
Ma mai oun solé si spégno
Senza oun altro a suoi fuocco si sveglio... !

mercredi 11 juin 2008

Rouge Harissa...

Je n'ai pas lu le livre mais le titre suscite mon petit commentaire. Rouge Harissa comme un coeur qui saigne, qui pique, qui enflamme...Ils seront nombreux les enfants de ces familles à se reconnaitre dans le ressenti de Sonia Médina. Et pas que les juifs d'ailleurs. Comment trouver sa place dans tout ça...?
"Exil par procuration", il n'est pas par procuration quand on est né là-bas. "Par procuration" est une expression qui me semble mieux adaptée aux enfants qui sont nés en France ou ailleurs. Je ne crois pas que ce soit "par procuration" car nous sommes tous des enfants trans-générationnels et nous ne pouvons pas effacer les générations qui nous ont précédés sous prétexte qu'elles étaient nées dans tel ou tel endroit et que cela ne nous concerne plus. Tout reste inscrit en nous.
L'auto-dérision, n'est-ce pas une défense contre les larmes...Le rire pour ne pas pleurer...


Broché, 84 pages, mai 2008 Vous pouvez vous procurer ce livre en écrivant à l'éditeur editionsdavidreinharc@yahoo.fr

Prix du Meilleur Livre d’humour juif

Productrice, (petit clic) auteur, réalisatrice, Sonia Medina travaille depuis de nombreuses années sur le thème de l’identité.

Quatrième de couverture : Vous savez ce que c’est qu’une famille juive tunisienne ?
Une famille gorgée d’harissa, étouffant sous les gâteaux au miel, assourdie par les « youyous », caressante jusqu’à vous faire suffoquer et connaissant mieux que vous vos désirs.
Exilée, exportée, importée et totalement perdue dans un Paris sans soleil, sans plage, sans thé aux pignons et sans jasmin. Ma famille a dressé des écrans de fumée d’une blancheur opaque et aveuglante, me faisant grandir dans un pays qui n’existe pas.

Comment vivre, comment être moi-même avec cet eden qu’ils croient encore vivant mais dont le pathétique ridicule m’a éloignée d’eux ? Dois-je continuer à courir après un paradis qui n’est pas le mien ?
Dois-je continuer à nier la vérité, ma vérité ?

Ces récits les arracheront peut-être aux rêves d’un monde coincé entre Tunis et Paris. Et moi, j’espère, un jour, être une femme qui invente son histoire, son pays, une terre nouvelle.

Ces nouvelles mettent l’accent avec humour et auto-dérision sur les ravages d’un exil « par procuration » à travers le regard averti de l’enfant qu’elle fut.

jeudi 5 juin 2008

Memoire d'un Goulettois...Les Balancelles...

Voici un magnifique récit de mon ami Albert ce merveilleux conteur à l'imagination débordante... Son talent ne se résume pas à cela, il a un humour fou et quelques minutes en sa présence vous font oublier les petits tracas de la vie. Il possède une acuité si particulière et peut restituer dans des sketchs, à mourir de rire, ce qu'il observe autour de lui.
Mais il peut aussi vous amener les larmes tant son âme est sensible.
C'est un vrai artiste...Et un vrai goulettois...

Le récit en 4 pages qui suit est un hommage à ses amis Italiens de la Goulette... Il mérite toute votre attention. Cliquez sur chaque image numérotée de 1 à 4 pour qu'elle s'affiche en grand.

A mes amis les Italiens de la Picola ‘Chichilià’.


















vendredi 30 mai 2008

Moi aussi...J'ai pleure...

Tu es rentré ce matin en anonyme ailleurs
Tu ne seras plus anonyme ici...
Je ne peux pas laisser la beauté de ton texte caché
Je ne peux pas laisser la force de ton cri tout seul
Je ne peux pas cacher mes émotions devant ton mal
Je ne peux pas cacher mes larmes devant ta sincérité
Dans cette main qui se tend, je pose la mienne
Pour qu'elles se rejoignent au-dessus de NOTRE Tunisie
Merci.

C'est ma réponse à ce qui suit


J'ai découvert ce blog par hasard. Je suis tunisien musulman expatrié au golfe depuis peu. La photo de la porte de Sidi Bou Said, puis l'amour de la Tunisie que j'ai senti dans chaque mot, que ce soit dans les articles ou les commentaires, a fait que des sentiments de nostalgie et de mal du pays refassent surface.
J'ai navigué sans méthode passant du jasmin, aux citations, au pépé aux yeux rieurs, puis soudainement j'ai senti mon cœur cesser de battre, mon estomac se nouer et mes yeux qui piquait. Comme d'habitude j'ai réussi à ne pas pleurer, ou plus exactement j'ai réussi à bloquer mes larmes. J'ai lu ça :
"Je pose la question à "ma Tunisie", pourquoi nous as-tu laissés tomber?
Nous étions nous aussi tes enfants."
Ça fait mal.
Je ne prétends aucunement répondre au nom de la Tunisie, de NOTRE Tunisie, mais ce dont je suis sûr c'est que un pays comme le notre ne devrait pas laisser tomber ses enfants. Ce dont je suis encore plus sûr c'est que ce n'est pas notre Tunisie qui vous a fait ça, mais c'est quelques uns de ses enfants. Quand je dis quelques uns je ne veux pas en minimiser le nombre, c'est peut-être quelques milliers, quelques millions ou même quelques générations. Notre Tunisie ne se limite pas à cela, c'est des milliers de générations qui durant des millénaires ont été un exemple de tolérance.
En mon nom personnel je demande pardon à mes compatriotes obligés à s'exiler. Et sans arrogance aucune, je me permet de vous demander - au nom de notre Tunisie – de ne pas utiliser l'imparfait. Vous êtes (et non pas étiez) aussi ses enfants

lundi 26 mai 2008

Freud et l'Art...

dimanche 25 mai 2008

Les plus cadeaux...

Les plus beaux cadeaux sont les dessins de nos enfants que l'on garde précieusement comme un trésor...
Pour toutes les mamans, ces quelques roses de mon jardin...



vendredi 23 mai 2008

RADICI...Un site et un magazine


Une belle rencontre, celle d'un site et d'un magazine fort intéressant que je vous invite à découvrir.
Il s'agit de RADICI "Racines" en français.
J'avais déjà envoyé 2 liens dans un précédent post consacré à la communauté italienne de Tunisie
avec un article sur le Quartier Bab Zira de Tunis, la Pâtisserie sicilienne "Letizia" et cet autre article "Au delà du détroit de Sicile, la Tunisie coloniale"

Dans le numéro de Mars/Avril 2008, un sujet qui ne manque pas d'intérêt puisqu'on y parle de l'architecture de Tunis aux accents d'Italie.



Tunis, quand la pierre parle italien De l’influence des Italiens sur l’architecture tunisienne
par Hayet Ennabli

Du temps du protectorat français, les Italiens venus en nombre ont marqué de leur empreinte la ville de Tunis. De leurs quartiers populaires d’habitation jusqu’aux constructions architecturales auxquelles ils ont oeuvré.

Déjà dans l’Antiquité sous l’empire romain, les échanges commerciaux séculaires entre l’Italie et l’Africa ont contribué à l’épanouissement de la région. À la fin de la puissance turque ottomane, à l’instar d’un Giuseppe Rey dépêché de son Piémont natal au palais du Bardo pour exaucer les voeux du Bey (souverain de la Régence de Tunis, vassal du Sultan de l’empire ottoman) en matière de construction architecturale, plus d’un Italien fuyant la misère de l’Italie méridionale vint s’installer au pays des beys qui offrait de larges possibilités d’emploi. Plus près de nous, c’est dans la gastronomie mais c’est surtout par leur sens artistique et leur savoir-faire artisanal que les Italiens ont marqué de leur empreinte la Tunisie moderne.
Selon Paul Sebag, « Vers 1860, leur nombre s’élevait à quelques milliers pour atteindre et sans doute dépasser le chiffre de dix mille âmes à la veille du Protectorat, se présentant alors comme la colonie européenne la plus nombreuse ». Avec le passage du pays sous l’autorité française en 1881, les migrants affluent de toutes parts. Le contingent le plus important est celui des Italiens qui quittent les terres pauvres des îles et du Mezzogiorno. Ayant une forte natalité, ils ont tôt fait d’accroître leur effectif et s’intègrent très rapidement dans le pays tout en maintenant leurs us et coutumes.

mercredi 21 mai 2008

Un jour... Une Reine...



Présentation de l'éditeur

Roman historique évoquant la reine berbère d’un petit royaume juif ayant résisté à la conquête arabe au VIIe siècle
« C'est au cœur du massif des Aurès, dans le sud de l'Algérie et de la Tunisie actuelles, qu'au VIIe siècle vivait la puissante tribu berbère des Djéraoua, d'origine juive, dont la Kahéna était la reine. Cette femme, d'une beauté remarquable et dotée de pouvoirs étranges, prédisait l'avenir et guérissait les malades, jouissant parmi les siens d'une autorité indiscutée car elle rendait la justice avec équité mais savait aussi se montrer impitoyable. Lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ils envahirent l'Afrique du Nord, détruisirent Carthage et chassèrent les Byzantins installés dans les colonies côtières. Refusant d'abjurer sa foi, la Kahéna rassembla les peuplades de l'Ifrikia, de la Numidie et de la Mauritanie et, à la tête d'une armée innombrable, parvint à infliger aux Arabes une terrible défaite. Ce fut le dernier acte de résistance contre l'islam de cet étonnant peuple berbère, souvent méconnu, mélange d'anciens Libyens, Phéniciens et Juifs... Se fondant sur de nombreuses sources historiques, qu'il expose en annexe de ce roman, Didier Nebot reconstitue avec une force d'évocation rare la vie et les coutumes des tribus berbères au VIIe siècle. S'il s'attache à la figure exceptionnelle de la Kahéna, c'est aussi pour mieux relater cet épisode de la conquête arabe qui marqua un tournant décisif dans la destinée des pays du Maghreb. » (Présentation de l’éditeur)

mardi 20 mai 2008

Quelle absence...!

Oui, oui, je sais. Mon absence du blog fut un peu longue. Un mois sans un nouveau post... Pendant ce temps j'ai travaillé à préparer des toiles sur le thème du "désert" en vue d'une future expo.
Voici "L'Enfant des Sables", un tableau déjà ancien qui compose ma collection privée.


mardi 22 avril 2008

C'est mon Orient en France...

J’aime le pays de Provence
C’est mon Orient en France

La Provence des accents qui chantent
Celle de Raimu, de Giono et de Pagnol
Celle de Cézanne, de Chagall, de Van Gogh

La Provence des herbes qui parfument
Celle de l’ail, du thym, et du romarin
Celle rouge et or des treilles enivrantes

La Provence des collines qui bleuissent de lavande
Celle des cigales, des genêts et des platanes
Celle de l’olivier, du figuier, du pin parasol

La Provence de la mer qui rayonne
Celle des calanques, des golfes et des sables d’or
Celle des vents et de l’odeur saline des algues...

mercredi 9 avril 2008

Ciel d'Italie...Ciel de Tunisie...

J'aime beaucoup l'oeuvre de Moses Levy. Il fonda avec d'autres peintres l'Ecole de Tunis. J'ai eu l'occasion de rencontrer sa belle-fille, la femme de son fils Nello Levy également peintre. Elle fait un travail remarquable pour promouvoir l'oeuvre de son beau-père et l'oeuvre de son mari.




Cliquez sur les photos
pour les apprécier en
plus grand







































mardi 8 avril 2008

Italie, je t'aime...

J'aime l'Italie pour plusieurs raisons. L'Italie était très présente dans mon enfance tunisienne. La communauté italienne de Tunisie était très importante et l'influence laissée se ressent encore aujourd'hui. Il suffit d'observer certaines façades d'immeubles pour y voir des éléments architecturaux typiquement italiens et cette influence se retrouve dans plusieurs autres domaines tels que la littérature, la gastronomie etc... J'ai trouvé un bel article sur la pâtisserie Letizia ou bien celui-là. On appelait des quartiers entiers à Tunis, Bizerte ou ailleurs "la petite Sicile".
En Tunisie, on adore les pâtes, le bon pain et surtout celui-ci qu'on appelle "le pain italien", croustillant avec une mie épaisse, idéal pour saucer .

L'Italie, c'est mon arrière grand-mère maternelle qui venait de ce beau pays. Pendant mon séjour à Milan, j'ai ressenti un énorme manque.
Je me disais que si "Mamina" avait eu la chance de vivre plus longtemps (elle est morte alors que ma grand-mère maternelle avait 9 mois) elle aurait transmis à ma grand-mère sa si jolie langue, l'histoire de notre famille italienne, des comptines pour enfants, des photos ...
Et l'histoire de "Mamina" serait arrivée jusqu'à moi...
Mais voilà, il y a tout un pan qui manque et c'est pour cela que j'ai toujours été attirée par ce pays.
J'ai, aux dires de mon entourage, le type italien. Si c'est un compliment, alors merci Mamina...



Le Duomo. Magnifique! Quel travail! Quelle perfection!
On ne bâtit plus ainsi aujourd'hui et c'est regrettable!


En haut du Duomo. Et pour ne pas oublier que nous sommes dans la Capitale internationale de la Mode, cette belle enseigne. Et oui Paris ne détient plus ce monopole et les parisiennes ne sont
plus aussi élégantes que les milanaises. Les milanais, eux, dans leurs beaux costumes donnent l'impression qu'ils viennent de les acheter tellement ils sont impeccables.


La Terrasse du Duomo, tout là-haut proche des étoiles...


Les passants sur le Parvis

Galerie Vittorio Emmanuel II ses cafés et surtout le bon chocolat du café Gucci

samedi 5 avril 2008

Citations...

"Qui peut jamais être seul un instant en Italie ? Chaque pierre a une voix, chaque grain de poussière semble être l'instinct d'un esprit du Passé, chaque marche rappelle quelque ligne, quelque légende d'une tradition depuis longtemps à l'abandon."
Margaret Fuller
Extrait du journal The New-York Daily Tribune - 1847


"L'inconvénient de l'Italie, c'est que c'est trop beau. Pourquoi peindre quand on a tant de plaisir à regarder?"
Pierre-Auguste Renoir

vendredi 4 avril 2008

La Dolce Vita...C'est fini !...

LAGO MAGGIORE

Il neige sur le Lac Majeur...Les oiseaux-lyre sont en pleurs... chantait Mort Shuman.

Et non...il ne neigeait pas..
Un soleil généreux, les terrasses des cafés prisent d'assaut, tous les ingrédients pour une escapade romantique réussie.
Le Lac Majeur est un immense saphir entouré de montagnes sur lesquelles des villages souriants aux maisons de toutes les couleurs regardent ses eaux qui se colorent, au printemps, du reflet écarlate des camélias.
Et des camélias, il y en a partout, dans tous les jardins, du majestueux palazzo à la plus simple demeure.

Vue de la chambre d'hôtel dans le petit village de Ranco,
les palmiers narguent les cimes enneigées alentour.

Façade d'une maison dans le petit village de Ranco.
Admirez la jolie fresque à thème religieux.
La Madonnina.


Stresa et la vue sur le Mont Rose

Que dire du lac Majeur, des îles Borromées, du Lac de Como, sinon plaindre ceux qui n'en sont pas fous ? » STENDHAL

Ils ne s'y sont pas trompés tous les grands de ce monde, ces poètes romantiques venus chercher le repos et l'inspiration...Et peut-être l'amour...

mercredi 19 mars 2008

Destination Milan...

dimanche 16 mars 2008

Menzel d'Or...

Huile sur Toile 73 x 54

Mémoire des images, des sensations, des mots … Toutes ces choses que l’on cherche à fixer de peur qu’elles nous échappent…
Est-ce ce quelque chose du temps de l’enfance où l’on ne sera plus jamais…que je veux sauver
à travers mes tableaux?
Voici mon dernier tableau. Il est là aujourd'hui pour ceux qui ne pourront pas le découvrir demain en marge de la conférence "Tunisie : diversité culturelle et modernité".

jeudi 13 mars 2008

Tunisie : Diversite culturelle et modernite



"Diversité culturelle et modernité " thème d'une conférence qui aura lieu le lundi 17 mars 2008 à l'Institut du Monde Arabe de 15 h 30 à 19 h. Voir le programme en cliquant sur les photos.

En marge de la conférence, il y aura une exposition de tableaux. Les peintres, tous des enfants de la Tunisie issus de cette diversité culturelle, viendront présenter leur travail.

Il ne reste plus que quelques jours, il est demandé de bien vouloir confirmer votre présence à la conférence
Par Téléphone , message ou SMS au 06 69 75 59 67
Par mail : groupement.ass@Gmail.com

lundi 3 mars 2008

La petite fille aux pieds nus...

Sur le balcon de ma maison
J’avais un petit compagnon
Parfois nous causions ensemble
De nos rêves secrets en silence...

Sur le balcon de ma maison
La petite fille aux pieds nus
Jetait son marin à la rue
Aux dires de ma mère
Ne comprenant pas pourquoi…
Par ce geste si souvent répété
J’étais assurée de son retour vers moi.

Avec les enfants de ma rue
Sur l'asphalte les pieds nus
Nous inventions jeux et rondes
dérangés par le passage fugace
De quelques ombres mouvantes...
Avec les enfants de ma rue
Cris et chamailles mêlés au hi-han
d'un âne agacé d'un chien errant
Nous brisions le silence et la poussière des rues
Là-bas...
Comme tous les enfants du monde...




Je voulais apporter un éclairage sur la 1ère photo qui est le résultat d'un montage à partir d'une photo de Mourad avec un effet vieilli où j'ai rajouté un enfant sur le balcon et son jouet (un petit marin) lancé dans la rue. Le jeu du "Fort-da" décrit par Freud, par le jeu de la bobine.La 2ème photo des petites filles jouant dans une ruelle de Tunisie a été vieillie volontairement. Vous trouverez l'original ici.

dimanche 2 mars 2008

Un brin de jasmin fane...

Très joli titre que le titre de ce livre mais aussi si triste...

Extrait du commentaire du livre
par Jean-Pierre ALLALI

Nostalgie, nostalgie. Décidément, les Juifs de Tunisie, un demi-siècle après l’exil ont toujours le mal du pays, ce qu’ils appellent l’ « ouarche », une forme de spleen caractéristique des originaires du pays du jasmin.
Biochimiste et biologiste de renommée internationale, Paul Cohen, dont les travaux sur les hormones, les protéines et les facteurs de croissance font autorité, abandonne, une fois n’est pas coutume, ses microscopes et ses éprouvettes pour nous raconter, dans un opuscule aux paragraphes souvent un peu brefs, « sa » Tunisie.
Le retour au pays natal est l’occasion d’une plongée dans le temps jadis. Paul Cohen se souvient de l’Occupation allemande de la Régence, six mois sous la botte, son propre logement occupé par les forces de l’Axe, les amendes imposées à la communauté juive, le travail obligatoire.
Au lycée Carnot, dont l’administration a conservé les dossiers des élèves inscrits dans les années quarante et cinquante, l’auteur retrouve la trace de ses amis d’enfance. Des classes composées en majorités de jeunes Juifs, les Musulmans se retrouvant souvent en classes de TU, réservées aux élèves tunisiens désireux d’apprendre l’arabe.
A La Goulette, Bichi, le roi du poisson grillé et du « complet » n’a plus les fastes d’antan. Dans le dispensaire de l’OSE, quelques vieux Juifs, souvent grabataires, oubliés de tous, meurent peu à peu en silence. Au large du lac Bahira, l’îlot Chickli, émerge, immuable. L’avenue Gambetta arbore ses palmiers, les souks sont toujours aussi animés et la mosquée Es Zitouna domine les ruelles étroites.
A Salammbô et au Kram comme à Sidi Bou Saïd, les Juifs, omniprésents à l’époque, ont disparu. Reste le souvenir des beignets au miel brûlants d’huile chaude accompagnés de jus de feuilles de figuiers de Barbarie.

Tunis, dans les années cinquante. « Ya Khasra »…

jeudi 21 février 2008

La maison au balcon...


Loin …Loin…Loin...J'étais là…
C’était avant rue Ben Aïssa
La maison au balcon
Où est né le premier garçon
J’avais à peine deux ans
Et dans les bras de mon père
Apaisant ma peur d’enfant
Des cris de douleur de ma mère…
Du coté des femmes, youyous à la place
Scandés de terrasse en terrasse
Et sur leurs lèvres ton prénom
Tu étais là mon frère…

Loin…Loin…Loin…J’étais là...
Bien après la rue Ben Aïssa
Dans l’insolence d’un été en France
Tu reposais dans ta maison de bois
Et ces poignées de terre sur toi
Ont laissé à jamais ce cri en moi
Une douleur toujours aussi vive
Car plus rien n’a été comme avant
Le beau jour de la maison au balcon…
Et sur mes lèvres ton nom et les larmes
Tu n’es plus là mon frère…


lundi 18 février 2008

Fascinante Medina...


Huile sur toile 46 x 33

Elle fascine autant qu’elle inquiète...

Arpenter ses ruelles ondoyantes
Entendre ses bruits, ses silences
Et c’est l’infini qui commence…

Des passages dans tous les sens
Montent, tournent, descendent…

Mystère de ses maisons blanches
Accrochées les unes aux autres
Improvisées selon les fantaisies
Des bâtisseurs du temps jadis…

Rechercher ses ombres de fraîcheur
Pour se fondre avec elles
Autour la chaleur écrase…

Puis triomphe à nouveau la splendeur
De la lumière qui redonne un instant
A ses murs patinés par le temps
Un décor comme sorti d'un rêve ...


samedi 9 février 2008

1...2...3...Les trois à la fois...






"Juif, tunisien et français
Alors, de quoi souffrons-nous?"

"...C'est simple: nous avons mal à notre mémoire, nous souffrons d'un défaut de reconnaissance.
Il suffit d'un séjour dans la Tunisie moderne pour constater que nous sommes exclus de son Histoire.
Le temps use tout, c'est vrai, les absents ont toujours tort. Nous ne sommes pas musulmans, c'est vrai, et la Tunisie s'est constituée en nation musulmane.
Cela est la logique implacable de l'Histoire. Mais il n'y a pas que cette logique-là et, nous souhaitons qu'on ne pousse pas davantage la roue de l'histoire dans ce sens.
Ce pays musulman et arabe dans sa très grande majorité est aussi notre pays natal. Je l'ai beaucoup écrit: on peut acquérir une patrie d'adoption, la France pour nous, lui être loyal et même y être heureux, on n'a pourtant jamais fini avec son pays natal.
Permettez au vieil écrivain que je suis de vous rappeler que ce terreau premier, où ont germé les émotions, heureuses et malheureuses de l'enfance, de l'adolescence avec ses amours, ses déceptions et ses espoirs, est irremplaçable. Toute mon œuvre en porte les traces profondes.
Nous souhaitons réintégrer la mémoire collective de l'Afrique du Nord, que notre place, historique, économique, et culturelle, y soit définitivement reconnue et assurée.
Nous souffrons de constater l'ignorance des jeunes générations de ce que fut notre participation, quelquefois militante, à l'Histoire du pays..."

lundi 4 février 2008

Vivement le Printemps...

Information reçue par mail :

Pont Sufetula

Organisée par l'association Founoun Sufetula, la 8ème édition du festival International du Printemps de Sbeïtla se tiendra du 22 au 25 mars prochain sous le signe de "Sbeïtla, 20 siècles d'histoire"...


mercredi 30 janvier 2008

Je reviendrai ...


Je reviendrai Rue des Forgerons...


Je reviendrai pour ton parfum...le cœur battant avec mes larmes

Je reviendrai Rue des Forgerons avec mes parents et la musique de l’enfance.

Je resterai là les yeux dans le vague, à vous chercher
Je resterai là avec mes attentes et vos ombres
Je sentirai le vertige dans l'impasse et même si j’ai grandi

Je sentirai la dureté du renoncement de ne plus pouvoir vous serrer dans mes bras…

lundi 28 janvier 2008

Si j'avais des babouches magiques...

Aujourd'hui...Je serai allée retrouver ces ruelles de la Médina pour une ballade comme celle offerte par Amine ce matin à travers ces magnifiques photos...






lundi 21 janvier 2008

Nabeul lumière...

Quelle belle lumière...
Quelles belles photos de Mourad...


Cliquez sur les photos pour les agrandir



mercredi 16 janvier 2008

La presence de l'absence...

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 65x50
La qualité de la la photo n'est pas trés bonne. C'est une photo d'une photo.
Je n'ai plus le tableau, il a trouvé sa place sur d'autres murs.

L'Etoile de Tunis - Huile sur Toile 55x38

Des murs où figurent l’absence de ceux qui ne sont plus là…le dépouillement…le vide…
Quitter ses racines, c’est être contraints à être des étrangers, étrangers aux autres, étrangers à nous-mêmes.
Alors je peins mon jardin d’Exil…entre lumière et couleur...


Photo grande synagogue de Tunis

lundi 14 janvier 2008

Rue des Forgerons...

Je l'ai bien connue la rue des Forgerons de Nabeul. Et le souvenir est bien précis. C'était le passage obligé pour rendre visite à mes grands-parents. Et à chaque fois, j'avais droit à cette phrase de ma mère "ne regarde pas...c'est dangereux pour les yeux". Cette injonction qu'elle répétait inlassablement de crainte que les étincelles de feu ne viennent blesser ma vue...

De la rue des Forgerons, ce texte écrit par ma cousine qui n'est pas née dans cette ville mais qui porte en elle toute cette mémoire...Si les vécus sont différents, ils se rejoignent autour de ces quelques mots "Souk al Haddada"... ces mots... l'essence même de notre patronyme...


Rue des Forgerons

Je ne marche pas.
Je me confonds un instant avec le lieu, avec ma propre déambulation, mon regard tourné vers le minaret illuminé, le soir tombé. Les hommes encore assis attablés et l’odeur du pain, il est encore temps, il est toujours temps de saisir le dernier pain comme si la journée alanguie offrait non pas ses derniers moments, mais le commencement d’une vie crépusculaire attisée par la disparition progressive des formes, des choses et des corps.
Ni affairement, ni précipitation, je règle sans conscience mon allure sur les dalles, dans l’alternance des lumières et des ombres de la ville. C’est la lenteur, la lenteur de mes pas qui me guident, comme le prolongement de ce qui se tient derrière les portes ouvertes.
Je suis là, je suis dans cette extrême simplicité, ravie d’avoir parcouru l’espace qui sépare la cour intérieure de la place toute proche dans la splendeur du soir.
Sales, étroites, sombres, mêlant l’odeur du cuir aux détritus qui jonchent les angles fouillés par les chats en déroute, qui pourrait dire pourtant la sensation d’une révélation.
La gloire brutale de la nuit dans la ruelle !!

Corinne Haddad

mardi 8 janvier 2008

L'amitie n'a pas de frontieres...

Elle devrait ressembler à cette chanson de Françoise Hardy...
Je la dépose sur le blog à tous les amis de passage...et à ceux qui me témoignent jour après jour leur fidélité.
Que c'est bon de la réécouter...



FRANCOISE HARDY-L'AMITIE

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois

dimanche 6 janvier 2008

Je l'ai ramene dans mes bagages...

Oui, j'ai ramené ce livre...
Comment aurais-je pu résister? Quand les mots Tunisie, ma mère m'invitaient déjà au voyage... Il était là sur les rayons du magasin parmi une multitude d'autres livres et mon regard fut d’emblée captivé par la photo de cette femme au visage si doux et si belle... Et de la douceur, et de l’émotion, il y en a partout…Ce livre n’est pas un simple livre de cuisine, c’est le livre d’une vie tunisienne, d’une histoire familiale, d’une très belle histoire de transmission… Et de l’humour il y en a aussi comme ce passage du livre où l’on s’attend à tout sauf à trouver ces quelques lignes :
« J’ai été comme un poisson dans l’eau à New York. Si j’ai tellement pensé à Tunis là-bas, c’est que j’y ai retrouvé les vieux Italiens assis à la porte de leur boutique, en train de discuter ou de se disputer avec leurs copains. Juste un petit souvenir. La fois où je me suis retrouvée sur Madison Avenue, le nez en l’air, à admirer ces merveilleux gratte-ciel, une pita à la main, la bouche pleine, dégoulinante d’huile. Personne ne s’étonnait. De toute façon, New York c’est Tunis, on bouffe à tous les coins de rue. »


lundi 31 décembre 2007

Tout le bonheur du monde...

Pour 2008
et de la douceur comme les paysages de Toscane...


Photo personnelle d'une petite escapade à Firenze sous le soleil d'hiver...Merveille en ce monde...Sur les pas des innombrables artistes qui ont fait de cette ville un chef d'oeuvre...

Comme le disait un Toscan célèbre, Malaparte "tout ce qui parait miraculeux, de grâce et de pureté en Toscane, ce sont les Toscans qui l'ont fait ; hommes et saints…"

jeudi 20 décembre 2007

Les fetes...Instants de partage...

Elles ont commencé avec la Fête des Lumières...

Elles se déroulent en ce moment avec la Fête de l'Aïd...

Et bientôt les Fêtes de Noël...

Bonnes fêtes à tous mes visiteurs. Oeuvrons à ce que 2008 soit une trés belle année. Tout est entre nos mains...

lundi 17 décembre 2007

Dix ans deja...

Il y a dix ans, j’étais revenue dans la maison blanche au bout de l’impasse, celle de mes premiers pas, de la porte bleue…

Où ceux de passage entraient comme chez eux. Pour quelques bavardages, prenaient place et chacun avec sa petite histoire se livrait à « Omi Alice » comme ils l’appelaient… Sur sa chaise de repos, extirpée d’un somme, elle recueillait humeurs et rumeurs de la ville.

Toujours disponible, détentes bien brèves , sans relâche ma grand-mère travaillait… Levée la première, une table toujours dressée, elle accueillait chacun selon ce qu’il aimait. Ah! Les fameux œufs battus du matin ou la soupe de "Drôo"! "Mange...C'est pour te fortifier!".

De ses heures passées en cuisine, des odeurs et saveurs de mets épicés ou sucrés qu'elle réalisait avec talent… Elle n’avait pour seul bonheur, nous voir savourer, nous resservir encore un peu…

Quand je revois ces photos, je l’aperçois debout devant la porte au milieu des deux fenêtres bleues, vêtue d’une blouse fleurie, la peau brunie de soleil, veillant de ses yeux de braise sur nous tous… C’est qu’elle était coquette ma grand-mère. Comme elle sentait bon l'eau de rose et la fleur d'oranger...!

Haute comme trois pommes, j’adorais la regarder maquiller ses yeux de Khôl, poudrer sa peau… Mais ce que j’aimais par-dessus tout, c’était fouiller dans ses tiroirs et humer les parfums de ses produits de beauté qui m'envoutaient…

Je crois bien que je ne faisais pas que cela ! Une vocation naissait le barbouillage...


jeudi 13 décembre 2007

Merci Mourad...

Je ne te connais pas mais je ne cesse de découvrir ta gentillesse. Ce commentaire laissé comme une bouteille à la mer sur ton site de photos de Nabeul a trouvé un tel écho que, depuis, tu es devenu mon photographe personnel de l’autre côté de la rive…
C’est aussi grâce à toi que j’ai retrouvé mes pas d’enfant dans l’impasse et le passage obligé devant la mignonne petite synagogue devenue depuis une bibliothèque, tous ces clichés que tu as pris pour moi un dimanche matin sous le soleil d'hiver...

Mes joies quand nous prenions les calèches sur l’ancienne route de la plage… Que c’était bon d’apercevoir soudain la mer, de se précipiter pour enjamber les balustrades à la romaine, sauter sur le sable brûlant, et courir très vite vers l'eau...
Pour rien au monde, je n’aurais manqué ces bains de mer se terminant à l’ombre de "la Pergola" la faim au ventre autour d’une « kémia » au goût de chez nous…

L’image est là… J’ai le goût du sel sur mes lèvres… Le scintillement de l’eau au fond des yeux…


lundi 10 décembre 2007

Livre : Juifs et Musulmans en Tunisie

Ce livre sorti en juillet 2003 m'avait complètement échappée. Je n'ai trouvé qu'un seul commentaire de lecteur qui en une phrase intelligente résume ce que furent les rapports de nos 2 communautés. Souhaitons que ce commentaire ne reste pas isolé et s'il y a parmi vous d'autres lecteurs de cet ouvrage, je serais heureuse de lire vos impressions :
"Juifs et musulmans en Tunisie, voici un ouvrage tant attendu qui intervient dans une conjoncture délicate marquée par une incompréhension mutuelle et chaotique entre les peuples.
La longue cohabitation, savamment décrite par les auteurs, entre juifs et musulmans en Tunisie, montre bien que notre passé était plus intelligent que notre présent."



Couverture du livre d'après une photo de LEHNERT

Pendant plus de mille ans, des juifs et des musulmans ont vécu ensemble en terre tunisienne. La communauté juive comptait à la veille de l'indépendance près de 100 000 âmes réparties sur tout le territoire ; elle est réduite aujourd'hui à moins de 2 000 personnes, résidant à Tunis et Djerba, et très marginalement à Sfax et Sousse.
Pourquoi cette coexistence plus que millénaire s'est-elle brutalement interrompue en l'espace de quelques décennies? Qu'est-ce qui a séparé définitivement la branche juive de cette terre qui aurait abrité les premiers exilés d'une Jérusalem saccagée?
Ce livre réunit pour la première fois les contributions des chercheurs de France, de Tunisie et d'Israël qui ouvrent ainsi un axe de communication transméditerranéen : judaïsme vu par l'Islam, regard juif sur le monde musulman. Isaac et Ismaël se retrouvent pour parler de sémitisme commun.

samedi 8 décembre 2007

L'Ecole de Tunis et ses peintres...

Comme le faisait si justement remarquer une amie bloggeuse, on ne trouve pas grand chose sur le Net concernant les artistes peintres tunisiens. Aujourd'hui, je voulais vous présenter un peintre Jellal Ben Abdallah avec une oeuvre photographiée à partir d'un de mes livres d'art ainsi qu'un extrait d'une présentation de l'artiste.
De temps à autre, je parlerai des peintres tunisiens en utilisant des documents personnels.


Cliquez sur les photos pour les agrandir

mardi 4 décembre 2007

Si Ch'ha m'etait contee...

Contes Judéo-Arabes ici
La fête battait son plein. La mariée se tenait, immobile... comme une mariée. Assise sur son trône élevé, parée, fardée, attifée comme une poupée, tellement chargée de robes et de bijoux que tout mouvement lui est difficile, la mariée attend. C'est une belle et grande femme... un peu trop grande peut-être. Enfin vient le moment de se retirer et d'aller dans la nouvelle maison avec son mari. Le cortège arrive devant la porte de la nouvelle demeure, mais ô stupeur, la mariée est bien trop grande ! Impossible de lui faire passer la porte ! Ou alors, c'est la porte de la maison qui est trop basse. Comment résoudre ce problème ? Chacun y va de son conseil :
- Il faut démolir le linteau de la porte !

- Il faut couper la tête de la mariée !
- Non, lui couper les jambes !
On s'échauffe, on s'én
erve, la mariée pleure et re-pleure.
A ce moment passe Ch'ha.

Il observe la scène. Et puis il s'avance et brusquement, il donne un coup sur la nuque de la pauvre fille qui baisse la tête et est projetée en avant. Elle passe ainsi la porte. C'est le délire ! Les youyous reprennent ! On porte Ch'ha en triomphe...

Quand on ne trouve pas une solution simple à un problème simple on dit :
- La porte de la maison est trop basse et la mariée est trop grande.

lundi 3 décembre 2007

On reste encore un peu...Sur la Colline des Poetes...

"Au hasard des ruelles" Huile sur bois 61x43

Qui n'a pas immortalisé par une photo cet endroit que l'on découvre, au hasard des ruelles, subjugué par tant de beauté...
Je l'ai fait aussi et cela m'a donné envie d'en faire un tableau qui trône devant moi tous les jours
et qui illumine mon espace quand le ciel de Paris décline tous ses gris...

mercredi 28 novembre 2007

Un ete à Sidi Bou Said...

Photo empruntée ici

Copyright PERENOM 2005-2007

*****

Sur la petite colline, les poètes y ont trouvé refuge.
Dans ce lieu où le temps semble s’être arrêté
Les amoureux se câlinent à l’écart des indiscrets...
Combien de ces romantiques touchants et silencieux
Se sont croisés et perdus au hasard des ruelles

De ce petit village blanc, bleu qui regarde la mer…


Huile sur bois

Combien d’étrangers en extase se sont arrêtés
Devant ces portes bleues mystérieuses, secrètes…
Véritables forteresses d'un monde clos et tiède
Ils ont sans doute rêvé de posséder les sésames
Et passer les seuils pour découvrir les paradis
De ces jardins invisibles dont quelques branches
S’échappent et se répandent sur les murs de la rue
Comme un feu d'artifice de couleurs et de parfums.


lundi 26 novembre 2007

D'hier...D'aujourd'hui...

Souk el balgha de Nabeul dans les années 60

J'avais adressé un courrier via le site officiel de la ville de Nabeul pour connaitre la date de la prise de cette photo. Une personne attentive et très aimable a répondu à toutes mes attentes. Voilà, c'est fait.
Cette photo fut prise dans les années 60, ce Souk el Balgha est à l'image de celui que j'ai connu et que j'ai traversé tant de fois, admirative du savoir-faire de ces artisans aux gestes ancestraux qui travaillaient dans l'insouciance d'une époque et dans la bonne humeur.
Le voici aujourd'hui, je ne saurai dire à quelle heure de la journée fut prise cette photo. Le matin peut-être à l'heure où l'on sommeille encore...



samedi 24 novembre 2007

Livre " La Tunisie d'Antan "

Date de parution octobre 2007

Regroupant plus de 700 cartes postales du début du siècle, La Tunisie d’Antan est un voyage dans le temps qui invite les amoureux de la Tunisie à redécouvrir ce pays et la vie de ses habitants il y a un siècle. L’ouvrage s’articule autour de dix parties géographiques qui présentent la Tunisie depuis Tunis jusqu’à l’extrême Sud en passant par les grandes villes telles que Bizerte, Kef, Sousse, Kairouan, Sfax… ou par les petits villages et les oasis perdus dans le désert.

jeudi 22 novembre 2007

La Ghriba...La Merveilleuse...

Huile sur toile

Poésie d'Albert Siméoni (Mémoires d’un Goulettois)

Jerba, très chère Jerba.....belle terre de nos aïeux
Tu abrites en ton sein notre bien aimée Ghriba.
Deux mille ans se sont écoulés depuis et déjà
Tu restes, sans paraître ridée, jeune à nos yeux.
Nous voici à nouveau, avec nos enfants, d’ici et d'ailleurs
Tous venus toujours plus nombreux, accomplir nos voeux.
Nos vieux, toujours fidèles à leur grande mémoire
N’ont pas oublié tes bienfaits d'hier encore ce soir.
Ghriba......Ya Ghriba, malgré le lointain qui nous sépare
De toi, ton souvenir jamais impérissable et éternel se pare
En ces jours du mois de Mai, à nouveau d'airs de fête
Jamais égalés, gais et pleins de ferveur dans nos têtes.
Jerba......Toi la douce, tu nous accueilles chaque année
Comme jadis tu recevais avec le même élan nos pèlerins
Dans la joie, dans la chaleur et avec une tendre sérénité.
Nous te remercions encore aujourd'hui et toujours sans fin.
Ghriba......Ya Ghriba de Jerba, écoute donc les prières
De ceux qui sont venus vers toi les mains tendues.
Accomplis et exauce toutes nos demandes premières
Afin que nos cœurs repartent sereins mieux qu'hier.

mardi 20 novembre 2007

Tout simplement la vie...


Photo

"Il y a une phrase très belle d'un gitan qui dit ceci : "La plus belle vie, c'est la vie qui a connu beaucoup de souffrance"
Pourquoi...? Parce que tout ce qui ouvre le coeur fait venir de l'air...et l'air c'est le plus grand esprit qui nous vient qui nous monte à la tête...L'air c'est Dieu même en fait... C'est dieu même l'air, donc tout ce qui ouvre le coeur et parfois, on l'a si dur le coeur... il faut bien que les épreuves viennent le fracturer comme une pierre ou comme un morceau de bois sec qu'il faut enflammer. Il ne faut pas rechercher les épreuves çà serait du masochisme. Et la joie peut donner évidemment la même chose. Mais, je sais que, dans cette vie tout est mélangé, on ne peut pas choisir, c'est pour cela que je ne fais pas de l'angélisme parce que je ne choisis rien, je prends, j'essaie de prendre ce qui me vient, ce qui m'est donné, ce que je subis parfois et j'essaye de l'accueillir tout!"

Extrait interview de Christian Bobin

Pour l'écouter en entier

Des mots simples...Et pourtant...


"Les enfants sont comme les marins: où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense"

Christian Bobin Extrait de La part manquante

samedi 17 novembre 2007

Maison du Sud...

Huile sur toile


De sable, d’argile, j’ai vu les maisons du Sud

En ces murs, de sublimes camaïeux d’ocres

En ce désert, le miracle d’une palmeraie.

Sur les dunes si proches quand le jour s’en va

La lumière étire ses rouges les plus éclatants.

Des légendes du désert, les cochers racontent

Le mystère des caravanes englouties par les sels…

De l’horizon lointain, une vison inattendue,

Un espoir soudain et brusquement plus rien…


vendredi 16 novembre 2007

Nabeul, ma ville eternelle...


J'ai trouvé cette description sur le site de la commune de Nabeul très belle en parcourant internet. J'espère découvrir encore de très belles pages sur ma ville natale car tout ce qui s'y rattache me fait penser que j'ai eu la chance de naître dans cette ville de lumière, de couleurs, de parfums.

Ces vibrations que je ressens au plus profond de mon âme et que j’essaie de transmettre dans mes peintures.


jeudi 15 novembre 2007

Allez, un peu d'humour...

"Se dit d'un novice qui se prend tout d'un coup pour un expert ou de quelqu'un qui rencontre un philosophe un jour et le lendemain il devient philosophe ."

Montage photoshop que je viens de faire pour illustrer ce proverbe.

Qu’est-ce que j’ai ri en retrouvant ce proverbe sur
ce site.
Je me rappelle l’avoir entendu tant de fois.
Il y en a bien d’autres croustillants encore que mon père prononçait.
J’adorais et j'adore toujours car c’est tellement imagé et en plus j’avais le privilège de comprendre.


mercredi 14 novembre 2007

Nabeul ma ville

C'est bien connu de tous, Nabeul est un important pôle de l’artisanat tunisien.

Aujourd’hui, les échoppes de poterie se succèdent les unes derrière les autres dans la rue principale.

Je n’ai pas gardé ce souvenir là de mon enfance. J’ai la vision de commerces destinés aux besoins de tous les jours. Peut-être que les potiers étaient-ils en dehors de la ville ? Voilà encore une bonne raison d’enquêter…

La poterie qui fait la couverture de ce livre d’Art semble être ancienne, je la trouve très belle.

J’ai appris au cours d’une lecture que les productions récentes souvent destinées aux touristes ne symbolisent pas la vraie poterie authentique de Nabeul dont le motif de poisson était dessiné sur un fond bicolore jaune et vert.


lundi 12 novembre 2007

Un plaisir simple...

Se réveiller de la sieste, traverser le patio encore brûlant et trouver des amandes fraiches décortiquées nageant dans un bol d'eau salée posé sur la table de la skiffa...

Un passe pas si lointain...



J'ai reçu cette vidéo ce matin.

Au fur et à mesure qu’avance ce blog, je réalise que je me suis engagée dans un véritable chantier de fouille et tel un archéologue je questionne, amasse les témoignages, le moindre détail contribue à reconstruire les pans de mon passé…

En reconstruisant ma maison intérieure, j’ai sans doute laissé de côté encore quelques pans de l’histoire familiale en Tunisie.

Ces sujets que j’abordais parfois en famille déclenchaient une telle souffrance que je décidais de pas poursuivre au-delà.

De ces larmes versées, quelquefois retenues, je décelais combien l’exil, pour eux, fut une déchirure intacte, vive que les années n’ont pas réussi à panser. On colmate comme on peut…

Ces derniers temps, j’ai risqué encore. Il le fallait… Mes parents étant dans cette tranche de vie où les années qui restent sont des cadeaux de Dieu comme ils disent…

Ainsi les shabbats s’animent d’anecdotes, de scènes colorées, de gens rencontrés, aimés, de sourires, de silences, de larmes…

Ils s’autorisent enfin…Ce fardeau est notre héritage aussi…Puisse-t-il un jour ne faire plus
mal…


samedi 10 novembre 2007

Emotion et petite larme...

Plus de photos de Nabeul ici

Je remercie Mourad d'avoir eu le bonne idée de prendre cette photo.

C’est exactement sous cette voûte que mon père et mon grand-père tenaient leurs commerces (sur la gauche).

Je n’avais que cette photo.

Sur la droite, l’échoppe incontournable qui nous régalait de ses bonbons multicolores rangés dans de grands bocaux de verre soigneusement alignés n’échappant jamais à notre vue.

Le magasin éclairé en face dans l’angle gauche, c’était le marchand de beignets ou ma « petite madeleine de Proust »…

Ces beignets, c’était le rituel du matin, nature ou au miel, que ma grand-mère envoyait chercher pour tous ses hôtes.

En allant tout droit la maison familiale qui a marqué tant de générations…


vendredi 9 novembre 2007

Histoire d'une chanson...


J'avais oublié cette chanson, la chanson de la famille.
Cet air accompagnait toutes nos fêtes.
J'entends encore cette mélodie sortir des transistors
sous la fraicheur des voutes du souk el belgha quand
nous revenions de la plage...
Les artisans à l'ouvrage chantaient et les babouches
auraient pu presque esquisser quelques pas de danses...
Mais ça...C'est dans les contes qu'on le raconte.

Le Jardin d'Ulysse...

" Histoire d'une Peintresse ..."

Dans le Jardin d’Ulysse
Des souvenirs de secrets bleus


Dans le jardin des délices
Des promesses pleins les yeux


Où l’émoi sucré des prémisses
Sous un ciel de volutes bleues


Laisse quelques esquisses
De rêves manqués, malheureux


Enfouies dans les abysses
Des traces de peines bleues


Comme les marins d’Ulysse
Le manque du pays de l’homme bleu…


lundi 5 novembre 2007

Le Maroc de Delacroix par Maurice Arama


Avec cette vidéo et celle d'hier, on s'éloigne un peu de la Tunisie mais je n'ai pas pu résister à les mettre en ligne car elles concernaient un peintre pour qui j'ai une profonde admiration Delacroix.
Ce peintre qui disait que tant qu'il vivrait, il garderait toujours devant les yeux ces contrées d'Afrique du Nord.
" Mais comment rendre cette étrange symphonie de parfums ? Ces senteurs musquées d'ambre, de clous de girofle, d'épices, ces fragances qui se superposent ? "
Concernant la population, il écrivait :
"Ils sont plus près de la nature de mille manières. La beauté s'unit à tout ce qu'ils font."

dimanche 4 novembre 2007

De Delacroix à Renoir

samedi 3 novembre 2007

Citation...

« Nous ne sommes pas Ulysse. Nous n’avons pas de « chez nous » à la surface de ce monde. Tout Ithaque que nous voudrions rejoindre est interne. »

(Pascal Quignard, La Nuit sexuelle)

vendredi 2 novembre 2007

Le the...Tout un art...

Surtout quand il est préparé avec des pignons. Il fallait y penser...! C'est en cela qu'il reste unique et lié à la Tunisie.
Alors, un verre...?

jeudi 1 novembre 2007

Pepe...Si tu savais...

A mon grand-père…

Je te revois à l’heure de la sieste
allongé sur ton banc de bois dans la « skiffa ».

Je revois ton béret noir que tu ne quittais pas
et ta belle moustache que je venais taquiner.

Je revois les étoiles qui brillaient dans tes yeux
quand nous arrivions du pays de là-bas.

Je revois les étoiles qui brillaient dans mes yeux
quand tu me bénissais de tes sages paroles.

Je revois encore l’espièglerie dans ton regard
ta bonne humeur, ton sourire et tes égards.

J’entends ces quelques mots de français
que tu prononçais tout fier de l’avoir fait.

J’entends mes rires quand tu parlais comme ça
et de te répondre, « mais non Pépé, c’est pas ça ».

Je ressens encore tes baisers sur mon front
et la force que tu m’insufflais par ce geste divin.

Je te revois emplir la maison de tous les délices
des vergers alentours et ce n’était jamais assez

J’entends tes pas la nuit vers la porte qui cogne
et servir les fêtards avinés en manque de breuvage.

Tu n’avais pas le savoir des livres appris à l’école
mais tu avais tous les livres réunis dans ton coeur.

Et je ressens comme une sourde colère d’avoir été
privée de toi, contrainte de quitter ma maison
pour le pays de là-bas…

Quand tu es arrivé au bout de la route de ta vie,
j'ai senti le vide, le froid et ce qui me réchauffe un peu
aujourd’hui c’est ce merveilleux souvenir de Toi…


mercredi 31 octobre 2007

Le Penseur...

C’est une évidence pour moi, mes tableaux me servent de lieu de mémoire.

J’éprouve comme un empêchement à peindre d’autres lieux même si je m’y suis aventurée parfois.

Ces toiles sont mes ancrages à cette enfance tunisienne qui m’appelle toujours…

Elles empêchent que le voile de l’oubli ne vienne me voler les images qui me restent encore.

Cette toile du « Penseur », pas encore un vieillard mais dont les traits du visage ont quelques creux, quelques sillages, évoque pour moi la beauté des vieillards de mon pays.

Assis devant les portes des maisons ou de quelques échoppes, absorbés qu’ils étaient dans
leurs méditations, ils irradiaient de sagesse et de douceur.

Chez nous, les aïeuls occupaient une place importante forçant au respect et à toutes les bienveillances.


mardi 30 octobre 2007

Le jour où j'ai rencontre Marilyn...
















De mon enfance, subsistent des souvenirs de quelques étés rythmés par le retour sur ma Terre.

De Tunis, ma mémoire est moins précise.

Cependant deux images reviennent de manière vivace, l’émotion violente ressentie quand la baie de Tunis apparaissait peu à peu dans ses contours et le jour où j’ai rencontré Marilyn…

C’est à ma tante du côté paternel que je le dois.

Elle avait décidé de m’emmener au cinéma. J’étais aux anges…Toutes les attentions sur ma petite personne.

Nous avons traversé les élégantes et belles avenues de Tunis pour nous rendre dans ce cinéma mythique « Le Palmarium »…

A l’affiche l’inoubliable comédie « Certains l’aiment chaud ». Les premières images… Et soudain le choc à l’apparition de la plus belle…

Diamant sur un écran noir, la déesse sensuelle, enfantine, drôle, fragile avec toujours ce sourire qui illumine le monde devenait pour moi l’icône intemporelle que personne n’est parvenue à détrôner depuis.

A l'exception de ma tante, ma Marilyn à moi...


Plus de photos ici

dimanche 28 octobre 2007

Le jasmin...Tout un symbole...


Il suffit de fermer les yeux... Le parfum enivrant et envoutant des fleurs de jasmin nous invite dès l'été revenu, aux rêves les plus fous.

Bonne semaine.

samedi 27 octobre 2007

Djerba, la Sage...

J'avais fait sonner la cloche dans mon rêve...
Et voilà qu'il devient réel!
Le tableau appelé "L'Ile aux Prières" il y a quelques années, prend alors tout son sens.
Il faut saluer la tolérance de "Notre Tunisie".
Elle est magnifique cette petite église.
L'article ici

vendredi 26 octobre 2007

L'Ile aux Prieres...

Où la lumière pose des paillettes d’or sur ses rivages, ses menzels, ses glaises.

Où les fidèles se rassemblent aux sons de la corne de bélier, de la cloche, du muezzin,

Et prient pour la vie de l’enfant qui pousse son premier cri,

Et prient pour la mort de l’homme qui a perdu son souffle,

Et prient pour le retour du marin au petit matin,

Et prient pour que la pluie fertilise les jardins,

Et prient pour que la Paix nourrisse le cœur des Hommes,

Leurs folies n’étant jamais très loin.

Et si ce n’était qu’un rêve…


jeudi 25 octobre 2007

Citations...

"Un peintre c'est quelqu'un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence."

Christian Bobin

"La douleur passe, la beauté reste."

Pierre-Auguste Renoir

mardi 23 octobre 2007

Blue Secrets...

For my visitors who speak English.
Here translation of my first text "blue secrets". You're welcome.
Emotions of Childhood regained…

I was born on this land bathed by the Mediterranean Sea which I left when I was only a child but which never left me.

During those years of exile, I lived as if amputated from a part of me, of my story.
A long interior development allowed me to regain my roots and to meet with painting.

As the artist who seeks, I sought. And suddenly, I knew. I would paint my Tunisia. A first canvas was born: “Blue Secrets”.

A pressing voyage took me back to my native town where each place would become
familiar and revive my memory.

Eyes dazzled by sun, the little girl would remember and cry…

To paint my country is my way of expressing this link so incredibly strong which unites
me to this earth.

It is the respect of forms, of reality, that I live my painting, and in the desire to share my
emotions, each time more intense…


La Femme et les Peintres...

J'ai trouvé ce jeu de métamorphoses intéressant et bien fait. Un peu trop rapide mais bon. On reconnaitra un certain nombre de tableaux exposés dans les plus grands musées. Jugez-en par vous même.


vendredi 19 octobre 2007

Rupture...

Comme je l'écrivais précédemment, il a suffit qu'on extrait des entrailles de la terre de Kélibia si proche de Nabeul ma ville natale, un monument sacré du judaïsme pour que coule ce texte que je me suis mise à écrire, surprise de cette émotion suscitée par ce rappel historique qui vient démentir tous les oublis concernant notre présence sur cette terre.

Quand je te peignais, je t’appelais « maTunisie »

Et mes jours et parfois mes nuits, je les passais à recréer tes soleils, tes bleus, tes ombres et tes lumières alternant entre exaltation et douleur.

Il fallait que tu vives autour de moi et ce contact charnel envolé, je l’avais au bout de mes doigts maculés de matière que je posais sur tes ciels, sur tes sables, sur tes ruelles blanches…

Tu resteras une partie intégrante de nous-mêmes...

Terre de vie, Terre de douleurs transportées avec soi sur le chemin de l’exil où parfois quelques fenêtres de nostalgie, de souvenirs s’ouvrent pour les refermer aussitôt en se disant, c’est fini tout çà…

Tu es devenue un pays en bande dessinée dont les cases d’images floues et éparses ne pourront jamais constituer un album. Il restera inachevé… On a changé l’histoire et les personnages.

Aujourd’hui, je peins d’autres terres, d’autres soleils, d’autres bleus qui m’offrent ces étincelles de bonheur que tu ne me donnes plus.


Tunisie : mise au jour d'un monument sacre du judaisme

"Oui je sais, cette dépêche date un peu mais elle a son importance puisqu'elle a déclenché chez moi un texte que j'ai appelé "Rupture". Et oui même envers son pays, on peut manifester de la colère même si on l'aime profondément.

TUNIS, 19 juil 2007 (AFP) - Tunisie: mise au jour d’un monument sacré du judaïsme
Une mosaïque évoquant un lieu sacré du judaïsme remontant à la fin de l’antiquité, a été mise au jour à Kélibia, ville de Tunisie, a-t-on appris jeudi à l’Institut national du Patrimoine (INP). Ces vestiges, sans doute une synagogue antique, “en tout cas un lieu sacré”, ont été découverts lors de travaux de voirie menés au pied de la forteresse surplombant le port de Kélibia, à 110 km au sud de Tunis, sur le littoral nord-est de la Méditerranée.
Cette découverte a été présentée par l’archéologue Mounir Fantar lors d’une journée scientifique à l’INP, qui en a fait état dans son dernier bulletin interne. Il s’agirait d’une première, les vestiges constituant la première preuve d’une présence antique du judaïsme dans cette région du Cap Bon.

La représentation de chandeliers à sept branches, symboles du judaïsme, ne laisse aucun doute sur la présence d’un lieu sacré juif. Le monument, daté a priori du 5e siècle avant JC, est constitué d’une mosaïque “en parfaite conservation” et dont les motifs dessinent douze chandeliers à sept branches. Cette oeuvre célèbre l’accomplissement du voeu d’un mécène du nom d’Ivdantis (Judas).
Dès sa découverte, un périmètre de sécurité a été installé autour du site en attendant des fouilles dirigées par Mounir Fantar, responsable des monuments de la province de Nabeul.
L’histoire de Kélibia (Clupea) remonte à l’époque punique comme en témoigne la découverte d’une nécropole et de vestiges du 5e au 2e siècle avant JC. Cette ville est dominée par une forteresse byzantine (6e siècle) perchée au-dessous d’une falaise de 150 mètres, qui assurait la défense du port.
Le sud de la Tunisie abrite la plus ancienne synagogue d’Afrique, “La Ghriba”, située sur l’île de Djerba et qui accueille chaque année des milliers de pèlerins juifs d’Europe et d’Israël. Ces derniers sont originaires de Tunisie pour la plupart.
La communauté juive, forte de cent mille personnes il y a cinquante ans, se limite actuellement à un millier de personnes, la plupart ayant quitté le pays pour s’établir surtout en France et en Israël.

dimanche 7 octobre 2007

Hommes du Desert...

Je les ai appelés « Hommes du Désert » et pourtant je ne les ai jamais connus.

Ils se sont imposés à moi, ce jour là, et peu à peu, ils ont pris forme.

Altiers, la peau meurtrie des brûlures du soleil, dans des drapés ondulant comme les dunes, autour du thé qu’ils préparent de leurs gestes élégants et précis à l’ombre d’une oasis quand celle-ci n’est pas mirage et illusion.

Ils marcheront encore... En exil chaque jour dans ces lieux trop grands de lumière et de silence qui changent au gré des vents.

Alors comment prendre racine dans ce feu et ces sables ?

A travers ces « Hommes du Désert » c’est mon passé que j’ai interrogé et mon horizon s’est déplacé en arrière vers ce pays où l’on ne peut plus revenir…Car personne ne vous y attend…

Aujourd’hui, cette toile m’apporte une réponse et prend tout son sens.

L’exil est comme un désert de feu et de sables, c’est un vide cruel qu’il faut fertiliser jour après jour pour qu’il devienne une oasis…